Fiche de lecture : La part de l'autre d'Eric-Emmanuel Schimtt

Fiche de lecture : La part de l'autre d'Eric-Emmanuel Schimtt

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Publié le 27 févr. 2014 - Donne ton avis

Doc-étudiant vous propose de découvrir cette fiche de lecture résumé un livre d'Eric-Emmanuel Schimtt nommée la part de l'autre, un livre retraçant la vie d'Hitler, une façon romancée de sa vie.


Revenir sur les points de sa vie qui ont fait basculer Hitler dans la terreur et l'irréversible.Dans cette fiche de lecture de la part de l'autre, vous découvrirez un résumé détaillé et complet de l'oeuvre, ainsi que les personnage principaux et une biographie d’Hitler.

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I. La part de l'autre


Hitler a perdu son père depuis plusieurs années et sa mère est décédée depuis peu. Le jeune homme vit à Vienne et rêve de devenir peintre. Il tente le concours d’entrée de l’école des Beaux-Arts, mais il est recalé. L’affront est difficile à encaisser et Hitler connaît une grande misère, il ne peut plus payer sa chambre et la quitte. Il erre dans les rues, puis se rend à la gare. Dans son esprit, il se figure qu’il deviendra tout de même un grand peintre et que tous seront obligés de constater son talent et son œuvre. Alors qu’il peine à dessiner les formes architecturales de la gare, des dames lui donnent régulièrement de l’argent pour qu’il les aide à porter leur valise.


II. La vie (romancée) d’Hitler


Hitler a perdu son père depuis plusieurs années et sa mère est décédée depuis peu. Le jeune homme vit à Vienne et rêve de devenir peintre. Il tente le concours d’entrée de l’école des Beaux-Arts, mais il est recalé. L’affront est difficile à encaisser et Hitler connaît une grande misère, il ne peut plus payer sa chambre et la quitte. Il erre dans les rues, puis se rend à la gare. Dans son esprit, il se figure qu’il deviendra tout de même un grand peintre et que tous seront obligés de constater son talent et son œuvre. Alors qu’il peine à dessiner les formes architecturales de la gare, des dames lui donnent régulièrement de l’argent pour qu’il les aide à porter leur valise.


Il parvient à loger chez une excentrique bourgeoise autrichienne, parée de multiples bijoux. Elle commence à s’enticher de lui, tandis qu’il se fait passer pour un grand peintre, alors qu’il consacre ses journées à porter des valises à la gare. Il se convainc toujours qu’il est un peintre illustre et vit confortablement dans ses propres illusions. Il déteste lorsque la réalité fait irruption et la fuit autant que possible en se noyant dans des mensonges auxquels il croit. Il tombe sur un magazine antisémite faisant l’apologie de la race aryenne et est séduit par les idées avancées sur la supériorité de la race allemande, mais ne se sent pas vraiment antisémite.


Sa logeuse l’invite à l’une de ses soirées où elle accueille uniquement de jeunes hommes. Hitler ressent un malaise quand il constate que tous sont homosexuels. Il fuit et se fait suivre par un autre homme qu’il repousse. Terriblement vexé par cet affront, il déclare à sa logeuse être amoureux d’elle, même si ce n’est pas vrai, pour qu’elle ne le croie pas homosexuel. Cette dernière semble ravie de lui plaire, mais a fait une croix sur les hommes depuis longtemps : elle refuse ses avances. Cette réponse soulage Hitler qui n’a ni l’expérience de l’amour physique avec les femmes, ni l’envie d’entretenir une liaison avec sa logeuse.


Un homme repère ses peintures et les revend, ce qui plaît beaucoup à Hitler, mais il s’agit en fait d’un arnaqueur qui est d’origine juive. Hitler et sa logeuse s’en rendront compte après s’être fait abuser. Elle lui demande ensuite de peindre son propre portrait. Hitler s'y emploie durant plusieurs semaines et peine à obtenir un résultat correct. Devenant de plus en plus aigri de ne pas parvenir à la dessiner, il prend une de ses photos et va payer un peintre de rue pour qu’il l’immortalise. Lorsqu’il rend la peinture à sa logeuse, cette dernière est très émue. Pour se consoler de cette frustration, il s’imagine qu’il deviendra un artiste des espaces urbains, un architecte, et que cela lui confère un plus grand prestige.


