Ali Baba et les 40 Voleurs

Ali Baba et les 40 Voleurs

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Publié le 11 déc. 2013 - Donne ton avis

Histoire d’Ali Baba, et de quarante voleurs, exterminés par une esclave ou plus simplement appelé Ali Baba et les Quarante Voleurs est une oeuvre d'origine arabe. Cette oeuvre fait partie du livre : "les contes Mille et Une Nuits". Ce livre a été traduit par Antoine Galland en 1701.


Antoine Galland, académicien, est né en 1646 et mort le 17 février 1715 à Paris. IL fut un orientaliste français spécialisé dans la traduction d'anciens manuscrits. Il travaillait au sein de la Bibliothèque royale et fut antiquaire du roi.

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Contenu de ce document de Français > Fiche lecture

1) Origine de l'oeuvre

 

Ali Baba est un personnage des Mille et Une Nuits, un recueil de contes populaires arabes. Ces contes, nés en Inde, auraient circulé grâce à la tradition orale.

 

Les premiers manuscrits auraient été retrouvés en Perse, et enrichis au VIIIe siècle par les conteurs arabes. Leur origine est très diverse : Inde, Perse, Égypte, pays du Moyen-Orient.

 

Antoine Galland les a découverts en 1700 et traduits en français. Il s'agit de la traduction la plus ancienne. Ensuite, les contes des Mille et Une Nuits ont été traduits dans toute l'Europe, permettant de découvrir la civilisation moyen-orientale, autrement que par les souvenirs des Croisés.

 

Le roi de Perse, découvrant que son épouse lui est infidèle, décide qu'elle mourra, et que, afin de ne plus être trompé, il choisira chaque soir une nouvelle maîtresse, qui sera tuée le lendemain matin.

 

Une nuit, Shéhérazade, la fille de son vizir, décidant que ces assassinats doivent cesser, commence à raconter au roi un conte, qui n'est pas terminé au petit matin. Le roi est impatient de connaître la suite de l'histoire, et cela durera mille et une nuits, après quoi il abandonnera ses funestes desseins et épousera la charmeuse Shéhérazade.

 

2) Le traducteur

 

Antoine Galland est un orientaliste (spécialiste des civilisations orientales) français, né en 1646 et mort à Paris en 1715. Il a été antiquaire du roi Louis XIV, professeur au Collège de France et a accompagné l'ambassadeur de France à Constantinople, de 1670 à 1675.

 

Antoine Galland a ramené le manuscrit des contes des Mille et Une Nuits de Syrie et s'est attelé à la traduction la plus importante de sa carrière, qui lui a pris plusieurs années.

 

3) Ali baba et les quarante voleurs

 

3.1) Le sujet

 

Le titre complet original est : Histoire d'Ali Baba, et de quarante voleurs, exterminés par une esclave.

 

Par un concours de circonstances, Ali Baba, pauvre coupeur de bois, découvre une grotte emplie de richesses volées et entassées là par des brigands. Son frère Cassim, riche marchand qu'il a mis au courant de sa découverte, commettant une imprudence, les deux se retrouvent aux prises avec les voleurs.

 

Toutes sortes de péripéties, souvent dramatiques, en découlent jusqu'au dénouement, qui voit triompher l'honnêteté et la générosité sur la cupidité et la cruauté.

 

3.2) Les thèmes abordés

 

a) L'opposition de deux caractères et ses conséquences

 

Deux frères que tout oppose : Ali Baba, pauvre, naif et honnête ; Cassim, opportuniste devenu riche grâce à sa femme, cupide. Leurs personnalités opposées leur font prendre des décisions différentes qui déterminent leurs destins respectifs.

 

L'étude de cette opposition mène à une certaine leçon de morale mettant en lumière les vertus de l'honnêteté et de la gentillesse (Ali Baba), récompensées ; l'égoïsme et la cupidité (Cassim), ainsi que l'avidité, la malhonnêteté et la cruauté (les voleurs), punis.

