Tpe sur le dopage dans le sport

Tpe sur le dopage dans le sport

Publié le 13 avr. 2011 - Donne ton avis

Introduction: Le dopage est un mot courant dans le langage actuel notamment avec les récentes éclaboussures scandaleuses du Tour de France en cyclisme. Le dopage colle à des noms comme Lance Amstrong, Floyd Landis ou encore Alberto Contador (cyclisme ). Difficile de passer à coté. Le dopage réfère aussi à des périodes plus anciennes comme celle de l'URSS, ou bien la RDA, et ses athlètes piqués. Cependant, le dopage est avant tout un moyen purement médical. Les hommes l'ont détourné pour accomplir des exploits sportifs, ou des raisons sociales (examen...). Nous verrons donc dans ce dossier comment la science médicale peut améliorer les capacités humaines et si elle engendre des produits néfastes sur la personne qui les consomme. Dans une première partie, nous définirons l'étymologie de ce mot ainsi que les lois en vigueur le concernant et de quelques exemples. Ensuite nous décrirons les principales substances utilisées, leur mode de fonctionnement et leur utilité. Enfin nous aborderons les différentes techniques de dépistage, les effets secondaires physiques et psychologiques des substances utilisées. Nous terminerons par un témoignage d'un professionnel. I) Le dopage: étymologie et législation Le dopage vient du mot anglais "to dope" qui signifie prendre un excitant. En matière de sport, le dopage consiste en une prise de produits jugés illicites dans le but d'améliorer artificiellement ses capacités physiques et mentales. En 1950, sur ce même Larousse, on trouve les mots doper, doping et dopage avec la définition suivante : c’est absorber un stimulant ou toute substance modifiant ou exaltant considérablement certaines propriétés avant de se présenter à un examen, une épreuve sportive. Cette définition a le mérite de montrer que le dopage n’est pas un domaine réservé au sport. Le dopage est un phénomène social de grande échelle. L'homme n'a jamais pu accepter ses limites physiques et morales. Le recours à la cocaïne chez l'écrivain; aux amphétamines chez l'étudiant, aux stimulants chez le manager ou la pilule viagra chez l'homme, s'inscrit dans une volonté d'amélioration des performances et de mieux-être. 1) Histoire : Dès le VIème siècle avant J.-C, les athlètes grecs ingéraient déjà des viandes variées selon leur discipline :  les sauteurs mangeaient de la viande de chèvre  les boxeurs et les lanceurs, de la viande de taureau  les lutteurs quand à eux préféraient de la grande grasse de porc Les populations primitives négro-africaines partagent avec les populations amérindiennes ce besoin incoercible et permanent de dopants, c'est-à-dire de drogues capables d'accroitre leur énergie physique et psychique, voire le potentiel sexuel des individus qui les consomment. Ainsi, les indigènes d'Amérique du Sud mâchent les feuilles de coca, ceux d'Afrique la noix de kola. Les chinois connaissent depuis plus de 3000 ans les vertus stimulants du ginseng. 2) Législation : En France, la 1ère loi sur le dopage date du 1er juin 1965, avec une définition très précise : « est considéré comme dopage le fait d’administrer sciemment en vue ou au cours d’une compétition sportive des substances destinées à accroître artificiellement et passagèrement les possibilités physiques d’un sportif et susceptibles de nuire à sa santé. On peut signaler que les pouvoirs publics français ont réagi très tôt puisque la France a été avec la Belgique le premier pays à légiférer dans ce domaine. La persistance du phénomène Dopage et sa médiatisation ont conduit les pouvoirs publics à modifier la législation afin de la rendre très efficace : le nouveau texte est devenu la loi du 28 juin 1989 ou Loi Bambuck. « Est considéré comme dopage le fait au cours des compétitions et des manifestations sportives organisées ou agréées par des fédérations sportives ou en vue d’y participer (entraînements) : - d’utiliser des substances ou procédés interdits - d’administrer ou d’appliquer ces substances ou procédés (y compris aux animaux) - d’inciter à leur usage ou d’en faciliter l’utilisation ». Loi sur la localisation : La législation antidopage exige que les sportifs de haut niveau donnent leur localisation pour permettre des contrôles inopinés. Les contrôles du dopage hors compétition, parce qu’ils peuvent être réalisés sans préavis sur les sportifs, sont l’un des moyens les plus puissants de dissuasion et de détection du dopage et une étape importante dans le renforcement de la confiance des sportifs et du grand public dans un sport sans dopage. L’expérience a démontré que les contrôles hors compétition sont essentiels dans la lutte contre le dopage, notamment parce que certaines substances et méthodes interdites ne peuvent être détectées dans le corps du sportif que pendant une période limitée tout en conservant leurs propriétés d’amélioration de la performance. Le