Le bel enfant - Jacques prévert

Le bel enfant - Jacques prévert

Publié le 27 mai 2016 - Donne ton avis

Le bel enfant est un recueil de sept courtes pièces écrites par Jacques Prévert dans les années 1930 pour le compte du groupe de théâtre amateur Octobre. Ce groupe — dans lequel le frère de Prévert était acteur — avait pour particularité de jouer dans la rue, les cafés, les lieux de travail et d’autres lieux inhabituels. Les sept pièces ont en commun des situations inattendues conférant à l’absurde et au grotesque.

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Partie 1 : Le résumé des pièces

  • Fantômes
  • Cette pièce conte la conversation d’une famille de fantômes composée d’une mère, d’un père et d’un bébé fantôme. Il est midi et tous les trois vivent cachés. Ils sont apeurés par tous les bruits qu’ils entendent, craignant que des vivants puissent être dans les parages. Ils reçoivent un esprit frappeur, nommé Isidore. Celui-ci frappe en permanence, ce qui a pour effet de faire dire au père fantôme « entrez », comme si Isidore frappait constamment à sa porte. Isidore est atterré par cette réponse répétée. Le fils aîné fantôme, Gonzague, fait la fierté de la famille, car il est parti naviguer sur le vaisseau fantôme. Cependant, la famille apprend avec stupeur, en lisant le journal, qu’il aurait frappé l’amiral Nelson et qu’il serait puni. Son père refuse d’y croire et, honteux, se met à frapper le bébé. Isidore le somme de cesser de frapper l’enfant. Gonzague les rejoint et manifeste son agacement. Il estime ne pas avoir été bien traité sur le vaisseau fantôme. Un humain arrive et terrorise les fantômes qui se déguisent de façon malhabile en vivants. L’homme chante et parle avec Gonzague, lui demandant de se calmer, car Gonzague lui affirme que les fantômes le fatiguent. L’homme lui explique qu’il a des visions de pays chauds et qu’il ne reconnaît plus sa famille. Gonzague relate qu’ils ressemblent à des morts et qu’ils lui font peur. Il part avec l’homme. Les fantômes et Isidore trouvent sa conduite ingrate.

  • Le bel enfant
  • M. et Mme Cagaoi retrouvent M. Genou qu’ils n’ont pas vu depuis quinze ans. Ils ont appris qu’il avait eu un fils. Il répond qu’hélas c’est le cas. Le couple est impatient de faire sa rencontre, mais M. Genou les prévient qu’il a une tête de plus que lui. Le couple se réjouit et demande à le voir. M. Genou fait monter son fils et M. Cagaoi dit à son épouse qu’il ne doit tout de même pas être aussi grand que son père le décrit. Quand le fils de M. Genou apparaît, les époux poussent des cris d’horreur : celui-ci a deux têtes. M. Genou rappelle au couple qu’il les avait prévenus.

  • Un réveillon tragique
  • La famille Portillon invite pour le réveillon de Noël le Commandant et son épouse. Antonin, le fils des Portillon, demande à la bonne de lui conter une histoire. Comme Le petit chaperon rouge lui fait peur, il affirme à la bonne que si elle l’effraie de nouveau il le racontera à ses parents pour qu’elle soit renvoyée. Il va se coucher et s’endort. La bonne ouvre et l’Oncle Pied, le frère de madame Portillon, s’est invité avec un drôle de compagnon, tout aussi porté sur la bouteille, un dénommé Nougat. La mère de l’Oncle Pied, très âgée et presque aveugle, n’a de cesse de chercher son face-à-main tout en se cognant à divers endroits. Le Commandant et son épouse sont outrés par les mauvaises manières de l’Oncle Pied et de Nougat. Les Portillon sont gênés. Pour se séparer de ces invités encombrants, Mme Portillon leur fait visiter la cave et les y enferme. Elle remonte auprès des convives, rassurée que son frère et son acolyte soient occupés à boire pendant un bon moment les vins de leur cave. Le Commandant retrouve en secret Mme Portillon et ils s’embrassent fougueusement. Antonin se réveille à intervalles réguliers et tout le monde lui souffle de se rendormir. La soirée continue et les hommes parlent affaires tandis que le Commandant s’enivre. L’Oncle Pied et Nougat les rejoignent en chantant, complètement saouls. Les hommes discutent des gains qu’ils vont pouvoir amasser grâce à la guerre. Le Commandant évoque notamment des opportunités commerciales liées aux masques à gaz. Mme Portillon explique qu’on lui en donné un alors qu’elle avait réalisé des achats. Le Commandant, aviné, s’amuse avec le gaz et s’asphyxie. La concierge débarque et raconte qu’une personne dans l’appartement a jeté le cheval mécanique sur la tête du préfet de police. Antonin, ne comprenant pas et voyant que personne ne veut lui offrir son cheval mécanique, décide de jouer aux allumettes. En raison du gaz présent dans le domicile à la suite du jeu du Commandant, l’appartement explose. Seule la grand-mère continue de marcher au milieu des décombres et des corps allongés. Elle porte un masque à gaz et se demande où est passé son face-à-main.

