Journal de Paul Klee, résumé et analyse

Journal de Paul Klee, résumé et analyse

Publié le 11 juil. 2014 - Donne ton avis

Le Journal de Klee est une source précieuse pour comprendre comment cet artiste très doué construit sa personnalité et forge son destin d'une façon volontaire, avec une discipline rigoureuse. Quatre parties conduisent de l'enfance juqu'en en 1917.

Biographie de Paul Klee

Paul Klee est un peintre, dessinateur et graveur allemand né en 1879 à Münchenbuchesee près de Berne et mort en 1940 à Muralto-Locarno. C'est un des artistes majeurs de la première moitié du XXème siècle.


Ses parents étant tous deux musiciens, Klee commence à étudier le violon dès l'âge de sept ans et devient rapidement bon violoniste. Attiré également par la poésie, il choisit finalement d'étudier la peinture.


Dans le domaine de la gravure, il est influencé par Beardsley, et en peinture il reconnait Cézanne comme maître incontesté. Ses premières gravures, d'un style expressionnistes, sont tourmentées et surprenantes de modernité.


Au début des années 1910 il devient ami avec le peintre Kandinsky. C'est en 1914, lors d'un voyage en Tunisie, qu'il fait l'expérience intime de la couleur.


Dans les années 1920, il enseigne au Bauhaus. Dans la même période, il développe un langage pictural abstrait, les fameuses formes géométriques et structurales animées de rythmes qui deviendront la marque de son génie personnel.

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Résumé du Journal de Klee

Le Journal 1 comprend des bribes de souvenirs d'enfance, puis Klee le tient régulièrement de 1897 à 1901. A dix-huit ans, il témoigne d'une poussée irrésistible de tous les arts en lui : la musique, la poésie ainsi que le dessin. Avec un regard déjà mature, il capte un jour son reflet dans une vitre et décide de se regarder "de l'intérieur". Une fois le baccalauréat en poche, il part "faire de la peinture à Munich".


C'est le temps des premières découvertes en dessin. Les liaisons sentimentales intempestives ne l'empêchent pas de travailler au dessin, et le Journal devient un guide de l'esprit. En 1901, il ressent toujours en lui le "chaos", la "tempête", qui se traduisent par des maux psychosomatiques. C'est l'année où il rencontre Lily, qui deviendra son épouse. Dans le même temps, il célèbre le mystère de la féminité dans un cycle de travaux. Sa vie est toujours orageuse.


Journal II (octobre 1901/mai 1902). Il débute sur une série de voyages en Italie où il éduque son regard artistique auprès des grandes oeuvres (Raphaël, Michel-Ange). Le séjour italien est une stimulation forte pour la technique et le psychisme de Klee qui engrange les idées et les références culturelles multiples.


Le Journal III (juin 1902/juillet 1017) dévoile les découvertes techniques du peintre, et son invention de la lumière. Klee commence par un nouveau bilan. Le Journal devient le lieu où il consigne ses progrès. 1903 est l'année capitale où il découvre une de ses voies originales : l'application de la satire en peinture, qui conjugue l'animalité et la critique de la société bourgeoise. En tant que musicien, ses critiques vont bon train également envers certains interprètes. A l'orchestre, il a la chance de jouer avec Pablo Casals.


Lors de son voyage en Tunisie en 1914 (quatrième Cahier), le peintre met un grand point d'orgue à sa créativité, comme dans un moment d'extase. Les dernières pages du Journal s'attachent alors d'une façon intense à cerner le processus même de la genèse de l'oeuvre d'art...

Analyse de l'oeuvre

Les quatre Cahiers, rédigés en 1134 paragraphes, furent conservés par Lily, à la mort de Paul Klee en juin 1940. En 1947 fut fondée la Fondation Klee. C'est en 1955 que le fils du peintre, Félix Klee, engagea le travail de publication du Journal.


Avec ce Journal, le lecteur comprend à quel point la création nécessite, pour Klee, à la fois pacification et concentration intérieure. Dans une langue concise et sans concession psychologique, le peintre se dépouille pour cerner de près les processus d'évolution artistiques et humains. Certaines pages contiennent des bribes de poésie qui éclairent bien les phases de créativité et rendent le lyrisme que Paul Klee ne confie pas à la toile, dont l'inspiration semble davantage maîtrisée.


Nous suivons l'artiste dans ses expressions multiples (musique, peinture, poésie), dans ses coups de coeurs, ses rencontres, ses lectures. Ces dernières alimentent le Journal, formant un contrepoint au travail technique et donnant la base des réflexions du peintre. L'amitié, l'amour, les paysages, les architectures, le rapport à la lumière, les spectacles auxquels il va, ces rencontres sont traitées comme une source de méditation profonde et donnent le sentiment que la personnalité de l'artiste se construit avec tout cela.


Puis vient le moment où une stabilité semble être trouvée. Ce qui ne veut pas dire absence d'inquiétude. L'artiste demeure tourmenté. Mais il a choisi une forme d'ascétisme, qui s'exprime dans la quête du "Moi cristal" comme dans les profils épurés de ses oeuvres ultérieures.


1 commentaire


Batendo
Batendo
Posté le 25 juil. 2015

un doc très interresant

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