 

b) Les coutumes orientales ancestrales

 

- Le recours aux esclaves pour assurer le service

 

Morgiane, tout d'abord esclave de Cassim, se retrouve esclave d' Ali Baba lorsque son maître meurt, faisant partie des biens matériels dont Ali Baba prend possession en épousant sa belle-sœur.

 

Chez Ali Baba, Morgiane et Abdalla sont presque considérés comme faisant partie de la famille. Ils vouvoient leur maître, qui les tutoie et leur fait entièrement confiance. Morgiane, dévouée à Ali Baba en raison de sa grande gentillesse, le lui rend bien, en utilisant toute sa ruse pour le débarrasser de ses ennemis. La réciproque se vérifie, puisque Ali Baba lui rend sa liberté et la fait entrer dans sa famille, lui prouvant ainsi sa grande considération.

 

« Il eut la satisfaction de voir que ses amis et voisins, qui d'ailleurs n'ignoraient pas les belles et bonnes qualités de Morgiane, le louèrent hautement de sa générosité et de son bon cœur. »

 

Cependant, on peut constater, que même libre, on ne demande pas à Morgiane son avis à propos de ce mariage. Elle change juste de statut : elle passe de servante à épouse, mais c'est encore le maître qui dispose d'elle.

 

- La polygamie

 

Pratique courante en Orient, cela signifie qu'un homme peut avoir plusieurs épouses.

 

Lorsque sa belle-sœur se retrouve sans mari, Ali Baba lui propose de l'épouser. Et elle accepte aussitôt car : « Quel meilleur parti pouvait prendre la veuve de Cassim ? » « Et comme ces sortes de mariage ne sont pas extraordinaires dans notre religion (L'Islam), personne n'en fut surpris. »

 

- La valeur de la vie humaine

 

On dénombre 41 cadavres dans Ali Baba et les quarante voleurs, tous exécutés dans d'atroces conditions. Que ce soit les « méchants » voleurs ou une simple servante, le meurtre apparaît comme la seule solution, et sans état d'âme. « Cassim n'échappa pas aux autres voleurs, qui avaient le sabre à la main et qui lui ôtèrent la vie sur-le-champ. » « Morgiane comprit en un instant le danger pressant où se trouvaient Ali Baba et sa famille, et la nécessité d'y apporter promptement le remède, sans faire d'éclat. » « Elle va verser dans chaque vase assez d'huile toute bouillante, depuis le premier jusqu'au dernier, pour étouffer les voleurs et leur ôter la vie. » « Morgiane lui enfonça le poignard au milieu du cœur, si avant qu'elle ne lui retira qu'après lui avoir ôté la vie. »

 

Et les différents meurtres de Morgiane, considérés comme actes légitimes, sont commentés ainsi : « Action digne de courage » « Avec un courage digne de fermeté et de résolution »

 

3.3) Résumé

 

Shéhérazade commence son histoire à Schahriar, le roi de Perse.

 

Ali Baba découvre la caverne

 

Ali Baba et Cassim sont frères. Ali Baba est pauvre et ne possède que trois ânes qui transportent le bois qu'il coupe et vend à la ville. Cassim, grâce à son mariage, est « un des marchands les plus riches de la ville ».

 

Un jour, Ali Baba, coupant du bois dans la forêt, voit arriver de nombreux cavaliers. Pensant à des voleurs, Ali Baba se cache. Et ce sont effectivement 40 voleurs, chargés de valises remplies d'or. Devant un rocher, le chef dit : « Sésame, ouvre-toi », une porte s'ouvre et les voleurs diparaissent à l'intérieur. Puis, en ressortant : « Sésame, referme-toi », et tous repartent à cheval.

