L'Herbe Bleue - Beatrice Sparks

L'Herbe Bleue - Beatrice Sparks

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Publié le 5 déc. 2013 - Donne ton avis

L’herbe bleue a tout d’abord été présenté comme le journal intime d’une jeune fille de quinze ans tombant dans l’enfer de la drogue. Mais il s’avère qu’il s’agit en fait d’une œuvre de fiction écrite par Béatrice Sparks, une psychologue américaine.

 

Beatrice Sparks est une thérapeute américaine née le 15 Janvier 1918. Ses livres traitent principalement des problèmes que peuvent rencontrer les adolescents : la toxicomanie, la grossesse, le satanisme, etc.
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Les personnages principaux

 

La narratrice

 

La narratrice est une jeune fille de quinze ans, issue d’une famille américaine comprenant ses deux parents, son petit frère Tim et sa petite sœur Alexandria.

 

Chris

 

Vendeuse dans un magasin de vêtements, Chris est légèrement plus âgée que la narratrice. Elle est complètement délaissée par ses parents et va devenir amie avec la narratrice.

 

Joël Joël a eu une enfance difficile en raison du décès de l’un de ses parents. C’est un jeune homme gentil et sain, d’une maturité surprenante, très travailleur et épris de la narratrice.

 

Le résumé de l’histoire

 

Tour à tour déprimée et survoltée, la narratrice a tout d’une adolescente moderne : complexée par ses formes, mal dans sa peau et feignant souvent l’indifférence, elle fait son possible pour ressembler aux autres, tout en cherchant sa voie. Elle porte beaucoup d’affection à Roger, un garçon de son âge, et le voit déjà comme l’homme de sa vie.

 

Ravie d’être invitée dans une soirée organisée par Jill, où elle rentre dans un cercle dont elle était auparavant exclue, elle joue malgré elle au « jeu du furet » : dix des quatorze verres bus par les jeunes présents contiennent du LSD. La narratrice consomme ainsi sans le savoir cette substance et réalise son premier « voyage ». Ses descriptions très détaillées soulignent à quel point elle se sent incroyablement bien et heureuse d’avoir vécu cette expérience. Mais elle considère très rapidement que cela doit rester exceptionnel et se questionne sur le fait d’être ou non une droguée.

 

Elle continue de fréquenter les membres de ce groupe qui l’initient progressivement à d’autres substances : les torpilles, le speed, etc. Elle commence à avoir des rapports sexuels, mais uniquement sous l’emprise de la drogue. La peur d’être enceinte l’angoisse énormément et ses parents acceptent qu’elle se rende chez le médecin, mais sans connaître la cause de ses troubles réels. Le docteur lui prescrit des somnifères pour qu’elle puisse dormir. Elle double, voire triple les doses. Ses parents s’inquiètent et lui en font part, seulement ils parlent énormément et ne l’écoutent pas, alors que la narratrice a envie de leur avouer la vérité. Finalement, à son grand soulagement, elle n’est pas enceinte.

 

Elle sympathise avec Chris, une vendeuse dans une boutique de vêtements. Chris fréquente des étudiants et ils se voient régulièrement ensemble pour prendre de la drogue. La narratrice fume avec enthousiasme de l’herbe auprès de Chris, Ted et Richie, avec qui elle entame une relation. Comme elles n’ont pas d’argent pour acheter de l’herbe au groupe, elles se mettent à en vendre, d’abord à des lycéens, puis même à des écoliers, ce qui rebute la narratrice. Un jour, elle trouve à l’improviste Ted en train de coucher avec Richie. Elle est tellement en colère qu’elle décide de dénoncer les activités illégales de Richie et de fuguer auprès de son amie Chris. Elles supposent qu’en partant elles pourront fuir la drogue. Elles projettent d’obtenir des emplois comme vendeuses et de monter leur propre boutique. Après des recherches, elles parviennent à travailler. La patronne du magasin de Chris les invite à des soirées fastueuses et elles consomment de nouveau de la marijuana. Elles reviennent de plus en plus régulièrement à ces soirées et lors de l’une d’entre elles, elles sont droguées à leur insu par la patronne et son compagnon, puis elles se font violer par eux.

 

Elles déménagent et louent un appartement où elles ouvrent une boutique de créations. Des jeunes viennent, mais ils restent plus pour traîner et évoquer la drogue. Noël arrive et la narratrice ressent le manque intense de sa famille. Elle leur téléphone et ses parents en pleurent de joie. Elle retourne chez les siens et s’y sent merveilleusement bien, qui plus est sans consommer de drogue. Elle s’inquiète de plus en plus sur le fait qu’elle soit ou non une droguée et elle culpabilise d’agir ainsi, notamment lorsqu’elle constate l’amour des siens envers elle. Les vacances de Noël se terminent et l’école doit reprendre.

 

Malheureusement, elle y retrouve ses anciennes fréquentations. Ils la sollicitent pour trouver de la drogue et cela l’effraie énormément : elle a peur de replonger. Elle finit par recommencer les bêtises et l’un de ses compères se fait arrêter par la police. Ses parents s’inquiètent et son journal indique clairement qu’elle devient de plus en plus blasée et agressive. Sous l’emprise de la drogue, son écriture révèle que sa personnalité change.

