L'âge d'homme de Michel Leiris

L'âge d'homme de Michel Leiris

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Publié le 10 janv. 2014 - Donne ton avis

L’auteur évoque les différentes œuvres qui l’ont touché. Il s’est souvent rendu au théâtre et à l’opéra durant sa jeunesse et considère que ces spectacles ont eu une influence décisive sur son goût prononcé pour les arts et le romantisme. Il estime que cette culture a influé sur sa manière de penser et de s’exprimer par métaphores et allégories. Il cite entre autres Roméo et Juliette, Hamlet, Faust, Parsifal, Carmen… Ces œuvres ont joué un rôle crucial dans la construction de sa personne et notamment dans son aspiration à devenir écrivain.
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L’âge d’homme est une autobiographie de Michel Leiris écrite lorsqu’il avait 34 ans. Cet ouvrage est le fruit d’un travail psychanalytique touchant à plusieurs thèmes de sa vie.


Les thèmes abordés


Les œuvres qui l’inspirent


L’auteur évoque les différentes œuvres qui l’ont touché. Il s’est souvent rendu au théâtre et à l’opéra durant sa jeunesse et considère que ces spectacles ont eu une influence décisive sur son goût prononcé pour les arts et le romantisme. Il estime que cette culture a influé sur sa manière de penser et de s’exprimer par métaphores et allégories. Il cite entre autres Roméo et Juliette, Hamlet, Faust, Parsifal, Carmen… Ces œuvres ont joué un rôle crucial dans la construction de sa personne et notamment dans son aspiration à devenir écrivain.


L’Antiquité, Judith et Lucrèce


Leiris voue un véritable culte à tous les récits provenant de l’Antiquité, il éprouve une fascination intense pour cette période. À tel point qu’il est obnubilé par deux grandes figures antiques de la femme : celles de Judith et Lucrèce. Il retracera d’ailleurs ses relations avec les femmes en les reliant constamment à ces deux symboles féminins. Lucrèce était une épouse fidèle dont un prince est tombé amoureux. Il l’a forcée à se soumettre à lui. Lucrèce a fait mine d’accepter, puis s’est suicidée en se plantant un poignard dans sa poitrine devant sa propre famille. Ce poignard ensanglanté a ensuite été brandi pour appeler le peuple à la révolte contre la famille du prince. Judith est, elle, une femme qui a décidé de sauver son peuple. Elle a séduit le chef de l’armée qui assiégeait sa ville, puis lui a tranché la tête lorsqu’il était ivre.


La sexualité


Michel Leiris se met à nu dans cette autobiographie en évoquant sa sexualité avec les femmes, dont les prostituées. Il raconte aussi ses périodes d’abstinence et même parfois son impuissance. Ses peurs l’inhibent souvent sexuellement et il explique qu’il éprouve un plaisir complexe à tourner autour du sexe tout en l’évitant. Une douleur à l’entrejambe va en outre le rendre très mal à l'aise avec son organe génital.


La liaison avec Kay


Leiris raconte sa liaison avec Kay, une femme au prénom anglais. Il décrit la naissance et l’extinction progressive du sentiment amoureux qu’il a ressenti pour elle. Il exprime par ailleurs ses faiblesses et ses lâchetés et le fait que leur situation ait pâti d’un contexte difficile. Kay n’était pas encore divorcée lorsque leur relation a commencé et leur amour n’était ainsi pas forcément évident à vivre et à montrer. Qui plus est, ils n’habitaient pas ensemble. Un soir en rentrant chez lui, Leiris se fait agresser. Ainsi, la crainte de revivre ce moment va le hanter chaque fois qu’il raccompagnera Kay chez elle durant la nuit.


La peur de vieillir


Leiris éprouve des difficultés à devenir adulte. Cet ouvrage est d’ailleurs pour lui la transition et, comme l’indique le titre, le passage à l’âge d’homme. Il fuit pendant un temps et se perd de fête en fête, avec un certain romantisme, pour éviter de se poser des questions existentielles. Il affirme que cette insouciance le séduit et qu’il a du mal à s’en défaire. La peur de la maturité s’exprime aussi par la crainte de vieillir et se retrouve dans le sexe. Il pense beaucoup à l’enlaidissement de son corps et aux effets de la vieillesse sur sa sexualité. Il prend conscience du caractère éphémère de la vie.


Les traumatismes


Leiris a été extrêmement traumatisé enfant par un événement médical. Ses parents l’ont fait opérer des végétations et le médecin lui a tranché la gorge sans la moindre anesthésie. Il a non seulement ressenti une grande douleur, mais a également souffert du sentiment d’être trahi par ses parents qui ne l’avaient pas averti du danger et de la raison pour laquelle ils l’amenaient chez le docteur. Par ailleurs, l’œil crevé revêt chez lui une signification particulière. Durant son enfance, il a crevé involontairement l’œil de la servante de ses parents en jouant avec une flèche. Peu de temps après, il a été abusé par un jeu de sa sœur et de son mari lui faisant croire qu’il crevait l’œil d’une personne. Ces deux événements l’ont considérablement marqué et il note dans ce chapitre qu’il peut associer l’organe féminin à une blessure.


Le romantisme


L’auteur rencontre une période où il court les fêtes en compagnie de deux amis : un homme et une femme. Il boit souvent et intensément. Sa vie est plutôt oisive, elle est rythmée par les « parties ». Il n’a pas de but en particulier et s'enquiert de cette situation qu’il considère avec romantisme. Son existence côtoie régulièrement l’ivresse et le jazz, il se sent attiré par le lyrisme de cette absence de sens à sa vie. Il entrevoit son attrait pour la poésie des mots, mais ne la développe pas encore. Par ailleurs, dans sa famille la sensibilité est perçue comme une qualité particulière et il se plaît à reconnaître la sienne. Il lui arrive souvent de pleurer et s’y adonne parfois avec un plaisir confus.


Les rêves


Allant au bout de son introspection sincère et sans fard, l’auteur conte avec précision certains de ses rêves. Ils mêlent avec onirisme ses angoisses profondes, sa sexualité et son entourage. Il a notamment tenté à travers la psychanalyse de se libérer de toutes ses craintes chimériques liées au châtiment. Il constate que ces peurs sont souvent dues à sa culture judéo-chrétienne. Dans ses rêves s’exprime encore avec force les deux grandes figures qu’il associe à la femme : Judith et Lucrèce.



1 commentaire


youtaba
youtaba
Posté le 10 janv. 2014

fiche de lecture assez bien faite, agréable à lire ! je recommande !

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