Sa logeuse le découvre un jour à la gare en train d’errer et comprend qu’il lui a menti. Elle s’en sépare et Hitler se retrouve de nouveau dans la rue. Il rencontre son arnaqueur et ils vivotent ainsi tous les deux pendant quelques mois. Puis la guerre est déclarée et Hitler, fou de joie, en profite pour entrer dans l’armée allemande et oublier sa misérable identité. Durant la guerre, il montre un zèle qui fascine les autres combattants, puis qui les effraie. Hitler est un guerrier valeureux, sans peur, tout entier acquis à la cause de l'Allemagne, dénonçant ceux qu’il soupçonne de déserter. Il reçoit de grandes distinctions militaires pour son comportement. Plusieurs situations où il échappe à la mort de justesse lui font croire qu’il est invincible et porteur d’une mission.


Après quelques années où il lutte avec frénésie, il n’accepte pas d’ouvrir les yeux sur la réalité : l’Allemagne a perdu la guerre. Il est hospitalisé à la suite d’une vision défaillante, après avoir reçu du gaz moutarde dans le visage. Averti par son comportement extrême, le docteur Forster est persuadé qu’Hitler ne peut plus voir parce qu’il ne veut pas regarder en face la défaite de l’Allemagne. Soupçonnant chez lui une névrose, il l’hypnotise durant une nuit en lui tenant un discours lui permettant de voir de nouveau. Sachant que l’orgueil et le patriotisme d’Hitler sont incroyables, il exacerbe ces tendances en lui précisant que l’Allemagne a besoin de lui. Le lendemain au réveil, Hitler a retrouvé la vue.


Décoré par la guerre, il est miné par la défaite allemande, mais il est persuadé qu’il a un destin, car il a échappé à tous les dangers. Il devient un membre éminent du parti national socialiste. Il comprend très bien comment manipuler les hommes à sa guise, en se montrant alternativement mystérieux et fermé, puis faussement ouvert et intéressé. En outre, il est repéré, car dès qu’il s’exprime sur un sujet où il est en colère il captive l’auditoire avec une force incroyable. Il devient un leader excitant les foules. Il se fait financer ses idées par de vieilles dames fascistes qui le courtisent et qu’il déteste. Hitler monte en puissance jusqu’à atteindre le pouvoir en Allemagne et faire parler de lui à l’étranger. Il décide de s’approprier l’Autriche, puis entraîne le début de la Deuxième Guerre mondiale. Après plusieurs années de guerre, il constate que l’Allemagne a perdu du terrain et entreprend discrètement, avec des hommes de confiance, de supprimer l’intégralité des personnes juives avant de ne plus pouvoir le faire. Il considère le peuple aryen comme une élite qui doit être nettoyée de ceux qui l’ont intégrée à tort, en l’occurrence les juifs. Quand le processus est lancé, il informe les responsables allemands et les met ainsi devant le fait accompli, pour qu’ils ne puissent plus reculer.


Par ailleurs, il est souvent obnubilé par son corps qu’il déteste et qu’il ne maîtrise pas. Il envie les grands Aryens musclés. Il ne comprend pas pourquoi avec un tel esprit il ne possède pas leur morphologie. Hitler est toujours vierge jusqu’à sa rencontre avec Eva Braun. Il était rebuté par le sexe, car il se considérait comme un être supérieur pur et chaste. Il n’avait jusque-là jamais eu de relation avec les femmes et deux d’entre elles qu’il avait côtoyées se sont suicidées. Une jeune fille qui souhaitait avoir des rapports plus intimes avec lui et qu’il a complètement abandonnée pour éviter cela. Une autre qui fut sa nièce, qu’il a accueillie et avec qui il partageait son appartement. Sa nièce a passé son adolescence avec son oncle pensant qu’il voulait lui venir en aide. La réalité était tout autre : il voulait l’enfermer pour qu’elle devienne sa femme et qu’ils n’aient aucun rapport intime. Lorsqu’elle a compris sa situation, elle a mis fin à ses jours.


Eva Braun, à force d’insister, parvient à avoir des rapports intimes avec Hitler, mais ce dernier est répugné par ces actes. Il cache plus ou moins sa liaison avec elle. Quand il réalise que l’Allemagne va perdre la guerre et que les Allemands ne veulent plus le suivre, il conclut que ce peuple n’est pas à la hauteur de son pays. Il envisage de se suicider pour ne pas faire ce qu’il considère être une insulte : capituler. Il imagine cette idée comme étant très romantique et correspondant pleinement aux idéaux décrits dans les opéras qu’il écoute avec passion et dont les personnages lui semblent être des définitions de lui-même.


Ainsi, il demande Eva Braun de l’épouser et de se suicider avec lui, car il considère que l’Histoire retiendra avec admiration ce geste d’une élégance et d’un romantisme suprêmes. Il s’imagine déjà les livres d’histoire reprenant son nom avec fierté, évoquant le courage d’un homme brave, ayant réalisé les bons choix. Hitler et Eva Braun se suicident dans la chambre de leur bunker en avalant du cyanure. Ils seront retrouvés étendus sur le lit à la fin de la guerre.