 

Curieux, Ali Baba essaie à son tour la formule, la porte s'ouvre, il entre. Il s'agit d'une grotte regorgeant de trésors. Ali Baba charge ses ânes d'or, prononce la formule pour refermer la porte, et rentre chez lui. À la vue des sacs, son épouse croit qu'il les a volés. Mais Ali Baba lui raconte toute l'histoire en lui faisant jurer le secret.

 

Voulant mesurer l'or, la femme emprunte une mesure à la femme de Cassim, et lorsqu'elle la lui rend, une pièce reste collée dessus. La belle-sœur apprend la nouvelle à son mari. Jaloux, Cassim demande des explications à son frère. Cassim le menaçant de le dénoncer, Ali Baba finit par lui raconter toute l'histoire.

 

Cassim entre dans la caverne

 

Cassim, impatient de s'emparer du trésor, arrive avec 10 mulets devant le rocher indiqué par son frère. Il prononce la formule, « la porte s'ouvre, il entre, et aussitôt elle se referme ». Au moment de ressortir, chargé de richesses, il ne se souvient plus de ce qu'il faut dire et se retrouve enfermé.

 

Un peu plus tard, les voleurs arrivent et, voyant les mulets de Cassim, cherchent à qui ils appartiennent. Quand la porte de la grotte s'ouvre, celui-ci tente de s'échapper. Il est immédiatement assassiné.

 

L'enterrement de Cassim

 

Les voleurs s'interrogent sur la façon dont Cassim est entré. Dans le but d'impressionner quiconque serait tenté de le faire, ils découpent le corps de Cassim et dispersent les morceaux dehors et dedans.

 

La femme de Cassim, inquiète de ne pas voir son mari rentrer à la maison, demande de l'aide à Ali Baba. Il la rassure et elle attend. Plus tard, Ali Baba se rend à la grotte et découvre les restes de son frère. Il rentre avec de l'or, qu'il dépose chez lui, et le corps de Cassim, qu'il ramène à la femme de celui-ci.

 

Ali Baba est reçu par Morgiane, une esclave de la maison de son frère. Il leur raconte, à elle et à la femme de Cassim, ce qui est arrivé, et conseille d'enterrer ce dernier « comme s'il était mort de sa mort naturelle ». Enfin, il propose à sa belle-sœur de l'épouser, et d'ainsi faire biens communs. Elle accepte son offre.

 

Morgiane, obéissant à Ali Baba, fait croire à l'entourage que son maître Cassim est malade et que rien ne semble pouvoir le soigner. Ali Baba et sa femme donnent le change, et, plus tard, tous trois, ainsi que la femme de Cassim, se lamentent sur la mort de celui-ci.

 

Morgiane fait recoudre les morceaux de son maître par un vieux savetier, monnayant son silence par des pièces d'or. Puis Cassim est enterré selon les règles. Ali Baba « fait connaître son nouveau mariage avec sa belle-sœur » et s'installe chez elle avec sa femme.

 

Les brigands décident de se venger

 

Les voleurs se rendent compte que, le corps mutilé ayant disparu, ainsi que des sacs d'or, quelqu'un d'autre que Cassim sait entrer dans la grotte. Le capitaine propose un plan : il envoie à la ville un de ses hommes s'informer d'une mort suspecte.

 

Le brigand se rend d'abord chez le vieux savetier, qui lui apprend avoir recousu un mort récemment. Les yeux bandés par le voleur, comme l'avait fait Morgiane, le vieil homme tente de retrouver l'endroit où elle l'avait mené. Ils se retrouvent devant la maison de Cassim, et le brigand fait une marque sur la porte.

 

Peu de temps plus tard, Morgiane remarque la marque et, méfiante, fait les mêmes marques sur les portes voisines.

 

Les voleurs partent tous pour la ville et, arrivés devant toutes les portes marquées, le premier brigand ne se souvient plus laquelle est la bonne. Tous repartent et le premier voleur envoyé en reconnaissance est châtié. Un autre part à son tour, et le même manège se répète. Alors, le chef des brigands part à son tour en reconnaissance.

