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Mounana19 - Mise à jour : 12/04/2011
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Niveau : Bac+4
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
La valeur ajoutée du secteur secondaire en décroissance avec -2,8%, le tertiaire a sauvé la mise avec +4% et l'agriculture réalise un record avec +26,2%
La baisse du cours des matières premières a limité l'inflation à 1%
La demande intérieure maintient un rythme de croissance soutenu.
Plan
Plan :
développement (+1,7%), de la zone euro (-4,2%), son principal partenaire commercial, et, in fine, du monde (-1,1%). A peu de choses près (0,6 point), la croissance économique au Maroc, grâce à une production record des cultures céréalières notamment (102 millions de quintaux), a progressé au même rythme qu’en 2008, année très marginalement touchée par la crise économique, puisque celle-ci n'avait commencé à se manifester qu'au cours des tout derniers mois de l'exercice.
Pourtant, la ventilation sectorielle de cette croissance, comme le montrent les données du Haut commissariat au plan (HCP), indique clairement que la crise est passée par là : 1,6% de hausse du PIB hors agricole, au lieu de 3,9% en 2008 et 6,2% en 2007. C'est un ralentissement assez prononcé si l'on considère que ce sont ces secteurs-là qui, en réalité, créent la «vraie» croissance, c'est-à-dire celle qui génère des emplois stables et fait progresser le salariat.
Il est significatif à cet égard que le secteur secondaire, qui regroupe les activités industrielles, minières, énergétiques et du BTP, a, pour la première fois depuis cinq ans, connu une croissance négative : - 2,8%. Bien sûr, les composantes de ce secteur ont évolué différemment, certaines ayant carrément enregistré une décroissance comme les mines, d'autres ayant évolué très modérément comme les industries de transformation ou le BTP.
Mais le résultat global est là : une baisse de la valeur ajoutée. C'est donc le secteur tertiaire (commerce et services), avec une croissance de 4%, quasiment au même niveau qu'en 2008 (+ 4,1%), réalisée grâce notamment aux services marchands autres que le tourisme, qui a quelque peu sauvé la croissance hors agriculture
Exemple de page de Comment le maroc a réalisé un taux de 5% de croissance en 2009
Comment le Maroc a réalisé un taux de 5% de croissance en 2009
La
valeur ajoutée du secteur secondaire en décroissance
avec -2,8%, le tertiaire a sauvé la mise avec +4% et
l'agriculture réalise un record avec +26,2%
La baisse du
cours des matières premières a limité
l'inflation à 1%
La demande intérieure maintient un
rythme de croissance soutenu.

L’économie
marocaine en 2009 a fait mieux (+5%) que la moyenne des pays en
développement (+1,7%), de la zone euro (-4,2%), son principal
partenaire commercial, et, in fine, du monde (-1,1%). A peu de choses
près (0,6 point), la croissance économique au Maroc,
grâce à une production record des cultures céréalières
notamment (102 millions de quintaux), a progressé au même
rythme qu’en 2008, année très marginalement
touchée par la crise économique, puisque celle-ci
n'avait commencé à se manifester qu'au cours des tout
derniers mois de l'exercice.
Pourtant, la ventilation sectorielle
de cette croissance, comme le montrent les données du Haut
commissariat au plan (HCP), indique clairement que la crise est
passée par là : 1,6% de hausse du PIB hors agricole, au
lieu de 3,9% en 2008 et 6,2% en 2007. C'est un ralentissement assez
prononcé si l'on considère que ce sont ces secteurs-là
qui, en réalité, créent la «vraie»
croissance, c'est-à-dire celle qui génère des
emplois stables et fait progresser le salariat.
Il est
significatif à cet égard que le secteur secondaire, qui
regroupe les activités industrielles, minières,
énergétiques et du BTP, a, pour la première fois
depuis cinq ans, connu une croissance négative : - 2,8%. Bien
sûr, les composantes de ce secteur ont évolué
différemment, certaines ayant carrément enregistré
une décroissance comme les mines, d'autres ayant évolué
très modérément comme les industries de
transformation ou le BTP.
Mais le résultat global est là :
une baisse de la valeur ajoutée. C'est donc le secteur
tertiaire (commerce et services), avec une croissance de 4%,
quasiment au même niveau qu'en 2008 (+ 4,1%), réalisée
grâce notamment aux services marchands autres que le tourisme,
qui a quelque peu sauvé la croissance hors agriculture ! Les
chiffres de l'emploi pour l'année 2009 confirment d'ailleurs
ce constat : seuls les services, et à un degré moindre
le BTP, ont créé des emplois; les autres secteurs, y
compris l'agriculture, en ont, au contraire, perdu (voir article en
page suivante).
Cette évolution est non seulement
caractéristique de l'économie marocaine, dans laquelle
les activités tertiaires pèsent encore près de
60%, mais aussi «conforme» au tableau général
de l'économie mondiale, fortement marquée par la crise.
