Le Horla - Guy de Maupassant

Le Horla - Guy de Maupassant

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Publié le 30 mai 2016 - Donne ton avis

Le Horla est une nouvelle fantastique écrite par Guy de Maupassant et parue pour la première fois en 1886. Elle est rédigée sous la forme d’un journal intime où le narrateur relate une partie de sa vie.

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Partie 1 : Les personnages principaux

  • Le narrateur
  • Le nom du narrateur n’est pas connu. Il rédige régulièrement, en mentionnant les dates, des notes sur sa vie, ses sentiments et ses angoisses. Ses écrits laissent apparaître de façon progressive sa paranoïa, puis sa folie.

  • Le Horla
  • Le Horla est défini par le narrateur comme un être invisible qui le hante et le poursuit. Il boit son lait ou son eau et l’empêche de dormir et de voir son reflet de façon distincte dans le miroir. Il domine l’homme, comme l’homme a précédemment dominé l’animal.


    Partie 2 : Le résumé de l'histoire

    Le narrateur conte, pour sa première date citée, une journée admirable où il a pu profiter du beau temps, de sa maison et de sa région bien-aimée : la Normandie.

    Il évoque ensuite une journée où son humeur a considérablement changé. Il ne sait comment il a pu évoluer d’un état plutôt joyeux à une tristesse persistante. Il décrit ces tourments invisibles et se demande comment ils peuvent autant atteindre l’âme humaine. Il parle d’une fièvre ayant fait son apparition depuis quelques jours.

    Sa situation se dégrade, sa fièvre se prolonge et il ressent que son esprit est aussi perturbé que son corps. Il consulte son médecin en raison de son impossibilité à dormir. Le docteur ne décèle rien d’anormal en dehors d’une grande fatigue.

    Le soir, il commence à avoir des difficultés pour lire et craint de se mettre au lit. La nuit devient une véritable angoisse. Il fait un cauchemar récurrent, où un homme s’assoit sur lui durant son sommeil et l’étrangle. Il se débat et se réveille complètement en sueur, toujours affolé.

    Son état s’aggrave et les solutions préconisées par le médecin (bromure et douches) n’améliorent pas sa santé. Il va se promener dans une forêt et se sent poursuivi, mais ne voit rien. Il y fait une sorte de malaise.

    Il part de chez lui afin d’aller mieux. Son voyage lui fait beaucoup de bien. Il en profite pour visiter le mont Saint- Michel. Il y converse avec le moine qui l’y accompagne. Ce dernier lui raconte que, parfois, les pêcheurs disent apercevoir un berger caché par son manteau conduisant un bouc avec une tête d’homme et une chèvre possédant un visage de femme. Le narrateur s’interroge sur la possibilité que cette légende soit réelle. Le moine souligne que l’homme ne voit pas tout ce qui existe. Pour illustrer son propos, il prend exemple sur le vent. Le narrateur hésite à le considérer comme un sage ou un sot.

    À son retour chez lui, il ressent de nouveau ses anciens troubles. Son cocher l’informe qu’il dort mal depuis qu’il est parti en voyage. Les cauchemars reprennent et il commence à fermer la porte à clé et remarquer que de l’eau est bue dans sa carafe quand il dort. Cela l’angoisse et il craint de devenir fou. Il laisse les nuits suivantes de l’eau, du lait et des aliments sur une table. Il imagine qu’il y a deux êtres en lui. Le matin, au réveil, il constate avec effroi qu’il ne reste plus d’eau ni de lait.

    Il se rend au théâtre pour assister à une pièce du fils d’Alexandre Dumas et cette sortie le régénère. Il pense qu’un homme ne doit pas demeurer seul et que la compagnie des autres lui est nécessaire.


    Partie 2 : Les thèmes abordés

  • Le fantastique
  • Le Horla est une nouvelle fantastique. Maupassant joue constamment sur le trouble entre le réel et l’irréel. Tout ce qui peut relever de l’irréel reste cependant probable, comme le laisse entendre la suggestion du moine qui accompagne le narrateur au mont Saint-Michel. Certains éléments ne sont pas connus des hommes, ce n’est pas pour autant qu’ils n’existent pas. Partant de cette déduction, le personnage s’interroge en permanence sur son état mental : est-il devenu fou ou les choses qu’il perçoit se déroulent-elles réellement ? Aucune réponse n’apparaît, mais son délire semble progressivement le gagner, car il brûle sa maison et tue ainsi involontairement ses domestiques. Il devient dangereux pour les autres et enfin pour lui-même, parce qu'il constate que le seul moyen de tuer le Horla est de se suicider. Il envisage donc de mettre fin à ses jours, sans avoir de preuves de l’existence de cet être supposé. Maupassant aborde également l’hypnose et rend la frontière entre ce qui est plausible et ne l’est pas extrêmement poreuse.

  • La fiction rejoint la réalité
  • Le récit se termine par la conclusion du narrateur que s’il veut supprimer définitivement le Horla il doit se tuer. Dans la réalité, Maupassant a essayé de se suicider. Cette tentative a débouché sur un séjour à l’hôpital ayant entraîné son décès, à 42 ans. À la fin de son existence, l’écrivain vit majoritairement seul, il est obsédé par la mort et se plaint de devenir fou, comme le narrateur de la nouvelle. Il rédige plusieurs récits sur les thèmes de l’angoisse et de la folie, en utilisant le domaine fantastique, en dehors du réalisme qui a fait son succès. Au vu de son parcours, il est difficile de déterminer à quel point Le Horla est autobiographique. Quoi qu’il en soit, il fait mention pour son narrateur d’états de tristesse profonds dont il a lui-même été atteint durant sa dépression.

    1 commentaire


    abshami
    abshami
    Posté le 22 nov. 2016

    merci beaucoup

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