Résumé La conquête de Plassans d'Emile Zola

Résumé La conquête de Plassans d'Emile Zola

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Publié le 3 févr. 2014 - Donne ton avis

Au cours de cette histoire, les époux Mouret basculent tous deux progressivement dans la folie. Mouret va, au début du récit, adopter un comportement obsessionnel avec l’abbé Faujas qui fuit la discussion avec lui et l’intrigue. Sans trop comprendre pourquoi, François va lui établir une superbe réputation au sein de la ville de Plassans, après avoir fait l’inverse dans les premiers temps de son arrivée. Mouret sera ensuite accusé injustement de battre sa femme et sera enfermé à l’asile.


Dans ce lieu, il deviendra réellement fou, à tel point qu’il commettra un massacre en incendiant sa maison. De son côté, Marthe va au début être indifférente à l’abbé, puis va se transformer en une dévote intégralement soumise à lui. Elle en sera amoureuse, l’idolâtrant à un point où elle se dénigrera elle-même. Elle a toujours craint de finir comme sa grand-mère. Elle en arrivera à un stade où elle n’accordera plus d’intérêt à son mari et ses enfants. Ses premières crises nocturnes seront terribles et elle en sera tellement honteuse qu’elle n’osera prendre la défense de son mari. Elle se voit basculer dans la folie et paraît impuissante à empêcher ce processus infernal, comme ancré dans la descendance des Rougon-Macquart.

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La conquête de Plassans figure comme le IVe tome d’une série de livres écrits par Zola sur la famille des Rougon-Macquart.


I. Les personnages principaux


1. Marthe Rougon


Marthe est à la fois la cousine germaine et l’épouse de François Mouret. Ils ont trois enfants : Désirée, Serge et Octave. Âgée d’une quarantaine d’années, elle s’ennuie chez elle et va peu à peu basculer dans la folie, chose qu’elle craignait à la vision de sa grand-mère Adélaïde, vivant dans un asile.


2. François Mouret


François est le mari et cousin de Marthe. Bourgeois aujourd’hui retraité, il voit son autorité décliner progressivement auprès de sa femme, tandis qu’elle se soumet complètement à l’abbé Faujas. Il sera accusé injustement de folie et sera enfermé à l’asile des Tulettes, au même endroit que sa grand-mère. Il deviendra réellement fou dans l’asile.


3.L’abbé Faujas


3. L’abbé Faujas



L’abbé Faujas est un homme débarquant à Plassans pour des raisons d’abord mystérieuses. Fin stratège et sachant utiliser son influence pour arriver à ses fins, il devient peu à peu la figure éminente de la ville. Il a visiblement été envoyé par l’Empire pour maîtriser la conquête politique de la cité. Il est un homme sombre, manipulateur, doté d’un physique impressionnant.


II. Le résumé de l’histoire


François Mouret impose à son épouse un nouveau locataire, un abbé inconnu venant d’arriver à Plassans, dénommé Faujas. Ce dernier arrive avec sa mère. Ils logent ainsi ensemble dans une chambre de la maison de la famille Mouret. Les deux époux y vivaient préalablement avec leur servante, Rose, et leurs trois enfants.


Mouret est intrigué par cet abbé qui évite consciencieusement de s’adresser à lui. Il l’épie, lui fait une réputation dans Plassans, tandis que Marthe, son épouse, les laisse vivre avec sa mère. Peu à peu, la curiosité de Mouret se mue en obsession. Il les amène avec sa mère à passer les soirées avec eux pour en savoir plus. L’abbé est aussi invité chez Félicité Rougon, mère de Marthe et belle-mère de François, à l’une de ces fameuses soirées où toute l’élite de la société locale se mêle. Félicité le guide pour qu’il parvienne à évoluer à son aise dans ces milieux politico-religieux. Elle lui indique notamment un conseil précieux : s’il réussit à être apprécié des femmes des notables, il fera ce qu’il voudra à Plassans. Ce à quoi l’abbé va s’employer avec talent, patiemment et méthodiquement.


Les jours passants, Marthe Rougon voit l’abbé avec un œil nouveau et avec le temps, cet homme la fascine. Elle délaisse et désobéit de plus en plus souvent à son mari, qui lui adresse de cinglants reproches. L’abbé et sa mère sont désormais constamment présents dans le jardin et le salon des Mouret. La bonne, Rose, sympathise avec Mme Faujas et apprécie également de plus en plus l’abbé.


Pour tenter d'être aimée par lui, Marthe va user de toutes ses forces pour créer un établissement religieux pour jeunes filles. Elle sera accompagnée par les épouses des hommes puissants de la ville qu’elle aura démarchées dans cette entreprise. L’abbé fait l’unanimité auprès des femmes et Marthe lui témoigne un attachement de plus en plus pressant. Elle entre avec une ferveur incontrôlable dans la dévotion. L’abbé s’inquiète du comportement excessif de Marthe, mais il l’emploie aussi à merveille pour parvenir à ses fins. Marthe commence à durement tenir tête à son mari qui peu à peu s’efface complètement, désemparé par cette situation.