seul moyen d’effectuer de tels contrôles est de connaître la localisation des athlètes; et pour qu’une telle méthode soit efficace, il faut pouvoir effectuer des contrôles à des moments où les tricheurs sont susceptibles d’utiliser des substances et des méthodes interdites. Loi du 5 avril 2006 : relative à la lutte contre le dopage et la protection de la santé des sportifs. Elle interdit toute prise de substances ou de procédés dopants. La France est l’un des premiers pays européens à avoir pris des dispositions législatives à l’encontre des conduites dopantes dans le milieu du sport de haut niveau. Elle est restée longtemps l’un des seuls pays à disposer d’une législation spécifique aux conduites dopantes dans le domaine sportif. Cette législation poursuit deux objectifs : -Maintenir l’éthique du sport en poursuivant la tricherie -Assurer et protéger l’intégrité physique et la santé des sportifs Les pilules ou produits ne peuvent pas faire des champions. Parfois ils peuvent même les défaire et les détruire. Le médecin du sport, placé au centre du dispositif, doit veiller à sensibiliser le maximum de sportifs au problème du dopage. Le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage a été créé par la loi no99–223 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage (article 14). Le Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) a été créé en 1966 lors de la publication du décret d’application de la loi du 1er juin 1965 tendant à la répression de l'usage des stimulants à l'occasion des compétition sportives, dite loi Herzog. Depuis 1989 il se trouve à Châtenay-Malabry 3) Exemples historiques Des exemples de cas célèbres dans le milieu du sport.Le sport a malheureusement été souvent lié au dopage ces dernières années. Tous les sports sont susceptibles d'être touchés et même les athlètes les plus célèbres ont parfois eu recours à ce procédé interdit. En 1988, lors des Jeux Olympiques d'été de Séoul, le sprinteur canadien Ben Johnson est contrôlé positif aux anabolisants alors qu'il vient d'être sacré champion Olympique du 100m en battant le record du monde. L'athlétisme connaît d'autres fameux cas de dopage avec le sauteur cubain Javier Sotomayor (contrôlé positif en 1999) ou la sprinteuse américaine Marion Jones, reconnue coupable de dopage aux stéroïdes. L'un des footballeurs les plus connus de la planète, Diego Maradona a été lui aussi reconnu coupable de dopage. En 1991 dans un premier temps (contrôlé positif à la cocaïne) puis en 1994 lors de la Coupe du monde de football aux Etats-Unis. Autre cas plus récent de prise de produits illicites, le roumain Adrian Mutu, coupable de dopage à la cocaïne en 2004 alors qu'il évoluait sous les couleurs du club anglais de Chelsea. Le tennis n'échappe pas non plus à ce fléau. L'argentin Mariano Puerta a été reconnu de dopage en octobre 2003 puis en octobre 2005. Dans l'imaginaire collectif, une discipline est sans doute plus liée au dopage que les autres. Il s'agit du cyclisme qui a connu des heures bien sombres en 1998 lors de l'affaire Festina où l'équipe a été exclue du Tour de France. Le soigneur des cyclistes avait été interpellé à la frontière avec grand nombre de produits dopants (EPO, hormones de croissance…) Les premiers J.O. datent de 776 avant J.-C. et se sont déroulés tous les 4 ans pendant près de 12 siècles. Cependant, quelques faits sont marquants dans l’histoire du dopage. - 1960 : suspicion de dopage du coureur cycliste danois Enemark mort à l’arrivée de la course des 100 km aux J.O. de Rome. - 1964 : contrôle de féminité des sœurs Press, lanceuses de poids. - 1967 : décès de Tom Simpson dans le Tour de France (amphétamines). - 1968 : le CIO impose les premiers contrôles antidopage aux J.O. de Mexico. - 1976 : 2300 contrôles aux J.O. de Montréal 7 haltérophiles disqualifiés. - 1984 : J.O. de Los Angelès : 11 athlètes positifs et construction du 1er laboratoire de contrôle américain. - 1988 : J.O. de Séoul, une dizaine d’athlètes déclarés positifs dont le célèbre Ben Johnson (aux anabolisants), disqualifié après sa victoire et son record du monde sur le 100m. Il sera par la suite récidiviste en 1993 et radié à vie. - 1994 : Jeux Asiatiques d’Hiroshima, 11 sportifs chinois dont 7 nageurs contrôlés positifs. Mais aussi, saisie record effectuée par les douanes de l’aéroport de Mexico de 50 tonnes d’Ephédrine, destinées aux laboratoires clandestins de Tijuana. - 1995 : Juste avant l’ouverture des championnats
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TPE- Dopage Problématique: La science médicale peut-elle faire pousser des ailes aux sportifs sans qu'ils y perdent des plumes? I) Le dopage : étymologie et législation 1) Définition 2) Les lois en vigueur dans le monde

1 commentaire


leonidas890000
leonidas890000
Posté le 4 févr. 2016

J'aime bien le concept mais un peu long sur les bords.

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