 

Le nouveau plan du chef des brigands

 

Les voleurs sont chargés d'acheter des mulets et des grands vases à huile, dont un seul plein.

 

Chaque brigand se cache dans un vase vide. Le chef part alors avec tous les mulets chargés des vases, avec le projet de demander asile à Ali Baba pour la nuit. Ce dernier ne reconnaît pas le chef des brigands et accepte. Il l'accueille en grande pompe. Le chef a recommandé à ses hommes de sortir des vases pendant la nuit, à son signal, pour attaquer.

 

Mais voilà que Morgiane se retrouve sans huile pour l'éclairage. Au moment de se servir dans un des vases, elle entend le voleur caché dedans lui parler, croyant qu'il s'agit de son chef. Vive et rusée, Morgiane répond : « Pas encore, mais bientôt. » Et elle parle à chaque vase. Puis, prenant seule sa décision, elle fait bouillir de l'huile et la verse dans chacun des vases. Tous périssent.

 

Quand le chef des brigands donne le signal à ses hommes, rien ne se passe. S'approchant, il comprend alors que ses hommes sont morts et que son plan a échoué. Il se sauve.

 

Le lendemain, Ali Baba s'étonne de constater que le marchand n'est pas allé au marché vendre son huile. Il interroge Morgiane. Elle lui raconte toute l'histoire.

 

Ali Baba, reconnaissant, remercie son esclave en lui offrant tout d'abord la liberté. Les deux complices enterrent les cadavres des voleurs et Ali Baba fait vendre les mulets.

 

Dénouement

 

Le chef des brigands, retourné à la grotte, se lamente dans un premier temps d'avoir perdu ses compagnons, puis il établit un nouveau plan.

 

Il part loger à la ville et loue une boutique, en face de celle du fils d'Ali Baba, où il vend des étoffes précieuses. Le brigand s'attire l'amitié du jeune homme. Ce dernier demande à son père de le recevoir chez lui avec faste. Quand il reconnaît la maison d'Ali Baba, le voleur est réticent, mais il se trouve obligé de le faire.

 

Ali Baba ne reconnaît pas l'homme. Cependant le brigand cherche toutes les raisons de ne pas rester. Ali Baba insiste, prêt à satisfaire tous ses caprices, et à ce moment, Morgiane reconnaît le chef des voleurs. Elle comprend que le brigand veut tuer son maître et décide de prendre une nouvelle fois les choses en main.

 

À la fin du repas, le voleur conçoit le plan « d'enivrer le père et le fils », de poignarder Ali Baba et de s'enfuir comme la première fois.

 

Morgiane en a décidé autrement. Elle met son habit de danseuse et se présente pour donner un petit spectacle à son maître, son fils et son invité. Elle dégaine un poignard et continue à danser en le manipulant. Enfin, elle le plonge dans le cœur du chef des brigands.

 

Ali Baba, interloqué tout d'abord, finit par reconnaître son ennemi, et se sent une nouvelle fois redevable envers Morgiane. Il la donne en mariage à son fils.

 

Le chef est enterré auprès de ses voleurs.

 

La joie retrouvée

 

Le mariage de Morgiane et du fils d'Ali Baba est célébré.

 

Ali Baba résiste à la tentation de retourner à la grotte, persuadé que les deux voleurs, partis en émissaires et dont il ignore la mort, sont vivants et montent la garde.

 

Il attend un an et finit par s'y rendre. « Il ne douta plus qu'il ne fût le seul au monde qui eût le secret de faire ouvrir la grotte et que le trésor qu'elle enfermait était à sa disposition. »

 

Ali Baba met alors son fils dans le secret, et « ils profitent de leur fortune avec modération ».

 

4) Étude des personnages

 

Ali Baba : pauvre, il coupe du bois pour le vendre en ville. Un peu naïf et plein de bon sens, il ne demande que le bonheur des siens. Ce personnage incarne la générosité, la bonhomie, l'honnêteté. Son sens de la famille le fait enterrer son frère dignement, alors même que celui-ci ne lui a jamais proposé son aide et le met en danger par sa précipitation.

