Cours d'économie politique en DEUG (1ère année)

Cours d'économie politique en DEUG (1ère année)

Publié le 23 mai 2014 - Donne ton avis

L’accès à un minimum de connaissances sur les mécanismes de l’économie et leurs indicateurs est indispensable à tout un chacun car, la politique économique demeure un domaine extrêmement complexe où s’entrecroisent les objectifs (avoués ou latents) recherchés par les pouvoirs publics, les instruments (globaux, sectoriels, de nature budgétaire, monétaire, etc.) mis en œuvre, les comportements des sujets ou agents économiques (c’est-à-dire de nous tous) qui seront soit conformes à l’attente des pouvoirs publics et contribueront au succès de la politique économique mise en œuvre, soit qui seront pervers et entraîneront des effets contraires à ceux escomptés.


Comme tout citoyen, un étudiant de la Faculté de Droit et de Science Politique est aussi un sujet ou un agent économique, un acteur potentiel de la politique économique nationale et de la politique stricto sensu (activités des partis politiques, relations diplomatiques, etc.). Le présent module ambitionne alors de contribuer à aider un tel étudiant pour « comprendre » l’économie, la science économique ou l’économie politique en vue d’accroissement de ses connaissances tout court et du renforcement de ses capacités pour réussir à un concours administratif éventuel.

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Chapitre I : Le statut de l'économie politique

L’enseignement spécialisé peut se subdiviser en deux catégories de disciplines : les techniques et les sciences. La technique est une activité pratique, qui met en oeuvre des moyens, des procédés en vue d’obtenir des résultats immédiats. Par la technique, l’homme cherche à soumettre la nature à ses besoins. La science est une activité intellectuelle ayant pour champ d’application la nature ou la société (l’Homme) en vue de la promotion de connaissances. Elle cherche à découvrir des lois, c’est-à-dire des « rapports nécessaires qui découlent de la nature des choses ».


Historiquement, la technique est antérieure à la science : « l’homo faber » est apparu avant « l’homo sapiens ». De nos jours, la science et la technique entretiennent des liens très étroits : les connaissances dégagées par la science trouvent de plus en plus leur incarnation matérielle dans la technique au point qu’on tend parfois à les confondre et à présenter la technique comme une science appliquée. Mais, l’épistémologie qui est une démarche de réflexion sur la nature et la méthode des disciplines intellectuelles, exige de les distinguer en admettant que « science et technique s’opposent comme le savoir au pouvoir, la théorie à la pratique, la connaissance à l’action ».


Selon leur champ d’application, les Sciences peuvent être classées en Sciences de la Nature ou Sciences Physiques et en Sciences de l’Homme ou Sciences Sociales. Les sciences de la nature traitent des relations entre les choses, des rapports entre les phénomènes naturels : ainsi en est-il, par exemple, de la géologie, de la physique ou de la chimie.

Chapitre II : L'histoire de l'économie politique

Pour faire l’histoire de l’économie politique, on peut utiliser l’une ou l’autre des deux options suivantes :


Retracer l’évolution de la pensée économique, c’est-à-dire convenir d’étudier les opinions, les doctrines, les documents de politique économique qui ont trouvé dans les faits économiques des diverses époques leur inspiration et qui se rattachent à des systèmes d’économie politique fondés sur certains principes normatifs. Décrire l’évolution de la science économique, c’est-à-dire des hypothèses, des outils d’analyse par lesquels les économistes se sont efforcés de maîtriser la réalité économique et d’en fournir une explication.


Par l’histoire de la science économique, on sous-entend l’histoire des efforts intellectuels que les hommes ont faits pour comprendre les phénomènes économiques, ou ce qui revient au même, l’histoire des aspects analytiques ou scientifiques de la pensée économique. La deuxième option est donc alléchante si l’on se donne une liberté d’action par souci de simplification ou de plus de clarté pour mieux persuader.

Chapitre III : La méthode de l'économie politique

La méthode d’une science est constituée par l’ensemble des procédés qu’elle met en oeuvre en vue d’aboutir à des résultats. La méthode est l’instrument de la connaissance. La méthode est une technique intellectuelle, une démarche de l’esprit, la médiation entre le sujet qui cherche à connaître et l’objet à connaître.


