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JoeH83 - Mise à jour : 29/12/2009
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Niveau : Bac+2
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Londres songe à conférer un statut distinct à la rive orientale du Jourdain, exclue de l’application de la promesse Balfour. Le prince Abdallah est choisi pour réaliser ce dessein. Le 21 décembre 1920, il se trouve à Maan avec ses troupes. En janvier 1921, il arrive à Karak puis poursuit sur Amman et Ajlun, où les populations arabes lui réservent le meilleur accueil. Les Britanniques le dissuadent d’aller porter secours à son frère Fayçal, à Damas –ce pourquoi il avait fait mouvement –, en lui reconnaissant le titre d’émir de Karak. Ils acceptent même que sa juridiction s’étende jusqu’à Amman et Salt. Après une réunion tenue à Jérusalem (20 mars 1921) avec Winston Churchill, alors secrétaire aux Colonies, Abdallah consent à exercer, sous tutelle britannique, mais en conservant un certain degré d’autonomie, son autorité sur une Transjordanie désormais bien distincte de la Palestine proprement dite. Du même coup, il renonce à ses droits sur l’Irak (des notables irakiens l’en avaient nommé roi en 1920), lequel sera donc dévolu à son frère Fayçal. Ainsi est né d’un enchaînement de circonstances à tous égards exceptionnelles l’émirat de Transjordanie.
Plan
Plan :
L’émirat de Transjordanie (1914-1921)
Le mandat britannique (1922-1946)
La guerre de Palestine (1947-1948)
La formation du royaume de Jordanie (1949)
Exemple de page de De l’émirat de transjordanie à la formation du royaume de jordanie (1914-1949)
Faculté des Lettres et des Sciences Humaines
Histoire ?Relations Internationales (2e année)
Joseph Hokayem
Exposé :
De l’émirat de Transjordanie à la formation du Royaume de Jordanie (1914-1949) :
Introduction :
Au IIe siècle, la Palestine se trouve incorporée dans l’Empire romain. Des postes fortifiés la mettent à l’abri des incursions nomades venues de l’Est. Amman est rattachée à cette province en 106 après J-C. La ville atteint son apogée au IIIe siècle, après la destruction de sa rivale du Nord, Palmyre la Syrienne. Arrive alors le temps des grandes invasions : d’abord celle des Perses sassanides (611-629) qui s’emparent de la vraie Croix et détruisent Jérusalem (614), puis celle des Arabes venus du Sud. Cette deuxième conquête est portée par l’élan donné par l’Islam. C’est Khalil ibn-Walid qui, après la mort du Prophète (632), va entreprendre la conquête de la Palestine (bataille de Beysan et de Fahl). En 638, sous le deuxième calife Omar, Jérusalem est enlevée. Le calife Abd al-Malik (685-705) y fait élever le fameux dôme du rocher (mosquée d’Omar) et la mosquée al-Aksa est construite. Jusqu’à l’époque des croisades, la région est divisée en deux circonscriptions militaires : Filastin (Palestine) et Urdun (Jordanie). C’est une ère de prospérité et d’immense rayonnement, les princes arabes de Damas bâtissant aux portes du désert de somptueux châteaux (Qasr-Mushatta, Qasr-Azrak, Qasr-Hamra).
Sous la dynastie des Abbassides (750-1258), dont le siège est à Bagdad, l’empire se disloque. En 1009, le calife al-Hakim occupe Jérusalem et sa région, qui deviennent une province des Fatimides dont la dynastie a été fondée au Caire. Les croisés se saisissent de la Ville Sainte en 1099 et créent en Palestine un royaume franc, mais Saladin, sultan d’Egypte, reprend Jérusalem en 1187. Après la chute du califat de Bagdad (1258) et la destruction de l’empire Byzantin par les Turcs (1453), le sultan ottoman Sélim Ier devient maître de la Syrie, divisée en trois pachaliks dont celui de Damas qui comprend la Palestine et la Jordanie. En 1525, François Ier signe les capitulations avec Soleiman le Magnifique, qui font de la France la protectrice des Lieux Saints. En 1799, Bonaparte, venu d’Egypte, assiège Saint-Jean d’Acre, mais la peste l’oblige à se retirer. En 1832, Ibrahim, fils de Méhémet Ali, vice-roi d’Egypte soulevé contre le sultan, conquiert la Syrie. Quelques années plus tard, en 1840, l’Egypte est contrainte, par les grandes puissances, d’abandonner son empire oriental. Avec le retour des Ottomans, très peu de Turcs s’installent à l’Est et au Sud du Jourdain. Après 1864, la Syrie ne comporte plus que deux villayets, Alep et Damas. Ce dernier s’étend jusqu’à la mer Rouge. L’arrivée des Jeunes Turcs au pouvoir (1908) n’améliore guère la situation de ces provinces lointaines et délaissées. En 1912 pourtant, l’émir Abdallah est désigné pour siéger comme député de La Mecque au Parlement ottoman qui vient d’être formé. Il en sera même le vice-président, tandis que son frère Fayçal, le futur roi d’Irak, y représente Jeddah. Cependant, les sentiments nationalistes se développent chez les chrétiens comme chez les musulmans, prenant comme cible l’occupation turque. La Première Guerre mondiale va donner à beaucoup l’occasion de participer aux combats contre les Turcs, avec l’espoir de voir leurs sacrifices récompensés.
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