La nouvelle Atlantide - Francis Bacon

La nouvelle Atlantide - Francis Bacon

Publié le 25 mai 2016 - Donne ton avis

La Nouvelle Atlantide est un roman de Francis Bacon. Il a été publié pour la première fois en 1627, un an après la mort de son auteur (1626).
Ce roman inachevé a été publié par le secrétaire de Francis Bacon, W. Rawley. L’ouvrage présente une utopie, celle de l’île de Bensalem qui est guidée par une académie des sciences, en l’occurrence la Maison de Salomon.
Francis Bacon souhaitait de la sorte présenter son idéal en matière de recherche scientifique. Fervent adepte de l’empirisme, le philosophe voulait en outre dans cet ouvrage développer ses idées concernant la rédaction de lois et d’une Constitution. Toutefois, d’autres projets l’ont amené à se pencher sur d’autres idées. Il n’a pas pu terminer La Nouvelle Atlantide, mais son secrétaire a estimé que son but initial – détailler le fonctionnement d’une société inspirée et travaillant pour la science – était déjà assez avancé pour pouvoir publier cette oeuvre inachevée.
Pour immerger totalement le lecteur dans cette société utopique, érudite et heureuse, Bacon a imaginé un bateau de navigateurs perdus, affamés et dont l’équipage est décimé par la maladie. Ceux-ci arrivent par hasard à l’île de Bensalem et ils découvrent alors le fonctionnement exceptionnel de cette société inconnue.

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Le résumé

Un équipage, par malchance, est presque voué à la mort. Le chef de celui-ci conte leur récit. Il explique que les membres du bateau n’ont plus de vivres, que des hommes sont malades et que les terres sont lointaines. Par hasard, ils aperçoivent une île et s’apprêtent à y accoster. Ils s’arrêtent en remarquant des hommes de l’île venir à leur rencontre. Ceux-ci leur remettent un parchemin précisant qu’ils peuvent rester seize jours, mais qu’ils n’ont pas la possibilité de débarquer sur leurs côtes. Ils peuvent, en revanche, demander toute l’aide qu’ils souhaitent, elle leur sera apportée. Les arrivants sollicitent ainsi la venue d’un médecin pour guérir leurs malades.

Le Gardien de la Santé Publique les rejoint. Il interroge les navigateurs pour vérifier qu’ils sont chrétiens, qu’ils ne sont pas des pirates et qu’ils n’ont pas répandu de sang. Ces derniers le rassurent, et le greffier accompagnant le médecin en prend note. Les navigateurs sont invités sur l’île, appelée île de Bensalem, mais ils doivent rester dans la Maison des Étrangers. On leur apportera tout ce dont ils auront besoin, ce qui les remplit de joie et de respect envers leurs hôtes. Le chef de l’équipage recommande ainsi à ses hommes de rester dans la Maison des Étrangers, afin de tenir en grand honneur ce peuple qui les accueille si bien. Ses compagnons le remercient pour ce discours sage.

L’Intendant de la Maison des Étrangers leur rend visite et accepte de répondre à leurs questions. Il leur indique qu’ils peuvent rester six semaines. Le chef, émerveillé par la bienveillance des insulaires, assure à l’Intendant, qui est un prêtre, que lui et ses semblables forment désormais ses dévoués serviteurs. Il demande à l’Intendant quel est l’apôtre de cette nation méconnue et comment elle a été convertie à la foi chrétienne. Cette première interrogation ravit le prêtre. Celui-ci leur explique que vingt ans après l’Ascension du Sauveur, des habitants ont vu un immense pilier de lumière s’élevant de la mer très haut dans le ciel. À son sommet apparaissait une grande croix de lumière. Des habitants de l’île s’y sont alors dirigés en bateau, avec notamment l’un des Sages de la Maison de Salomon. Celui-ci a imploré au Seigneur de leur indiquer l’interprétation de l’apparition. Ainsi leur a été livré le livre contenant tous les textes canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament, et même l’Apocalypse.