L’homme de science opère généralement en deux temps : d’abord il cherche à connaître pour lui-même à partir du réel concret ; ensuite il cherche à faire connaître aux autres sa propre connaissance préalablement acquise. Il fait d’abord de la recherche, ensuite il expose. Dans les deux cas, la procédure n’est pas la même. Il convient donc de distinguer formellement la méthode d’investigation (collecte des matériaux) de la méthode d’exposition (présentation des résultats).


De plus, la perception adoptée ici de la méthode d’investigation et de la méthode d’exposition relève de Diouf (1981) qui, par delà, présente des approches conceptuelles encore enrichissantes de l’économie politique.

Chapitre IV : Les diverses catégories de sujets économiques au plan national

Le fonctionnement du processus économique est dû à des agents, les sujets économiques, titulaires d’un pouvoir de disposition effective sur les biens, porteurs des relations de la production et de l’échange. Les sujets économiques sont actifs. Ils agissent de façon intentionnelle. Ils prennent des décisions, qui assurent la même oeuvre de plans qu’ils élaborent.


Le processus de l’activité économique apparait donc comme un réseau de plans et de décisions, qui expriment l’activité de diverses catégories de sujets économiques. L’analyse des sujets économiques a suivi dans la pensée économique, l’évolution de la structure des sociétés. Elle présente à l’heure actuelle une classification théorique fondamentale de ces sujets en unités simples et unités complexes.

Chapitre V : Les plans et les décisions des sujets économiques

Tous les faits économiques entrainent des décisions des sujets économiques et ces décisions s’inscrivent dans de nouveaux faits. Les actes économiques de l’homme s’inspirent de motifs qui s’expriment dans un plan. La notion de plan est au centre de toutes les élaborations théoriques que réalisent les économistes modernes. On admet même, comme une hypothèse acceptable, que les sujets économiques planifient leurs actions.


Les plans des sujets économiques commandent leurs décisions. L’analyse économique moderne distingue deux familles de décisions économiques : les Micro-Décisions et les Macro-Décisions. A ces deux familles de décisions, on pourra maintenant ajouter les Méso-Décisions qui se situent entre les Micro-Décisions et les Macro-Décisions.

Chapitre VI : Morphologie de l'activité économique nationale : systèmes et types d'organisation

L’élaboration d’une morphologie de l’activité économique trouve son origine et son impulsion dans la lutte de méthode qui opposa, dans la seconde moitié du XIXè siècle, les théoriciens attachés à découvrir les lois générales de l’activité économique et les historiens occupés à découvrir les aspects particuliers de la réalité économique.


Contre les Classiques anglais, leur cosmopolitisme et leur universalisme, s’élèvent les Ecoles historiques allemandes, qui s’efforcent de relativiser les lois économiques et de surmonter l’antinomie entre la théorie abstraite et l’histoire. Les notions de système et de type d’organisation font alors progressivement leur apparition à des plans différents et en se révélant toutes deux utilisables dans les analyses de la réalité économique.

Chapitre VII : La structure de l'économie nationale

La théorie allemande de la forme considère les phénomènes comme des ensembles, constituant des unités autonomes, manifestant une solidarité interne et ayant des lois propres. Il s’ensuit que la manière d’être de chaque élément dépend de la structure de l’ensemble et des lois qui le régissent.


Dans cette perception, la structure peut être un tout formé de phénomènes solidaires, tels que chacun dépend des autres et ne peut être ce qu’il est que dans et par sa relation avec eux. Il en résulte alors l’idée d’hétérogénéité des unités composantes d’une structure, puis l’idée d’interdépendance et d’intégration des éléments de la structure qui ne prennent un sens que l’un par l’autre. L’analyse de structure a une place croissante dans l’économie politique.


2 commentaires


Batendo
Batendo
Posté le 26 oct. 2015

bon doc

nalah92
nalah92
Posté le 20 oct. 2014

très bien!!!

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