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skm33 - Mise à jour : 08/03/2011
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Niveau : Bac+1
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
La théorie néoclassique (19ème siècle) est apparue avant la théorie Keynésienne (20ème siècle) dans l'histoire de l'économie. Mais depuis, ces deux théories coexistent et s'opposent sur de nombreux points, notamment des points fondamentaux. L'une des différences les plus flagrantes entre keynésiens et néoclassiques résident dans le lien entre la consommation et l'épargne. En effet, l'arbitrage entre consommation et épargne est au cœur de la problématique de l'équilibre économique à court terme chez les Keynésiens et chez les classiques.Plan
Plan :
I - Lien entre consommation et épargne chez les Keynésiens II - Lien entre consommation et épargne chez les néoclassiquesExemple de page de Lien entre consommation et épargne chez les néoclassiques et chez les keynésiens
LIEN ENTRE CONSOMMATION ET EPARGNE CHEZ LES KEYNESIENS ET LES NEOCLASSIQUES
INTRODUCTION
La théorie néoclassique (19ème siècle) est apparue avant la théorie Keynésienne (20ème siècle) dans l'histoire de l'économie.
Mais depuis, ces deux théories coexistent et s'opposent sur de nombreux points, notamment des points fondamentaux.
L'une des différences les plus flagrantes entre keynésiens et néoclassiques résident dans le lien entre la consommation et l'épargne.
En effet, l'arbitrage entre consommation et épargne est au c?ur de la problématique de l'équilibre économique à court terme chez les Keynésiens et chez les classiques.
Pour Keynes, l'épargne est un gaspillage des ressources présentes, qui ne peut qu'accentuer les déséquilibres économiques demain, tandis que la consommation présente est un gage de consommation future. L'épargne est un résidu dans l'affectation du revenu.
Il va prendre le contre-pied de l'analyse néoclassique. Pour lui, l'épargne est néfaste : « un acte d'épargne individuel signifie, pour ainsi dire, une décision de ne pas dîner aujourd’hui . Mais il n’implique pas nécessairement une décision de commander un dîner ou une paire de chaussures dans une semaine ou une année plus tard ou de consommer un article déterminé ».
Dès lors, toute décision des ménages qui contribue à une augmentation de l'épargne risque d'avoir des effets très négatifs : elle introduit une rupture durable dans le circuit dépense ? revenu. En effet, le ménage ne consomme pas aujourd'hui ; rien ne garantit à l'entreprise qu'il consommera demain, ce qui ne peut inciter l'entrepreneur à investir et augmenter sa production. En effet, plus l'épargne est élevée, moins la consommation sera forte, plus la demande anticipée sera faible, moins les entreprises seront incitées à investir dans le cadre du modèle de l'accélérateur.
Pour les classiques, la consommation utilise les ressources dans le présent, tandis que l'épargne accroit le potentiel de consommation future. Dans cette perspective, les individus adoptent plutôt une stratégie d'accumulation. Dans la perspective néoclassique, la consommation est vue comme une destruction de richesses qui n'exerce aucune influence sur la production et sur l'investissement, puisque c'est l'offre qui créé la demande (loi de Say). Concernant l'épargne, les néoclassiques disent qu'il faut la favoriser : en effet, plus le niveau d'épargne des ménages sera important, plus l'offre de capital sera forte, moins le taux d'intérêt sera élevé, ce qui favorisera l'investissement.
Ces deux points de vue divergents reposent sur deux visions irréductibles de l'ajustement entre épargne et investissement centrées sur des interprétations opposées qu'ils font à ce sujet.
? Mais, sur quoi repose réellement ces deux interprétations faites entre le lien entre consommation et épargne et sur quelles théories reposent-elles ?
I ? Le lien entre consommation et épargne chez les Keynésiens
1° La fonction keynésienne de consommation
Dans la conception Keynésienne, la fonction de consommation est stable car elle reflètent les habitudes des ménages à court terme. Cette fonction de consommation dépend du revenu. On peut également rajouter que cette fonction de consommation est basé sur la loi psychologique fondamentale de Keynes selon laquelle « les hommes sont déterminés en moyenne à accroître leur consommation lorsque le revenu s'élève mais pas autant que l'augmentation de leur revenu ».
En ce qui concerne le taux d'intérêt, pour Keynes, un taux d'intérêt fort favorise l'épargne alors qu'un taux d'intérêt faible favorise l'investissement.
2° Le rôle du multiplicateur Keynésien
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