-
Connexion
- Inscription
- 2 223 635 inscrits »
Vous êtes ici : Accueil › Documents › Social › Sociologie › Le suicide des adolescents
Fab34 - Mise à jour : 04/03/2010
7 téléchargement(s)
format .doc
75 Ko
Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
En quoi le suicide est-il un sujet tabou ? C'est qu'il réveille directement nos représentations sur la mort. Il met à l'épreuve notre capacité à accepter un acte s'inscrivant contre le processus naturel de la mort. En effet, tout suicide constitue un homicide sur soi-même. Le terme a d'ailleurs été formé savamment au XVIIIème siècle à partir des racines latines " sui " (soi-même) et " caedere " (tuer). C'est pourquoi, en toute rigueur, le terme pronominal " se suicider " est redondant : le suicide est déjà par nature l'acte d'autodestruction d'un sujet se tuant lui-même. Par ailleurs, tout suicide est forcément tragique. Outre ses modes de manifestation souvent effroyables, il apparaît comme la marque fatale d'une décision sans appel. Or, celle-ci n'est pas toujours compréhensible pour les proches et les amis. Et quand bien même elle le deviendrait, cela ne suffit pas non plus à la rendre acceptable. Non seulement le suicidé nous renvoie à notre propre finitude mais il dénie le sens positif que nous attachons à la vie, en refusant de le partager avec nous.Plan
Plan :
I. Etat des lieux du suicide chez les adolescents en France : un fléau social. II. Significations psychologiques essentielles du suicide chez les jeunes. III. La prévention et la prise en charge du suicide des jeunes. IV. Conclusion.Exemple de page de Le suicide des adolescents
|
Le suicide des adolescents |
En quoi le suicide est-il un sujet tabou ? C'est qu'il réveille directement nos représentations sur la mort. Il met à l'épreuve notre capacité à accepter un acte s'inscrivant contre le processus naturel de la mort. En effet, tout suicide constitue un homicide sur soi-même. Le terme a d'ailleurs été formé savamment au XVIIIème siècle à partir des racines latines " sui " (soi-même) et " caedere " (tuer). C'est pourquoi, en toute rigueur, le terme pronominal " se suicider " est redondant : le suicide est déjà par nature l'acte d'autodestruction d'un sujet se tuant lui-même. Par ailleurs, tout suicide est forcément tragique. Outre ses modes de manifestation souvent effroyables, il apparaît comme la marque fatale d'une décision sans appel. Or, celle-ci n'est pas toujours compréhensible pour les proches et les amis. Et quand bien même elle le deviendrait, cela ne suffit pas non plus à la rendre acceptable. Non seulement le suicidé nous renvoie à notre propre finitude mais il dénie le sens positif que nous attachons à la vie, en refusant de le partager avec nous.
Rappelons d'entrée de jeu que le suicide n'est pas moins important ni problématique chez les adultes ou les personnes âgées. Statistiquement, il est même majoritaire chez cette catégorie de population. Dans tous les cas, il est motivé par une grande souffrance psychologique. Il affirme de façon irréversible la capacité d'anticiper librement le moment de la mort naturelle. Il repose la question du sens de l'existence puisque tout suicidé nous signifie, par-delà le non dit de son geste, que le choix de la mort est préférable à la vie.
Le suicide des adolescents est d'autant plus scandaleux qu'il constitue une négation de l'espérance de vie dont ils bénéficient encore. On est doublement effondré à l'idée de ce qu'aurait pu réaliser l'être fauché dans sa jeunesse mais aussi du fait qu'il ait pu vouloir ne plus vivre alors qu'il avait " la vie devant soi ".
Qu'en est-il du suicide des jeunes en France ? Quelles en sont les causes psychologiques essentielles ? Quels sont les moyens de la prise en charge et de la prévention ?
Le suicide est actuellement la deuxième cause de décès chez les adolescents après les accidents de la route.
Chaque année, près d'un millier d'entre eux se suicident et plus de quarante mille font une tentative de suicide. Ceci est essentiel puisque la proportion des suicides " réussis " par rapport aux tentatives de suicide est de l'ordre de un sur dix, ce qui montre l'ampleur du fléau par-delà les seuls chiffres de décès par suicide. C'est sans compter également toutes les conduites dites de " para-suicides " ou de prises de risques outrancières propres à la population des jeunes. Celle-ci inclut aussi bien le manque de prudence au volant causant certains accidents de la circulation mais aussi toutes les conduites à risque où la pulsion d'autodestruction agit inconsciemment : jeu du foulard, saut à l'élastique, jeu de la roulette russe en voiture ou en moto, sexualité non protégée, toxicomanie, ou de manière moins spectaculaire, anorexie et repli sur soi...
Ce serait néanmoins une erreur de croire que le suicide ne concerne que les adolescents. Dans la tranche d'âge supérieure (les 25-35 ans) il est la première cause de mortalité et il concerne surtout les personnes âgées. Un tiers des suicidants a cependant moins de 25 ans. Tandis que les taux de suicide manifestent une légère baisse à partir des années 1990, tous âges confondus, ils ne cessent d'augmenter chez les adolescents et les jeunes adultes. (Sources INSERM SC8 et INSEE ; www.sante.gouv.fr )
Il y a plus de tentatives de suicide chez les filles que chez les garçons (5 sur 1000 au lieu de 2 sur 1000). Ces derniers comptent davantage de suicidés vu les modes de suicide plus violents adoptés : pendaison, armes à feu, défenestration.
Pour visualiser la suite du document Le suicide des adolescents vous pouvez :
Le document Le suicide des adolescents appartient à la rubrique Sociologie qui elle même appartient à la thématique Social.
Ils ont téléchargé aussi
Nouveaux documents Sociologie