La demande étrangère adressée au Maroc ayant, en
effet, significativement baissé, les activités
orientées à l'export, déjà fort peu
compétiltives en temps normal, ne pouvaient qu'en subir le
choc. Quant aux activités du bâtiment et travaux publics
(BTP), elles ont évolué de manière contrastée
: si le bâtiment a été sérieusement
affecté par l'accalmie dans la filière de l'immobilier,
que la régression des crédits bancaires aux promoteurs
et aux particuliers illustre parfaitement, les travaux publics, par
contre, portés par la très forte hausse de
l'investissement public, ont pu atténuer le
ralentissement.
La
croissance agricole ne produit pas d’emplois
pérennes
Finalement,
les 5% de croissance de 2009, le Maroc les doit principalement au
secteur primaire dont la valeur ajoutée a augmenté de
26,2%, contre 16,6% en 2008. La question reste, toutefois, de savoir
si cette croissance agricole a produit ou non des effets sur le reste
des activités économiques. Il ne paraît pas
évident, à l'heure qu'il est, que des canaux de
transmission de la croissance existent suffisamment entre
l'agriculture et les autres activités. L'articulation entre
les deux, à travers notamment l'industrie de transformation ou
des services à haute valeur ajoutée, est fort peu
développée.
Tout cela explique, au demeurant, que
lorsqu'on appréhende la croissance économique du Maroc
selon l'optique de la demande, on voit bien que, pour l'essentiel,
elle est portée par la demande intérieure. Autrement
dit, la demande extérieure, ou, si l'on veut, les
exportations, n'apporte aucune contribution à la croissance,
elle lui est même négative. En effet, alors que la
demande intérieure a contribué pour 7 points à
la croissance économique, certes en légère
régression par rapport aux 11 points de 2008, selon les
estimations du HCP, le commerce extérieur, lui, en dépit
de la baisse des importations (voir encadré), a été
négatif de plus de 2 points. Et, fait significatif en 2009, la
désagrégation des éléments de la demande,
opérée par le HCP, permet d'observer que la
consommation de manière générale (+5,8%) et
celles des ménages en particulier (+5,2%), n'ont pas trop subi
l'influence négative de la morosité ambiante, comme on
aurait pu le craindre. Sans doute, faut-il y voir, entre autres,
l'impact à la fois des revalorisations de salaires décidées
par l'administration et du bon comportement de l'agriculture.
Mais
ce qui paraît paradoxal, au moins en apparence, c'est que dans
un contexte où la demande, et en particulier la consommation,
sont restées malgré tout dynamiques, l'inflation,
mesurée avec le nouvel indice récemment mis en place,
l'indice des prix à la consommation (IPC), a été
réduite... à sa plus simple expression : 1%. En
réalité, ce niveau particulièrement bas de
l'inflation est en phase avec ce qu'on peut observer ailleurs,
notamment en Europe, frappée par la déflation
carrément. Et celle-ci s'est évidemment diffusée
au Maroc par le biais des importations.
La
déflation en Europe et dans le monde diffusée au
Maroc
La
preuve est que l'inflation sous-jacente (qui ne tient pas compte des
prix volatiles et des tarifs publics) a, pour la première
fois, dépassé l'inflation brute en s'établissant
à 1,6%. Cela reflète la tendance profonde de la
progression des prix, et on le voit dans l'enseignement en hausse de
5,4%, les meubles et articles de ménage (+2%), la restauration
et l'hôtellerie (+1,8%). Mais en gros, la hausse est restée
malgré tout modeste.
Conséquence de cette croissance
portée principalement par l'agriculture (exonérée
d'impôts comme on sait), les recettes fiscales ont évolué
à la baisse; non plus seulement par rapport à 2008
-année exceptionnelle certes- mais même par rapport aux
prévisions établies en début d'année.
Cette baisse (-9%) a eu évidemment un impact sur le solde
budgétaire, qui redevient négatif (-2,7%) après
avoir été excédentaire deux années de
suite.
Le déficit aurait pu se creuser davantage n'eussent
été les énormes économies sur dépenses,
notamment sur la compensation en raison de la baisse des prix des
matières premières énergétiques et
agricoles, ainsi que la progression à deux chiffres des
recettes non fiscales, plus particulièrement les recettes de
monopoles et participations (voir page suivante).
Toutefois, les
prévisions pour l'année 2010, avec la reprise qui
s'amorce ici et là, font apparaître un retour à
la tendance observée dans un passé récent,
c'est-à-dire à une croissance des activités hors
agriculture au-dessus de la barre des 5%. Le HCP table ainsi sur une
croissance globale de 4,1%, certes légèrement
inférieure à celle de 2009, mais -plus intéressant-
portée par une hausse des activités non agricoles de
5,9%. Il faut toutefois tenir compte de l'effet dénominateur...
!
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Le document Comment le maroc a réalisé un taux de 5% de croissance en 2009 appartient à la rubrique Finance qui elle même appartient à la thématique Gestion.
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