 

Cassim : frère d'Ali Baba, il est devenu riche grâce à un héritage qu'a fait sa femme. En voulant toujours plus, sa cupidité le fait agir imprudemment et avec précipitation. Il est assassiné par les voleurs.

 

Morgiane : esclave, servante dans un premier temps de Cassim puis d'Ali Baba, elle est « au-dessus de ses semblables ». Vive, perspicace et rusée, son dévouement et son respect pour Ali Baba la mènent à prendre les choses en main, jusqu'à tuer les voleurs pour le protéger. Ali Baba, reconnaissant, la rend « libre » et la marie à son fils.

 

Les quarante voleurs : ils vivent malhonnêtement, entassant des richesses dans une grotte. Ils obéissent aveuglément à leur chef. Deux d'entre eux, ayant échoué dans leur mission de reconnaissance, sont éxécutés. Dévoués, « chacun s'y condamna lui-même, en reconnaissant qu'il aurait dû prendre mieux ses précautions ; et il présenta le cou avec fermeté à celui qui se présenta pour lui couper la tête ».

 

Lorsque ses compagnons sont assassinés par Morgiane, le capitaine des voleurs se sauve et se lamente sur la perte de ses compères. « Braves gens, compagnons de mes veilles, que puis-je faire sans vous ? Vous avais-je assemblés et choisis pour vous voir périr tous à la fois par une destinée si fatale et si indigne de votre courage ? » Puis il prend la décision de se venger seul.

 

Baba Moustafa : « un savetier fort vieux, qui ouvrait tous les jours sa boutique le premier ». Cupide, sa soi-disant conscience ne résiste pas aux pièces d'or. C'est lui qui recoud les restes de Cassim, amené les yeux bandés par Morgiane. Il n'aura aucun scrupule à trahir le secret exigé par celle-ci, lorsque le voleur lui mettra quelques pièces d'or dans la main.

 

La femme de Cassim : elle fait la richesse de son mari grâce à un héritage. Quand celui-ci est assassiné, elle consent sans problème au mariage que lui propose Ali Baba, à la fois par sécurité et par cupidité.

 

La femme d'Ali Baba : personnage effacé et honnête. L'idée que son mari ait pu voler les sacs d'or la révulse. Elle accepte d'accueillir la seconde épouse, sa belle-sœur.

 

Le fils d'Ali Baba : à la mort de celui-ci, il reprend la boutique de son oncle. Quand le chef des brigands vient s'installer en face de chez lui, il se lie d'amitié avec lui et demande à son père de l'inviter, sans se douter que le voleur veut assassiner Ali Baba.

 

Abdalla : esclave d'Ali Baba.

 

5) Genre et style

 

5.1) Le conte

 

Il s'agit d'un récit court, racontant des aventures imaginaires. Se prêtant particulièrement à l'oralité, le conte se classe entre la fable et la nouvelle.

 

On imagine très bien la première phrase d'Ali Baba et les quarante voleurs prononcée à haute voix : « Dans une ville de Perse, il y avait deux frères, dont l'un se nommait Cassim, et l'autre Ali Baba. »

 

Les rebondissements sont nombreux, l'action se passe principalement dans deux lieux : la grotte et la maison d'Ali Baba. La fin est heureuse et moralisatrice.

 

Ce qui distingue particulièrement le conte de la nouvelle, c'est l'aspect imaginaire qui fait rêver (ici la grotte regorgeant d'objets précieux, la formule magique pour y pénétrer), mêlé aux références de la vie quotidienne et aux coutumes. Le résultat fait d'Ali Baba et les quarante voleurs un conte caractéristique du merveilleux oriental.

 

5.2) Style narratif

 

Ali Baba et les quarante voleurs est un récit cruel et sanglant, jonché de cadavres. Les différentes séquences structurant le conte se prêtent bien à l'oralité.

