L'effondrement - Francis Scott Fitzgerald

L'effondrement - Francis Scott Fitzgerald

Publié le 24 mai 2016 - Donne ton avis

L’effondrement est un texte autobiographique de Francis Scott Fitzgerald, publié en deux fois, en 1934 et en 1936, par le magazine Esquire. À cette période de sa vie, l’écrivain américain est ruiné et se bat contre des problèmes d’alcool. Il écrit de nombreuses nouvelles qui paraissent dans la presse afin d’essayer de survivre. L’effondrement expose ce qu’il vit alors, quelques années avant sa mort en 1940, à seulement 44 ans.

Le texte se scinde en deux parties : Veiller ou dormir et L’Effondrement.

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Partie 1 : Le résumé

  • Veiller ou dormir
  • En vieillissant, Francis Scott Fitzgerald souffre de façon de plus en plus récurrente d’insomnie. Après avoir lu l’ouvrage d’Hemingway Maintenant je me couche, il pense ne plus avoir rien à apprendre sur ce phénomène. Toutefois, il se trompait et en prend conscience lorsqu’il subit les désagréments relatifs des nuits blanches.
    Il conte comment une souris a hanté l’une de ses connaissances. Cet homme était parti séjourner à sa maison de campagne. Après une rude journée, il s’endort, épuisé, dans un lit minuscule. Dans son sommeil, profond, il sent une gêne, comme une morsure à la main. En se réveillant, il constate avec dégoût qu’une souris lui mange le doigt et essaie d’aller plus loin. Cet incident a commencé à gâcher les nuits de cet homme qui, par la suite, devra toujours dormir accompagné d’un chat ou d’un chien afin de se rassurer.
    Pour Fitzgerald, les ennuis ont débuté avec un moustique. Bien conscient qu’il démarrait sa nuit avec un insecte dans sa chambre, l’écrivain, fatigué, n’avait pas pris la peine de le chasser. Mal lui en a pris : sa nuit fut complètement scindée en deux en raison du désagrément causé par le nuisible animal. À partir de cette date, Fitzgerald a éprouvé des difficultés considérables à ne pas être éveillé durant des heures au beau milieu de la nuit.
    Afin de retrouver le sommeil, l’écrivain tente de repasser dans sa tête les deux grands regrets de sa vie. Il s’imagine un scénario où il réussit là où il le souhaitait, ce qui n’a pas été le cas dans la réalité. Fitzgerald rêvait de faire partie de l’équipe de football de Princeton, mais son physique, ajouté à une maladie, ne le lui ont pas permis. Il a également aspiré à être un héros de guerre. Il rêve ainsi qu’il est un brillant quaterback ou un sauveur de la nation pour s’endormir. Selon les moments, ces fantasmes l’aident plus ou moins.
    Si jamais le sommeil ne vient pas, l’écrivain remarque qu’il se retrouve alors terriblement seul face à ses pensées. Que ce qu’il est, ou ce qu’il a fait, apparaît de manière intense et véritable durant ces heures nocturnes.

  • L'effondrement
  • Fitzgerald raconte son effondrement. Il évoque de nouveau ses deux anciens rêves de jeunesse et la perception de son existence qui s’est subitement modifiée. Il songe qu’un homme qui a vécu comme lui ne peut guère en demander plus. Cependant, dix ans avant la quarantaine, il observe pourtant de manière extrêmement soudaine qu’il s’est effondré prématurément.
    Fitzgerald aborde ce qui constitue selon lui les différents types d’effondrement : le délabrement mental, le délabrement physique et le délabrement nerveux. Il fait référence à l’alcoolisme qui va le plus souvent de pair avec l’un d’entre eux, voire plusieurs.
    Après une consultation chez un médecin lui annonçant un diagnostic grave, l’écrivain a le sentiment de ne pas vraiment réagir. Riche d’une vie sociale agréable, il décide néanmoins de demeurer seul. Il ne vit pas une période malheureuse, mais constate à quel point il est épuisé. Il établit toutes sortes listes : des listes de ses vêtements, de joueurs de football, de grandes villes, etc.
    Il ressent alors une intense lassitude et remarque que l’amour qu’il éprouvait pour ses proches reste approximatif. Il commence à mépriser la douceur humaine, et surtout, à détester la nuit. Il peine à regarder certains endroits, certaines personnes. Il décrit une forme de dépression qui le ronge.
    Il raconte comment sa compagne essaie de l’aider à surmonter ce passage, se donnant elle-même en exemple, elle qui a vaincu de terribles épreuves. Fitzgerald fait une allusion rapide au fait que celle-ci avait préalablement rompu leurs fiançailles, pour finalement se marier avec lui peu de temps après son premier grand succès littéraire...

    Partie 2 : Le thème abordé

  • La chute d'un homme
  • Dans ce texte, Fitzgerald décrit son propre effondrement. Comment un jeune homme plein d’espoir et de rêves, auréolé assez jeune par la gloire littéraire est devenu un homme endetté, alcoolique et soumis à la dépression. Ce texte parle de lui et le met à nu sous un angle difficile. L’effondrement est un écrit loin des romans brillants de Fitzgerald et appartient plus logiquement aux nouvelles qu’il a rédigées pour pouvoir payer ses dettes. Toutefois, la sincérité et la précision avec laquelle il décrit sa propre chute en font un romancier complet : autant capable d’un récit festif sur un gentleman richissime que d’une analyse sévère à son propre sujet.

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