Le chef de l’équipage et ses compagnons questionnent ensuite l’Intendant sur un sujet les tenant à coeur. Depuis leur arrivée, ils ont compris que l’île demeurait inconnue du reste du monde, mais qu’en revanche ses habitants connaissaient le monde, ses différentes cultures et ses avancées scientifiques. Les hommes se demandent ainsi comment ce savoir non réciproque est possible. L’Intendant revient globalement sur l'histoire de l’île, de la navigation et du monde en général. Puis il leur détaille le passé de Bensalem. Un roi aimé et juste y siégea fort longtemps. Son unique but consistait à faire le bonheur de ses sujets, il était tout entier dévoué à cette honorable mission. Observant que l’île possédait des ressources nombreuses, variées et suffisantes, il constata qu’il n’y avait nul besoin d’aller chercher ces ressources ailleurs. L’île pouvait ainsi suffire à ses habitants. Ce roi, désireux de faire aller de pair les considérations humanitaires aux considérations politiques, instaura l’accueil aux Étrangers possible si ceux-ci, s’ils ne voulaient pas rester sur l’île, ne mentionnaient pas son existence à leur retour chez eux. Les sorties des habitants de l’île étaient également limitées à un petit périmètre. Le roi fonda ensuite une institution, nommée la Maison de Salomon, consacrée à l’étude des oeuvres et des créations de Dieu. En dépit de l’interdiction des habitants de Bensalem de voyager trop loin, des membres de la Maison de Salomon avaient pour mission d’effectuer régulièrement des voyages dans le monde entier pour en rapporter des informations portant sur tous les domaines et permettant d’enrichir le savoir des insulaires. L’Intendant leur raconte aussi l’une de leurs traditions : la Fête de la famille.

Puis le chef de l’équipage rencontre un habitant juif de Bensalem avec qui il évoque les moeurs locales. Bensalem aspire à une fidélité entre le mari et son épouse et également à ce que les hommes ne perdent pas leur vie en libertinage avant de se marier à un vieil âge. Cette habitude est tolérée par ailleurs, car elle est destinée à éviter les malheurs de l’adultère. Cependant, à Bensalem il est considéré que les instincts pervers sont semblables à la fournaise : si on en étouffe complètement les flammes, elle s’éteint, mais si on laisse passer le moindre souffle d’air, elle fera rage. L’équipage reçoit ensuite la visite de l’un des Pères de la Maison de Salomon. Il leur explique qu’il va leur révéler le but de la fondation, détailler les instruments et le matériel dont ses membres usent pour leurs travaux, et enfin préciser quels sont leurs rites et coutumes.

En premier lieu, la Maison de Salomon a pour fin de connaître les causes et le mouvement secret des choses ; et de reculer les bornes de l’Empire Humain en vue de réaliser toutes les choses possibles. Il est à noter que toutes les découvertes faites par la Maison de Salomon ne sont pas divulguées à l’État, afin de préserver le bien-être de tous.

Les membres de la Maison disposent notamment de grottes et de fosses dans des sols différents pour procéder à de nombreuses expérimentations. Ils se servent également de hautes tours, situées à différentes altitudes, de lacs d’eau douce ou salée, de torrents, de cascades, de fontaines, de puits, de bâtiments, de jardins, de vergers, de brasseries, de cuisines, en bref de toutes les conditions nécessaires à la bonne réalisation de leurs recherches. Ils étudient tous les domaines et possèdent des magasins de médicaments, travaillent les arts mécaniques, analysent les sources de chaleur, l’optique, les pierres précieuses, les sons, les parfums, les animaux, l’homme, les sciences comme les mathématiques, ainsi que les erreurs induites par les sens.

La Maison de Salomon emploie douze de ses membres à partir à l’étranger pour récolter des informations venant de l’extérieur, et ce sans se faire connaître. Ces membres sont appelés les Marchands de Lumière. Ils se consacrent à des sujets variés : les livres, les arts mécaniques et les expériences. Certains se chargent de compiler les nouvelles expériences, d’autres de consigner les expériences de manière générale, d’établir leurs comptes rendus et d’autres de les mettre en application puis de les interpréter.

Enfin, pour leurs rites et cérémonies, les membres de la Maison de Salomon disposent de deux belles et longues galeries. Des statuts de diverses figures apparaissent, comme celle de Christophe Colomb. Pour chaque invention, une statue est érigée à l’image de son inventeur. Celui est comblé d’honneurs. Des hymnes et offices religieux sont destinés à louer Dieu quotidiennement pour le remercier pour les oeuvres qu’il a réalisées et qu’il accepte de répandre la lumière sur leurs recherches.

Les membres de la Maison de Salomon mettent en place régulièrement des tournées dans l’île de Bensalem et diffusent alors les savoirs qu’ils jugent utiles pour la population locale.

Une fois que le Père de la Maison de Salomon termine son explication, il se lève, bénit le chef de l’équipage et lui laisse de l’argent pour son usage personnel.

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