  • bureau des objets perdus
  • Le Bureau des objets perdus est une complainte avec deux personnages : le commissaire et un homme aux paroles incohérentes. Il semblerait que ce dernier recherche les assassins de son frère. Il s’agit selon lui d’un crime commis à la guerre. Il veut porter plainte et s’offusque lorsque le commissaire lui précise que l’affaire est classée. Le commissaire lui répond qu’il commence à lui échauffer les oreilles. S’ensuit une tirade où l’homme lui parle de ses oreilles, de la folie, de son chien et d'évocations sans rapport les unes avec les autres. Pour conclure, le commissaire déclare à son sujet : « Infirmerie spéciale du dépôt. »

  • Un drame à la cour
  • Dans un parc zoologique, un père raconte des histoires à ses enfants et leur précise que le lion est le plus puissant des animaux et qu’il ne s’en prend jamais à l’homme. Ils regardent le lion. Celui-ci s’approche du bord de la cage et met un coup sur la tête du père. Quand la famille s’en va, le gardien reproche au lion son comportement. En fait, Léo, est déguisé en lion. Il était auparavant comptable et même s’il gagnait moins bien sa vie, il la regrette, car il estime ne plus recevoir aucune reconnaissance désormais. Il a signé un contrat dans lequel il doit mourir. Le gardien essaie de le convaincre d’aller au bout de celui-ci. Le zoo explique que le lion est très malade et qu’il est préférable de le tuer. Son exécution est attendue par tous les visiteurs comme un événement à ne pas rater. La personne chargée de son exécution est absente et un homme travaillant dans un abattoir est recruté à sa place. Celui-ci sympathise avec Léo et promet de ne pas le tuer. Un couple discute avec le gardien et la femme s’offusque lorsqu’elle apprend que le lion va mourir. Elle est à la SPA et aspire à ce qu’il ne souffre pas trop. Elle donne une seringue à l’homme chargé de le tuer, celui-ci lui répond aimablement qu’il piquera le lion discrètement. Alors que la foule afflue, le directeur présente l’exécution à venir. Tous observent la scène et, soudainement, une petite fille lance son ballon dans la cage du fauve et y entre. Sa mère crie avec angoisse tandis que la foule s’agite. Finalement, le lion lui rend son ballon et ramène la fille hors de la cage. Il referme la porte, reprenant sa position de plus puissant des animaux tout en restant digne.

  • Le pauvre lion
  • Un bouffon est en train de distraire le roi avec une charade. Le roi rit jusqu’à ce qu’il comprenne que le bouffon se joue de lui. Soudainement, le roi entend une révolte. Le bouffon lui précise qu’il s’agit d’une révolution. Le peuple veut le mettre à mort. Le roi s’inquiète et s’adresse à sa fille Marina. Il la presse de se lever et de partir au plus vite. Elle se lève sans se tourner, toujours dos au public. Son père lui confie un secret qu’il ne lui a jamais avoué : elle n‘est pas sa fille, mais son fils. À ce moment, Marina – en fait, le prince – se retourne et le public voit apparaître sa longue barbe noire. Marina, avec sa voix grave, répond qu’elle s’en était toujours doutée.

  • Un visiteur inatendu
  • Un mari et son épouse se disputent. Son épouse n’a de cesse de se plaindre. Elle accable la bonne, notamment en raison de l’absence de cinq cuillères. Son mari porte une longue barbe et sa femme lui demande quand il se décidera à la couper. Celui-ci lui affirme qu’il ne l’aime pas et que c’est elle qui a voulu qu’il la garde. La femme continue de se plaindre et alors qu’elle s’acharne sur la bonne, le mari, agacé, lui rétorque qu’elle est jolie. La femme lui répond qu’il la provoque. Il s’en va. Elle se retrouve avec la bonne et poursuit ses lamentations. Elle lui demande ce que son mari a dit avant de partir. La bonne ne répond rien, puis finit par avouer que celui-ci lui a soufflé qu’elle avait de beaux yeux. La bonne explique qu’elle a horreur des barbus. La femme s’offusque qu’elle insulte son mari. Elle la congédie. Un homme entre soudainement dans la pièce, il porte des lunettes et un pardessus de voyage. Il lui raconte qu’il s’est trompé d’appartement et qu’il a commis des méfaits qui l’obligent à s'engager dans la Légion à Casablanca. La femme se laisse séduire et ils projettent de partir ensemble. Elle lui explique qu'elle est triste et que, depuis des années, elle attend quelqu’un qui n’arrive pas. Alors qu’ils s’apprêtent à s'échapper, l’homme lui tend un paquet et lui propose de l’ouvrir. Il contient une barbe : l’homme en face d’elle n’est autre que son mari. Au seuil de la porte, la bonne attend le mari avec une valise, tandis que la femme hurle. Le mari la quitte et part avec la bonne. Peu après, Monsieur Verglas entre. Il rend à sa cliente les bijoux qu’elle lui a commandés ainsi que les cinq petites cuillères qu’il a redorées, comme elle le voulait. La femme crie qu’il en manque et Monsieur Verglas lui assure que non. La femme énumère de nouveau sa longue liste de plaintes.


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