La symphonie pastorale - André Gide

La symphonie pastorale - André Gide

Publié le 26 mai 2016 - Donne ton avis

La symphonie pastorale est un roman d’André Gide, publié en 1919. Le récit se déroule dans la campagne proche de Neuchâtel, à la fin du XIXème siècle.

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Partie 1 : Les personnages principaux

  • Le pasteur
  • Le pasteur est un père de famille bon et aimant. Guidé dans tous les actes de sa vie par le protestantisme, il est convaincu par la vérité religieuse qu’il transmet. Il recueille contre l’avis de sa femme une jeune femme orpheline.

  • Gertrude
  • Gertrude est une aveugle âgée de quinze ans. La personne qui s’occupe d’elle, visiblement sa tante, était sourde et vient de décéder. Gertrude ne communique pas, mais son arrivée dans la famille du pasteur la fera devenir une jeune femme vivante et joyeuse.

  • Amélie
  • Amélie est l’épouse du pasteur. S’occupant des tâches du foyer et de leurs cinq enfants, elle est harassée par sa vie. Elle se dispute avec son mari au sujet de Gertrude, car elle ne veut pas l’accueillir. Elle sait qu’elle aura à gérer la maison, ses enfants et la jeune femme handicapée, tandis que son époux travaillera la journée et rentrera tard le soir.

  • Jacques
  • Jacques est le fils du pasteur et d’Amélie. Il s’éprend de Gertrude, mais son père refuse qu’il l’épouse pour d’obscures raisons.

  • Mlle Louise de la M.
  • Mlle Louise de la M. est une connaissance du pasteur qui accueille Gertrude


    Partie 2 : Le résumé de l'histoire

    Au gré d’un de ses déplacements, le pasteur est appelé par une petite fille. Elle lui demande de la suivre, car une femme vient de mourir dans une maison proche. Le pasteur s’exécute et se rend dans la demeure. La vieille femme décédée était sourde et s’occupait d’une adolescente, visiblement sa nièce. Celle-ci se trouve immobile, dans un coin de la pièce, le visage caché par ses cheveux épars et l’air hagard. Le pasteur est gêné lorsque les membres présents parlent devant elle comme si elle n’existait pas. La jeune fille ne réagit pas. Ils lui indiquent qu’elle devra sûrement aller à l’hospice. Le pasteur s’y refuse et décide d’emmener celle-ci chez lui, se doutant bien que son geste pèsera à son épouse. Comme il s’y attendait, sa femme ne veut pas accueillir la fille aveugle. Le pasteur demande à sa femme d’accepter, lui promettant de l’aider. Toutefois, il comprend vite ses limites, ne pouvant participer entièrement à la toilette de la jeune femme. Celle-ci n’étant pas lavée et sale, il lui coupe les cheveux courts et sa femme s’occupe de son hygiène. Pendant un temps, la jeune femme reste mutique et complètement fermée au monde extérieur. Le pasteur se charge quotidiennement de l’éveiller et un jour il aperçoit avec joie un sourire éclairer son beau visage. Les progrès viennent rapidement, mais en dépit de ceux-ci Amélie semble toujours gênée par la présence de la jeune femme. Elle reproche principalement à son mari de faire pour elle ce qu’il n’a jamais fait pour ses enfants.

    Le pasteur adore la compagnie de la jeune aveugle et il lui raconte la bible et le monde en ne lui montrant que les belles choses et en lui cachant l’existence du mal. Il est émerveillé par la capacité de celle que toute la famille appelle désormais Gertrude d’apprécier la musique, les bruits, les sensations et même les paysages, sans les voir, mais en les imaginant. Il emmène notamment Gertrude à l’opéra, ce qui provoque l'indignation d'Amélie.

    Le pasteur passe beaucoup de temps avec Gertrude et celle-ci lui demande si elle est jolie. Le pasteur, avec gêne, lui répond qu’elle sait bien qu’elle l’est, après avoir essayé d’éviter de lui donner son avis.

    Gertrude suit des cours de musique et apprend à jouer de l’orgue. Ses progrès sont rapides et le pasteur l’emmène prendre des leçons tandis qu’il effectue ses visites. Sa journée terminant plus tôt qu’habituellement, il va chercher Gertrude. Il entre et surprend son fils Jacques guider sa main sur le piano. Le pasteur se cache et les observe. Jacques prend la main de Gertrude et l’embrasse. Il la laisse en lui indiquant qu’il doit partir, car son père ne va pas tarder à revenir. Le pasteur sent bien que ce qu’il a aperçu le contrarie, mais n’en parle pas à Gertrude. Alors qu’il se retrouve seul avec Jacques, il lui fait quelques remarques faisant comprendre à son fils qu’il les a surpris. Jacques, d’abord étonné, lui explique avec sérénité qu’il veut épouser Gertrude, qu’il ne lui en avait pas encore parlé, car il voulait être certain de son choix. Très sûr de lui et calme, il lui demande la main de Gertrude. Le pasteur s’emporte, ce qui est inhabituel. Il est agacé par l’assurance de son fils et ce qu’il lui demande. Il refuse de lui donner la main de Gertrude, arguant qu’il souhaite abuser de l’infirmité de celle-ci dans un premier temps, puis du fait qu’elle soit jeune dans un second temps. Le pasteur ordonne à son fils de partir en randonnée pendant un mois, comme il l’avait prévu initialement, et qu’à son retour il comprendrait clairement que cette idée n’est pas bonne. Malgré sa déception, Jacques ne dit rien et s’exécute, ce qu’apprécie son père...


    Partie 3 : le thème abordé

  • Un pasteur tiraille entre sa morale religieuse et ses sentiments
  • Sans s’en rendre compte de manière consciente, le pasteur tombe, malgré lui, amoureux de la belle Gertrude. Il en prend soin quotidiennement et la présence de cette jeune femme entrant dans la vie avec joie, alors qu’elle était mutique, devient un délice pour ce père de famille. Il la fréquente assidûment et, contrairement à lui, Amélie n’est pas dupe de ses sentiments. Pour se convaincre qu’il n’est pas amoureux, le pasteur adapte ses principes religieux, se persuadant que son amour à l’intention de Gertrude est pur. Il pense que la jeune femme se trompe par méconnaissance en lui affirmant l’aimer. Ne pouvant aller contre sa morale religieuse, le pasteur se ment à lui-même autant qu’à sa femme, à son fils et à Gertrude. Lorsque Gertrude meurt et que Jacques se convertit au catholicisme, il entre dans un grand désespoir.

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