 

Pour le discours narratif, tous les temps du passé sont utilisés (passé simple, imparfait, plus-que-parfait, passé antérieur).

 

Quelques passages, au présent de narration, ponctuent le récit, accélérant l'action et la rendant plus vivante :

 

- La femme d'Ali Baba va chercher une mesure chez sa belle-sœur pour mesurer l'or que son mari a ramené de la caverne. - Cassim se rend à la caverne et se fait enfermer. - Morgiane se rend chez l'apothicaire. - Morgiane marque les portes voisines afin d'induire les voleurs en erreur : « Elle prend aussitôt la craie. » - Morgiane, ses meurtres accomplis, retourne dans la cuisine et attend la réaction du capitaine des brigands. - Ce dernier découvre ses hommes morts. - Morgiane et Abdalla s'apprêtent à donner leur spectacle, qui se termine par l'assassinat du chef des brigands.

 

6) La morale de l'histoire

 

Ali Baba et les quarante voleurs fait la critique de la cupidité et l'éloge de la droiture, de la générosité et de la mesure. C'est le triomphe du bien sur le mal.

 

Pour la droiture et la générosité :

 

- Ali Baba, qui prend de l'or dans la caverne parce qu'il a été acquis malhonnêtement par les voleurs, donc ce n'est pas du vol. Il prend ce qu'il lui faut pour vivre confortablement, mais sans excès. Et surtout, sa découverte ne lui fait pas perdre le sens de la famille.

 

Quand Ali Baba devient riche, il reste généreux. La conteuse (Shéhérazade) précise : « Laissons Ali Baba jouir des commencements de sa bonne fortune... » L'homme bon est récompensé.

 

Pour la cupidité : 3 personnages

 

- Les voleurs, qui acquièrent leurs richesses en détroussant les gens, et ensuite tuent et torturent Cassim. La grotte est déjà pleine, mais ils amassent encore et toujours. - Cassim, quoique déjà riche, ne résiste pas à la tentation de s'enrichir encore. - La femme de Cassim, vénale, perd son mari, mais : « Quel meilleur parti pouvait prendre la veuve de Cassim que celui qu'Ali Baba lui proposait, elle qui, avec les biens qui lui demeuraient par la mort de son premier mari, en trouvait un autre plus riche qu'elle et qui, par la découverte du trésor qu'il avait faite, pouvait le devenir davantage ? »

 

Les voleurs et Cassim finissent assassinés. Seule la femme de Cassim demeure impunie. Et la conteuse précise encore : « Laissons Cassim déplorant son sort ; il ne mérite pas de compassion. »

 

7) La pérennité d'Ali Baba et les quarante voleurs

 

L'histoire d'Ali Baba et les quarante voleurs a souvent été adaptée, particulièrement au cinéma, et surtout sur le mode comique. La première adaptation a été faite en 1954 par Jacques Becker, cinéaste français, avec Fernandel dans le rôle d'Ali Baba. Il s'agissait d'une sorte de farce orientale.

 

Dans le langage courant, on parle souvent de « caverne d'Ali Baba » pour désigner un lieu regorgeant de richesses. Le « sésame » est devenu un moyen pour accéder à quelque chose, le symbole d'un passage facile.

4 commentaires


HOVESCU
HOVESCU
Posté le 3 mars 2015

COOL

hirondelle20
hirondelle20
Posté le 10 nov. 2014

Merci ! très bien fait 

archimyrimes
archimyrimes
Posté le 3 janv. 2014

une fiche lecture bien faite merci bien pour ce document merci encore !

Marcie-N
Marcie-N
Posté le 11 déc. 2013

Ah enfin un résumé de ce conte BIEN FAIT ! Je cherchais une bonne fiche de lecture pour m'aider à rédiger la mienne et vous m'avez permis de ne pas déprimer !!!! Merciiiii

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