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saida85 - Mise à jour : 02/07/2009
Extrait / Introduction
Le nouveau consensus en macroéconomie est un rapport de Commerce Economie de Bac+5, proposé par saida85
Extrait / Introduction :
Keynes a démontré la possibilité d’un chômage involontaire en substituant, au cœur de l’analyse du fonctionnement d’une économie capitaliste de marché, le principe de la demande effective à la loi de Say. Contre les classiques, il a soutenu qu’une baisse des salaires (monétaires) ne permettait pas de rétablir le plein-emploi et il a montré l’efficacité des politiques monétaires et budgétaires pour remédier à ce type de chômage. (...)
Plan
Plan :
1. La controverse entre Keynes et les classiques
2. La synthèse néoclassique
3. La révolution monétariste.
4. Les nouveaux classiques et les nouveaux keynésiens
5. Les contours d’un « nouveau consensus »
Exemple de page de Le nouveau consensus en macroéconomie
(le retour de la pensée classique)
Les questions qu’on se pose.
On cherche essentiellement à comprendre dans ce cours les fondements théoriques des grandes orientations de politique économique qui sont prises aujourd’hui, dans la plupart des pays de l’OCDE, en matière de croissance, d’emploi et de chômage.
Pourquoi « la bataille pour l’emploi et la croissance » prend-elle la forme de politiques d’encouragement au travail (Prime pour l’emploi, mécanisme d’intéressement du RMI, défiscalisation des heures supplémentaires,...), de lutte contre les « rigidités » du marché du travail (à travers la recherche d’un modèle de « flex-sécurité » : contrat nouvelle embauche, projet de contrat unique, réformes successives de l’indemnisation du chômage...), d’une réorganisation des prélèvements fiscaux et sociaux (CSG, ristournes de cotisations sociales sur les bas salaires, projet de TVA sociale,...) ? Plus concrètement encore : pourquoi les appels à la réduction de la dette publique se font si pressants aujourd’hui, pourquoi la Banque Centrale Européenne relève les taux d’intérêt dès qu’il se manifeste un peu de croissance dans la zone euro, pourquoi les pays européens sont sommés de « réformer » leurs marchés du travail, pourquoi les Allemands ont tant de mal à instituer un salaire minimum, etc. ?
On cherche en fin de compte à saisir ce qui gouverne « l’esprit de l’époque » concernant sa manière d’aborder les grandes questions macroéconomiques que sont l’emploi, le chômage, la croissance, la répartition des revenus.
On ne peut pas procéder autrement, pour ce faire, qu’en retraçant les grandes controverses en macroéconomie qui ont amené, sur plus d’un demi siècle, les « esprits éclairés » à penser ce qu’ils pensent aujourd’hui sur la manière de conduire les politiques économiques. « Prendre du recul », comme disent souvent les étudiants de Sciences-Po, c’est forcément revenir sur ses pas ! Et l’histoire qu’on raconte est celle d’un retour à la pensée classique, sous une forme devenue certes très sophistiquée, qui prend néanmoins les allures clairement formalisable d’un « nouveau consensus ».
1. La controverse entre Keynes et les classiques
Keynes a démontré la possibilité d’un chômage involontaire en substituant, au c?ur de l’analyse du fonctionnement d’une économie capitaliste de marché, le principe de la demande effective à la loi de Say. Contre les classiques, il a soutenu qu’une baisse des salaires (monétaires) ne permettait pas de rétablir le plein-emploi et il a montré l’efficacité des politiques monétaires et budgétaires pour remédier à ce type de chômage.
2. La synthèse néoclassique
Sous sa forme IS-LM, la synthèse néoclassique apparaît comme une modélisation correcte, à travers un équilibre « général » des marchés, des idées de Keynes. Le « bouclage » du marché de la monnaie sur le marché des biens et services vient toutefois limiter l’efficacité souhaitée de la politique budgétaire. Celle-ci entraîne dans ce cadre des contre-effets en apparence classiques (effet d’éviction) qui doivent être « compensés » par une politique monétaire expansionniste. Mais les artisans de la tentative de synthèse entre Keynes et les classiques ont cherché à réduire encore l’étrangeté de Keynes vis-à-vis des classiques, en montrant que le « bouclage » en question faisait resurgir (par le chas de l’aiguille) la possibilité d’un auto-ajustement de l’économie vers le plein-emploi, via la baisse des salaires monétaires. A l’issue des travaux de la synthèse (sous sa forme AS-AD), il ne reste plus de Keynes que l’idée de l’efficacité de la politique monétaire.
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Le document Le nouveau consensus en macroéconomie appartient à la rubrique Economie qui elle même appartient à la thématique Commerce.
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