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Nadia - Mise à jour : 01/04/2012
Extrait / Introduction
La liberté dont jouissent les secteurs privés de l'économie est la plupart du temps encadré par une réglementation. Elle correspond à une conception philosophique et politique largement acceptée selon laquelle il est nécessaire de restreindre la liberté des individus lorsque l'exercice de celle-ci risque de porter préjudice à celle des autres. La liberté économique est en particulier limitée par le devoir de respecter la propriété d'autrui ou les engagements contractuels.
Au cours du temps, et face à la fluctuation de l’économie, le libre échange a passé par différentes phases qui ont conduit notre économie à la mondialisation.
Comment était ce passage ?
Du libre échange à la mondialisation ?
Plan :
Conclusion
Plan
Exemple de page de Le passage du libre échange à la mondialisation
Introduction
La liberté dont jouissent les secteurs privés de l'économie est la plupart du temps encadré par une réglementation. Elle correspond à une conception philosophique et politique largement acceptée selon laquelle il est nécessaire de restreindre la liberté des individus lorsque l'exercice de celle-ci risque de porter préjudice à celle des autres. La liberté économique est en particulier limitée par le devoir de respecter la propriété d'autrui ou les engagements contractuels.
Au cours du temps, et face à la fluctuation de l’économie, le libre échange a passé par différentes phases qui ont conduit notre économie à la mondialisation.
Comment était ce passage ?
Du libre échange à la mondialisation ?
Les premières doctrines du libre échange :
Le commerce extérieur commença à faire l'objet d'une théorisation parallèlement à l'émergence des Etats nations au cours du XVe siècle. L'une des premières formes de politique économique, connue sous le nom de mercantilisme, a ainsi dominé l'Europe occidentale de 1500 à 1800 environ. Les partisans de cette politique ?uvraient en faveur de l'unité nationale et d'un accroissement de la puissance de l'État. Selon eux, toute entité politique devait garantir sa pérennité par une accumulation de richesses, consistant essentiellement dans les métaux précieux (or et argent). Les pays qui ne possédaient pas de mines produisant ces métaux se les procuraient grâce à un surplus des exportations sur les importations, que permettait le strict contrôle du commerce extérieur par l'État.
Au XVIIIe siècle en France, des voix s'élevèrent contre ce contrôle et aboutirent à la formulation de la première théorie du libre-échange par un groupe d'économistes, appelés les physiocrates, disciples de l'économiste François Quesnay. Les physiocrates affirmaient que la libre circulation des marchandises allait de pair avec le principe de la liberté naturelle. Si leurs idées n'obtinrent qu'un faible écho en France, elles exercèrent une influence importante sur l'économiste britannique Adam Smith, dont les théories sur le libre-échange contribuèrent au développement ultérieur de la politique commerciale en Grande-Bretagne.
Smith rejetait catégoriquement les fondements protectionnistes du mercantilisme. Selon lui, la richesse ne résidait pas dans les encaisses elles-mêmes mais dans les biens qu'elles permettaient d'acquérir. Par conséquent, l'interventionnisme réduisait la richesse des nations puisqu'il les empêchait d'acheter le plus grand nombre possible de marchandises au plus bas prix. Grâce au libre-échange, chaque pays pouvait au contraire accroître ses richesses en exportant sa production aux tarifs les plus bas et en achetant des biens produits ailleurs à bon marché.
Smith prévoyait que chaque pays se spécialiserait dans la production et l'exportation de biens pour lesquels il bénéficiait d'un avantage absolu. Au début du siècle suivant, David Ricardo étendit cette analyse au principe plus général de l'avantage comparatif. Ricardo mit en évidence le fait que certaines nations ne bénéficiaient d'un avantage absolu sur aucune marchandise, mais qu'elles pouvaient malgré tout profiter du libre-échange en se consacrant à la production de biens sur lesquels elles possédaient un avantage comparatif. Ce principe est resté à la base de toutes les théories en faveur du libre-échange.
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