 

Soudainement, interviennent des notes, sans date, en désordre et assez incohérentes. La narratrice se trouve visiblement à Denver et touche le fond. Elle est « camée », perdue, sans domicile fixe et elle se prostitue pour obtenir ses doses. Elle ne connaît pas la date, là où elle se trouve et depuis quand elle y est, elle rapporte que le sexe est omniprésent avec la drogue. Elle croise un prêtre à qui elle parle, il contacte ses parents. Ces derniers sont ravis de pouvoir la retrouver, même dans un état pareil. Elle revient chez elle, honteuse, culpabilisée et terrifiée. Mais elle est aussi remplie de bons sentiments et aspire à devenir quelqu’un de bien. Elle décide d’entamer un nouveau journal pour une nouvelle vie.

 

Elle adore les joies simples qu’elle rencontre auprès des siens. Tout se déroule bien jusqu’à ce qu’elle fasse un « voyage » sans avoir pris la moindre substance. Elle se retrouve dans sa chambre sans connaître la durée de son délire et ce qu’il s’est réellement passé. Cela amplifie son inquiétude. Elle travaille beaucoup pour compenser, mais les mauvaises fréquentations recommencent à la solliciter. Elle les rejette et devient solitaire. Son grand-père et sa grand-mère décèdent peu de temps après et elle s’inquiète au sujet de la mort. Entre ses efforts pour bien travailler, l’exclusion qu’elle subit et la mort de ses grands-parents, elle se sent particulièrement épuisée et démunie. De plus, elle refuse de se confier à ses parents, car elle craint de leur faire de la peine.

 

Elle rencontre Joël, un charmant garçon de dix-huit ans, extrêmement mature et très apprécié par ses parents. Elle s’investit tant qu’elle peut dans les études et ses cours de piano. Elle aime cette vie saine, mais ses mauvaises relations se mettent de nouveau à la harceler violemment et fréquemment. Elle supporte très mal cette situation et ses parents n’ont pas conscience de la gravité de ce qu’elle subit. Elle replonge ensuite dans un véritable cauchemar et se retrouve dans un hôpital sans savoir ce qui lui est arrivé. Elle a perdu les bouts de ses doigts, ses ongles, ses cheveux ont été arrachés et son visage est complètement tuméfié. Elle est encore partiellement incohérente et voit souvent des vers sur son corps. Elle apprend qu’elle a été droguée à son insu et qu’elle a fait une violente crise alors qu’elle gardait un enfant. Les voisins l’ayant entendue, ils se sont occupés de l’enfant et l’ont enfermée dans un placard. Elle s’est ainsi cogné la tête et a frappé sur les portes.

 

Un procès a été tenu et ses connaissances ont témoigné en sa défaveur, dans le mensonge, afin de se venger. La décision rendue, elle entre dans un asile psychiatrique.

 

Heureusement, Joël lui écrit encore et sa famille la soutient tant qu’elle peut, mais elle se sent affreusement mal dans l’asile. Elle fait son possible pour en sortir, rencontre d’autres jeunes, comme elle ravagés par la drogue, et son père parvient à convaincre les personnes ayant témoigné contre elle de revoir leur déposition. Elle sort de l’asile, retrouve Joël et les siens avec chaleur. Ses progrès au piano sont notables, elle se sent heureuse et soulagée : elle n’a aucune envie de reprendre de la drogue. Elle a hâte de connaître le sexe avec amour et sans le moindre usage de substances. Elle décide de cesser d’écrire dans son journal pour commencer sa nouvelle vie d’adulte.

 

Le livre se termine par une note précisant que ses parents l’ont retrouvée morte à leur domicile trois semaines après l’arrêt de son journal, et que cette année-là elle n’était que l’une des 50 000 victimes de la drogue dans le monde.

 

Les thèmes abordés

 

L’adolescence et les ravages de la drogue

 

L’adolescence de la jeune fille est ici l’un des éléments centraux de l’ouvrage. Les problèmes liés à cet âge - tels que les doutes, les incertitudes, et le manque de confiance en soi - forment un mélange explosif avec l’absorption de drogue.

 

L’épisode délirant de la narratrice alors qu’elle n’a usé d’aucune substance rappelle également les risques de schizophrénie pouvant être amenés par les drogues dans cette période essentielle de la vie. Il est clairement dénoncé que la drogue est une sorte d’étau dans lequel les jeunes ne peuvent que continuer de s’enfoncer.

 

La honte et la culpabilité fragilisent beaucoup la narratrice qui s’interdit d’évoquer ses problèmes à ses proches et exige d’elle-même un comportement parfait. De plus, l’entourage et les fréquentations liées à la drogue semblent être complètement impossibles à fuir.

1 commentaire


Stupefiant
Stupefiant
Posté le 5 déc. 2013

Très belle fiche de lecture ! merci beaucoup ! C'est du bon boulot

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