L’abbé Faujas fait à contrecœur venir dans le domicile des Mouret sa sœur, Olympe, et son beau-frère, Trouche. Au départ, très discrets en raison de l’autorité de l’abbé Faujas qui craint que leur comportement sulfureux ne l’empêche d’arriver à ses fins, ils envahissent également progressivement la maison des Mouret. Marthe ne s’occupe plus de rien et se rend tous les jours à la prière. Les trois enfants subissent cette disparition graduelle de leur mère et ils partiront tous les trois du foyer pour des raisons diverses. L’un d’entre eux, Serge, est en outre admiratif de l’abbé et entrera dans la religion. L’abbé fait d’ailleurs ouvrir un centre pour les garçons où il s’évertue avec habileté à influencer les jeunes hommes de la société de Plassans.


Les Trouche abusent de l’aveuglement de Marthe envers l’abbé pour lui extorquer de l’argent. Ils s’emparent peu à peu de la fortune de Mouret qui s’y oppose au début, puis qui finit par céder complètement sous la pression de sa femme. L’abbé Faujas parvient à organiser des rencontres dans le jardin des Mouret où toute la bonne société de Plassans se retrouve. Manœuvrant Marthe comme il y aspire et la considérant avec un dédain toujours plus grand, cette dernière est sujette à des crises de folie durant la nuit. Elle hurle, s’agite et s’automutile. Mouret, qui assiste complètement hébété à ces scènes d’hystérie, est accusé à tort de la violenter. Sa réputation d’homme frappant son épouse est rapidement montée en épingle dans toute la ville. Il sera pour ces raisons enfermé à l’asile des Tulettes.


De son côté, l’abbé Faujas touche au but, il contrôle la situation à merveille et devient l’homme fort de Plassans. Marthe l’inquiète de plus en plus et ses attitudes excessives envers lui ne sont pas sans faire jaser. Un jour, Marthe lui avoue son amour et il la repousse tant qu’il peut. La mère Faujas les surprend et arrête son fils avant qu'il ne se laisse emporter par la violence, ce qui pourrait le compromettre. Marthe lui dit qu’elle se savait gagnée par la folie, mais qu’elle avait tellement honte qu’elle n’a pu empêcher l’internement de son époux. L’abbé se refuse à admettre qu’il était parfaitement au courant de ce fait.


Les crises de Marthe s’aggravent et elle décide de rejoindre François aux Tulettes pour qu’il repousse hors de la maison les Faujas et les Trouche. L’oncle Macquart, qui entretient une rancune féroce envers Félicité, la mère de Marthe, l’accueille sur les lieux. Il habite à proximité de l’asile et est chargé par Félicité de veiller sur la grand-mère internée. Il observe avec amusement la folie s’emparer de François et de Marthe. Lorsque Marthe rencontre François, elle est obligée de constater qu’il est devenu fou. Cette vision l’achève et elle entre une nouvelle fois en crise. L’oncle Macquart l’emmène chez Félicité. Le médecin indique qu’elle mourra dans quelques heures.


Parallèlement à la mort à venir de Marthe, François, après une crise de démence, s’échappe, voyant la porte ouverte. Il arrive à pied à Plassans. Il entre dans sa maison en forçant la porte. Il espionne les Trouche qui vivent désormais dans sa chambre et l’abbé Faujas et sa mère. Il attend qu’ils s’endorment et met le feu au domicile.


Le voisinage apparaît, puis observe la scène avec un voyeurisme déplacé, disposant des chaises ça et là pour assister à l’embrasement de la bâtisse. Des témoins ont aperçu Mouret mettre le feu. Ils apprennent que l’abbé Faujas et sa famille étaient à l’intérieur. Ils constatent que le crime va profiter à Félicité Rougon et son époux qui vont ainsi reconquérir Plassans avec facilité. L’oncle Macquart, qui a selon Félicité entrepris de libérer Mouret dans le but que ce drame arrive, est agacé. Il estime que Félicité a encore abusé de lui en le manipulant. Marthe meurt dans un hoquet, l’air épouvanté, dans les bras de son fils Serge, qui porte désormais la soutane.


III.Le thème abordé


La folie


Le voisinage apparaît, puis observe la scène avec un voyeurisme déplacé, disposant des chaises ça et là pour assister à l’embrasement de la bâtisse. Des témoins ont aperçu Mouret mettre le feu. Ils apprennent que l’abbé Faujas et sa famille étaient à l’intérieur. Ils constatent que le crime va profiter à Félicité Rougon et son époux qui vont ainsi reconquérir Plassans avec facilité. L’oncle Macquart, qui a selon Félicité entrepris de libérer Mouret dans le but que ce drame arrive, est agacé. Il estime que Félicité a encore abusé de lui en le manipulant. Marthe meurt dans un hoquet, l’air épouvanté, dans les bras de son fils Serge, qui porte désormais la soutane.


1 commentaire


Baloup
Baloup
Posté le 3 févr. 2014

Fiche de lecture très bien écrite, je recommande !

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