Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence - Monstesquieu

Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence - Monstesquieu

Publié le 19 mai 2016 - Donne ton avis

Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence est un essai de Montesquieu. Il a été publié en 1734 et livre une analyse détaillée de l’expansion et de la chute du monde romain durant l’Antiquité.

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Partie 1 : Les principales causes de la grandeur de l'Empire romain

  • Les intérêts communs des individus et du collectif
  • Rome a organisé son règne en ayant l’intelligence d’unir les intérêts des individus à ceux du collectif. Cette stratégie porta de manière considérable ses fruits. Toutefois, lorsque le constat inverse apparut, il entraîna logiquement la chute de la domination romaine.

  • La redistribution au peuple des butins conquis
  • Après chaque bataille, une redistribution des gains et des terres était mise à profit du peuple après le pillage réalisé durant la guerre. Extrait : « Le butin était mis en commun, et on le distribuait aux soldats. Rien n’était perdu, parce qu’avant de partir chacun avait juré qu’il ne détournerait rien à son profit. Or les Romains étaient le peuple du monde le plus religieux sur le serment, qui fut toujours le nerf de leur discipline militaire. Enfin, les citoyens qui restaient dans la ville jouissaient aussi des fruits de la victoire. On confisquait une partie des terres du peuple vaincu, dont on faisait deux parts : l’une se vendait au profit du public ; l’autre était distribuée aux pauvres citoyens, sous la charge d’une rente en faveur de la République. »

  • Un intérêt politique à la guerre et une organisation sociale la favorisant
  • Pour les sénateurs, les querelles internes à Rome représentaient une telle gêne qu’il était plus simple d’annoncer au peuple de partir au combat. Les magistrats possédaient également ce même intérêt dans le but de conserver leur propre position tous les ans. Par ailleurs, l’histoire de Rome a engendré un certain équilibre entre tous les contre-pouvoirs. Les tribuns ont permis au peuple d’obtenir un magistrat. Les censeurs étaient respectés et veillaient à surveiller les abus dépassant le cadre des lois prévues.

  • Une paix acceptée uniquement en cas de victoire
  • Les Romains étaient constamment tournés vers la conquête. Cette politique d’expansion ne cessait jamais. Ainsi, ils avaient déterminé que la paix ne pouvait advenir réellement qu’à la suite de leurs victoires. Les peuples adverses le savaient et les Romains eux-mêmes détenaient de la sorte un objectif de victoire encore plus impératif.

  • Des hommes unis par les valeurs de la patrie et de la République
  • Cet aspect sera également déterminant dans les causes de la grandeur, mais également celles de la décadence des Romains. Les Romains possédaient l’amour de leur patrie, de leur liberté, mais aussi de leur République. Ainsi, ils agissaient au mieux pour la conserver et l’étendre.

  • Des peuples conquis à qui on laisse leur culture, mais dont on utilise les meilleures armes
  • Les peuples battus sont assujettis à Rome, mais leurs croyances sont tolérées, ainsi que leurs cultures et leurs coutumes. Ces peuples devenaient alors de véritables alliés intégrés à la puissance de Rome. De plus, les Romains avaient compris l’importance de réutiliser à leur profit les armes, les navires ou les équipements de leurs ennemis vaincus.

  • une armée d'hommes très entraînés et contrôlés
  • Les Romains subissaient de nombreux entraînements dédiés à la marche et au combat. Leur condition physique était idéalement préparée pour la guerre. De surcroît, Rome avait imposé des règles pour dissuader les hommes de rendre leurs armes ou de fuir. Ceux qui agissaient de la sorte étaient punis de mort.


    Partie 2 : Les principales causes de la décadence de Romains

  • L'agrandissement de l'Etat entraine des guerres civiles romaines
  • Plus Rome grandit, plus sa foule s’élargit, plus ses querelles internes ressortent violemment. Extrait : « Pour lors, Rome ne fut plus cette ville dont le peuple n’avait eu qu’un même esprit, un même amour pour la liberté, une même haine pour la tyrannie, où cette jalousie du pouvoir du Sénat et des prérogatives des grands, toujours mêlée de respect, n’était qu’un amour de l’égalité. Les peuples d’Italie étant devenus ses citoyens, chaque ville y apporta son génie, ses intérêts particuliers et sa dépendance de quelque grand protecteur. La ville, déchirée, ne forma plus un tout ensemble, et, comme on n’en était citoyen que par une espèce de fiction, qu’on n’avait plus les mêmes magistrats, les mêmes murailles, les mêmes dieux, les mêmes temples, les mêmes sépultures, on ne vit plus Rome des mêmes yeux, on n’eut plus le même amour pour la patrie, et les sentiments romains ne furent plus. »

  • La corruption des puissances romaines
  • Les Romains sont puissants et leurs élites sont devenues moins portées sur la guerre. Elles préfèrent parfois acheter la paix et jouir des biens déjà conquis. Cette conduite d’évitement du combat engendre une forme d’irrespect de la part du peuple, mais aussi des adversaires, sentant Rome devenir beaucoup plus accessible.

  • La fin de la grandeur des empereurs romains et l'avènement des autres conquerants
  • Montesquieu pointe dans la puissance de Rome la qualité exceptionnellement constante de ses successifs maîtres de guerre. Toutefois, lorsque ces hommes perdirent de leur prestige et de leur efficacité, Rome faiblit considérablement. À l’inverse, d’autres peuples commençaient à être menés par des leaders puissants, comme Attila cité ci-dessous. Extrait : « Il était craint de ses sujets, et il ne paraît pas qu’il en fût haï. Prodigieusement fier et, cependant, rusé ; ardent dans sa colère, mais sachant pardonner ou différer la punition suivant qu’il convenait à ses intérêts ; ne faisant jamais la guerre quand la paix pouvait lui donner assez d’avantages ; fidèlement servi des rois mêmes qui étaient sous sa dépendance : il avait gardé pour lui seul l’ancienne simplicité des moeurs des Huns. »


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