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Des personnes âgées vivant seules proposent d’héberger des étudiants contre des services. C’est le principe du logement intergénérationnel.
Le concept est simple, et à connu une forte évolution en France sur les derniers mois. Initié en Espagne, à Barcelone, il y a environs une dizaine d’années, il existe aujourd’hui plusieurs associations sur le territoire français qui ont pour objectif de placer des étudiants en co-habitation avec des seniors.
Economique et solidaire, le logement intergénérationel est l’une des solutions au problème du logement étudiant.
Le logement intergénérationnel permet de :
Avantages pour la personne âgée :
Avantages pour l’étudiant :

« Un toit, deux générations » : c’est une charte de bonnes pratiques, qui a été élaborée mi-décembre 2004 par le secrétariat d’Etat aux Personnes âgées, la Fondation nationale de gérontologie et Sciences-Po.
Cette charte demande notamment que plusieurs conditions soient réunies pour former un binôme étudiant-sénior :
- la personne âgée doit disposer d’une pièce libre convenable, meublée ou non, avec libre accès aux espaces communs (cuisine, sanitaire et salon).
- l’étudiant doit s’engager à respecter les relations de bon voisinage, à assurer une veille passive, des menus services facilitant la vie quotidienne de la personne âgée et une participation aux charges (eau, électricité, entretien…).
Les deux parties se mettent préalablement d’accord sur les conditions de leur cohabitation (durée, attentes, exigences, possibilités).
Ce qu’il faut éviter :
- aucun paiement d’un « loyer » ne doit être exigé sous peine de voir la cohabitation se transformer en contrat de location pure et simple, ce qui ne manquera pas de poser problème : fiscalité sur les revenus locatifs, risque de rupture du contrat de bail si la personne âgée est locataire…
- les menus services rendus par l’étudiant ne doivent pas s’apparenter à un « travail à domicile » déguisé, sous peine de voir la relation entre les deux parties requalifiée en contrat de travail (service ou aide à domicile).
- l’étudiant n’est en aucun cas considéré comme un aide soignant ou un infirmier : il ne devra pas participer aux soins médicaux ou à la toilette de son hôte.
Le logement intergénérationnel est organisé par des associations. Plusieurs associations proposent aux étudiants de les mettre en relation avec des séniors, et ce, dans la plupart des grandes villes de France.
Logement intergénération (région parisienne)
Le paris solidaire (région parisienne)
Besoin 2 toit (région parisienne)
Concordalogis (montpellier, nîmes)
Le temps pour toit (pays de la loire)
Esdes-intergénérations (lyon)
Ar’toit 2 générations (arras)
Vivre Avec (bordeaux)
1 toit 2 générations (chambéry, annecy, aix les bains)
Un toit en partage (tours)
Di-Gi (grenoble)
Générations solidaires (lille)
Nantes’Renoue (nantes)
LIEN (normandie)
Etudiant sans toit (toulon)
Un toit pour toi (rennes)
Cohabit’âge (toulouse)
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Sources : http://www.mapiaule.com/ ; http://www.senioractu.com
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Bonjour j’aimerais apporter mon témoignage, je suis une jeune femme de 23 ans, j’habite depuis 8 mois chez une personne âgée (88 ans) dans le cadre d’une association d’habitat intergénérationnel.
Je partage mes repas du soir avec la dame chez qui je loge et je dois être présente la nuit pour la rassurer. Je suis pleine de bonne volonté, je pensais que j’avais la personnalité adéquate pour vivre cette situation, car j’ai déjà travaillé avec des personnes âgées, je suis très sociable, souriante etc.
Mais c’est bien plus difficile à vivre qu’il n’y paraît. Les personnes âgées souffrent beaucoup : de l’isolement, de douleur physique, de l’ennuie, de lassitude… Finalement je n’ai plus la force nécessaire pour lui montrer que la vie est belle. Elle me parle souvent de la mort, de son envie d’en finir. Je commence petit à petit à me sentir déprimée, surtout qu’il m’est difficile de sortir le soir pour me changer les idées puisque je dois être présente la nuit.
J’aimerais mettre fin à mon contrat car je ne me reconnais plus, je n’ai plus la même joie de vivre, j’ai l’impression que je ne peux pas apporter de réconfort à cette vieille dame et que petit à petit c’est sa dépression à elle qui me contamine…
J’en ai parlé à l’association qui minimise quelque peu le problème et qui ne m’autorise pas à mettre fin à mon contrat. Je suis engagée jusqu’à la fin juin, je doute de pouvoir réussir à tenir sans que ça ait des conséquences trop néfastes sur mon mental.
Réfléchissez bien, c’est vraiment dur de partager le quotidien d’une personne âgée, de s’adapter à son rythme de vie qui est souvent très régulier (repas toujours à la même heure, phrases répétitives pour chaque moment de la journée), on se sent aussi parfois infantilisé car plus aucune décision ne nous appartient.
youps le 7 mars 2010 à 15:46
Bonjour,
Je suis tombée sur votre commentaire. Je suis journaliste et je cherche un tel témoignage.
Puis je prendre contacte avec vous?
Merci
mlle vertigo le 10 mars 2011 à 19:03