III. La vie d'Adolf Hitler


Adolf est reçu à l’école des Beaux-Arts de Vienne. Quand il constate le niveau des autres élèves, il a honte et a du mal à saisir pourquoi il a été accepté. Il s’imagine qu’il a été admis de justesse. Puis un événement récurrent l’ennuie fortement : il devient la risée de ses camarades. En effet, à chaque fois qu’un modèle nu féminin pose devant la classe, Adolf s’évanouit. Il évoque son problème avec son docteur qui l’introduit auprès d’une connaissance à lui, qu’il semble beaucoup estimer : le docteur Freud.


Ainsi, le docteur Freud analyse Hitler qui est très vexé par ces séances où il doit parler. Deux de ses camarades de l’école se montrent enthousiastes lorsqu’est mentionné le nom du docteur, ce qui adoucit un peu le jeune autrichien. Freud continue les séances et Adolf se libère peu à peu. Il ne rêve plus et Freud lui explique que la prochaine fois, il le fera et devra raconter son rêve. Adolf a évoqué son père violent qu’il détestait et sa mère qu’il aimait, mais qui était battue par son époux. Freud lui explique qu’il essaie de bien agir, mais qu’il va devenir dangereux s’il ne soigne pas ses démons. Les séances font leur effet et Freud termine l’analyse. Adolf est désormais un jeune homme débarrassé de ses problèmes, il peut continuer d’avancer dans la vie d’une façon plus saine.


Afin d’éviter de perdre connaissance de nouveau devant une femme nue, Adolf rencontre le modèle et lui demande de poser seule pour lui. Elle lui indique d’abord de solliciter sa nièce. Adolf est troublé lors de la séance avec celle-ci, mais ne s’évanouit pas. Ce moment entraîne une aventure intime entre eux. La tante de la jeune fille est jalouse. Elle entreprend alors d’initier Adolf à la sexualité en le retrouvant régulièrement. Au début de leurs aventures, elle s’ennuie, puis Adolf devient un amant de plus en plus curieux recherchant son plaisir. Quand il est enfin un homme lui donnant du plaisir et auquel elle s’est attachée, elle le quitte pour se marier avec un homme de son âge. Adolf est très triste et se réfugie dans la peinture. Au vu des émotions apparaissant désormais dans ses tableaux, son professeur le complimente et lui indique qu’il est en train de devenir un artiste. Adolf se lie d’amitié avec deux autres étudiants à qui il voue le plus grand respect : Bernstein et Neumann.


La guerre éclate. Adolf et ses camarades sont atterrés. Ils sont envoyés au front. Ils partagent les terreurs, les peurs, l’absurdité et l’horreur de la guerre. Neumann et Bernstein deviennent parfois sans pitié pour survivre dans cet enfer, mais Adolf leur rappelle toujours leur part d’humanité. Alors qu’ils profitent d’un rare moment de répit pour aller se baigner, Bernstein, qu’ils admirent beaucoup, notamment pour le caractère sublime de ses peintures, leur avoue son homosexualité. Adolf et Neumann le rassurent et lui répondent que son orientation sexuelle ne change rien à leur amitié. Ils sont tous les trois très soudés. Le dernier jour de la guerre Bernstein est complètement défiguré par un obus et décède peu après. Adolf, lui, se retrouve à l’hôpital et l’exceptionnelle sœur Lucie s’occupe de lui. Alors qu’il s’apprête à mourir, elle passe la nuit auprès de lui et il survit. Leur amour réciproque ne sera pas consommé, mais leur amitié sera préservée par des correspondances épistolaires.


Pendant un certain temps, Neumann se transforme en Bernstein : il peint comme lui, exprime les mêmes opinions puis se met à fréquenter des hommes. Adolf lui fait part de son avis : il est en train de « devenir » Bernstein pour faire face à l’absence laissée par sa mort. Il demande à Neumann de se reprendre.


Neumann, se remettant peu à peu, part avec Adolf vivre à Paris pour peindre. Ils rencontrent une jeune femme extravertie et piquante dénommée Onze-heures-trente. Celle-ci annonce de but en blanc à Adolf qu’il est amoureux d’elle et qu’ils vont vivre ensemble. Adolf est séduit et ils vont effectivement partager une grande histoire d’amour. Ils croisent sur leur chemin les surréalistes avec, à leur tête, André Breton. Ils participent avec enthousiasme à un de leur fameux rendez-vous. André Breton l’a invité en visionnant avec admiration l’une de ses œuvres.


À Paris, Adolf vit pendant un certain temps dans une grande précarité, mais n’est pas malheureux pour autant. Puis ses tableaux commencent à se vendre et il rencontre un franc succès. Le phénomène prend de l’ampleur et il est mal à l’aise avec sa réussite. Il considère que ceux qui l’adoubent maintenant ne prêtaient pas attention à lui avant et pourraient s’en désintéresser plus tard. Pour justifier son succès, Adolf se noie dans le travail et délaisse ainsi Onze-heures-trente. Pour le réveiller, cette dernière lui fait croire qu’elle a une liaison avec un danseur. Adolf va alors entretenir une relation avec Sarah Rubinstein, la fille du fondateur du sionisme. Cependant, il peine à oublier son amour pour Onze-heures-trente, malgré ses sentiments pour Sarah.


Onze-heures-trente décide de mettre fin à cette situation et reprend les choses en main. Adolf et elle se remettent ensemble et leur relation connaît un beau renouveau. Malheureusement, Onze-heures-trente devient souffrante et se meurt lentement. Adolf la soutient corps et âme. Lorsqu’il sent qu’elle va trépasser, il court à la recherche de celui qu’il croit avoir été un homme aimé d’elle : le danseur. Il veut qu’il vienne également pour être à leurs côtés afin d’épauler la jeune femme. Le danseur l’informe qu’il n’a jamais eu d’aventure avec Onze-heures-trente, qu’ils faisaient juste semblant pour le bousculer. Adolf est bouleversé et court au chevet d’Onze-heures-trente. Elle meurt dans ses bras et l’incite au préalable à continuer sa vie auprès de Sarah.


Adolf et Sarah se retrouvent, mais Adolf peine à oublier Onze-heures-trente. Neumann, de son côté a des convictions communistes et part en Russie. La vie avance et Adolf ne peint plus depuis la mort d’Onze-heures-trente. Il fonde une famille avec Sarah et s’occupe énormément et avec tendresse de leurs deux enfants. Il devient professeur de peinture et y prend beaucoup de plaisir. Un élève, Heinrich, retient son attention. Heinrich semble très admiratif du travail d’Adolf et essaie de pousser son professeur à peindre de nouveau.


Sarah comprend qu’Adolf a une vie cachée, il va régulièrement voir une autre femme. Après enquête, elle découvre qu’il s’agit de sœur Lucie et que leur relation est purement amicale. Sœur Lucie vient par la suite les voir fréquemment et l’amitié entre Adolf et elle perdure. Lorsqu’il lui présente fièrement Heinrich, sœur Lucie lui indique que, contre toute attente, il est le « diable ».


Adolf se rend à Paris avec Heinrich et sa fille désormais adolescente. Un musée a décidé de lui consacrer une grande rétrospective. Il est couvert par les honneurs et décide de mettre tout ce succès au profit d’Heinrich en l’introduisant auprès de ses relations. Adolf est plutôt mal à l’aise devant cette reconnaissance, mais s’investit autant que possible pour faire connaître son protégé.


Un soir, il découvre avec horreur Heinrich au lit avec sa fille. Heinrich semble n’avoir rien à faire de leur différence d’âge et de l’innocence de la fille d’Adolf. Ce dernier est complètement trahi et tente de consoler comme il peut sa fille, alors qu’Heinrich se désintéresse d’elle après l’avoie eue dans son lit. Heinrich entame par la suite une grande carrière à Paris et critique régulièrement les œuvres d’Adolf. Adolf n’est pas vraiment sensible à la critique, il sait bien qu’elle varie avec les modes. Sa fille se réconcilie rapidement avec lui. Sarah meurt quelques années plus tard d’un cancer, sûrement en raison des procédés chimiques qu’elle a utilisés tout au long de sa carrière de « nez », afin de mettre au point des parfums.


Adolf termine sa vie en Californie chez sa fille. L’Allemagne est depuis devenue la plus grande puissance mondiale. Il pense souvent à Onze-heures-trente et Sarah, il a hâte de les rejoindre. En observant à la télévision le premier astronaute, de nationalité allemande, marcher sur la Lune, Adolf rend son dernier souffle.


3 commentaires


Parretl
Parretl
Posté le 1 déc. 2016

merci

Sparadrap
Sparadrap
Posté le 7 févr. 2016

Je suis daccord cela ma bcp aidé merci !

gagnamman
gagnamman
Posté le 27 févr. 2014

merci pour cette fiche. On apprend pleins de choses !

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