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Vous êtes ici : Accueil › Documents › Social › Sciences sociales › La pauvreté monétaire de 1990 à 1997
floraflora - Mise à jour : 04/07/2010
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Niveau : Bac+3
Extrait / Introduction
La pauvreté monétaire de 1990 à 1997 est un exposé de Social Sciences sociales de Bac+3, proposé par floraflora
Extrait / Introduction :
Plan
Exemple de page de La pauvreté monétaire de 1990 à 1997
La pauvreté monétaire de 1990 à 1997.
La pauvreté est un risque dont toute société peut être confrontée. Cependant, la manière de concevoir cette pauvreté peut varier relativement d’un pays à un autre.
En France, est considéré comme pauvre, tout individu dont le revenu disponible est inférieur à la moitié du revenu médian par unité de consommation. Ce seuil de pauvreté est fixé en 1997 à 3500 F par mois par unité de consommation. Par ailleurs, au sein d’une même société ; les ménages n’y sont pas confrontés de la même manière. En effet, on constate des tranches de ménages (ex : les retraités) qui y sont confrontés moins que d’autres (ex : les salariés). C’est ce que nous allons essayer de montrer à par le biais de cette problématique : Comment la pauvreté atteint-elle les différentes tranches de ménages à travers son évolution de 1970 à 1997 ?
Pour répondre à cette question, nous allons mettre en évidence l’évolution de la pauvreté d’une part de 1970 à 1990, puis son évolution jusqu’en 1997, tout en précisant bien entendu comment a-t-elle affecté chaque tranche de la société, autrement dit les salariés, les retraités, les jeunes, ...
Ce qu’on observe entre 1970 et 1990, c’est une diminution de la pauvreté monétaire en France. Le revenu du 1er décile augmentait plus rapidement (7%) que le revenu médian (4%). Dans cette période la pauvreté était plus rurale et âgée. Les tranches de ménages les plus touchées étaient les personnes âgées surtout, ainsi que les populations rurales. En effet, les pensions de retraite étaient insuffisantes d’une part et d’autre part, le minimum vieillesse était en dessous du seuil de pauvreté. Les jeunes quant à eux étaient moins touchés. Cela s’explique par le fait que plus les individus deviennent âgés, moins leur rémunérations est importante ; On estimait peut être que plus on est jeune, plus on a une meilleure force de travail, ce qui est davantage bénéfique.
Par ailleurs, les retraités percevaient à cette période davantage de prestations sociales, ce qui nous laisse penser qu’on retrouve plus de retraités pauvres que de salariés.
En outre, lorsque l’on effectue une comparaison entre le taux de pauvreté des retraités et celui des salariés de 1970 à 1990, on constate que le nombre de retraités pauvres tend à diminuer, contrairement au nombre de salariés pauvres qui stagne ou qui a même connu une légère hausse à partir de 1980. On se demande ainsi si dans les années qui ont suivi le taux de salariés pauvres n’a pas excédé celui de retraités pauvres ? Nous tenterons de donner une réponse à cette question dans la partie suivante concernant l’évolution de la pauvreté à partir de 1990.
Pour ce qui est de la période allant de 1990 à 1997, on constate une stabilisation de la pauvreté monétaire à 7%, voire une légère augmentation (de 1544 à 1529 milliers durant ces sept années). Cependant, les tranches de la société touchées par ce phénomène se voient inversées. Ainsi, les salariés et les jeunes deviennent les plus touchés par la pauvreté monétaire tandis que les retraités ne sont plus soumis à ce phénomène. La valeur de prestations sociales consentie aux salariés augmente dans ces sept années, tandis que celle perçue par les retraités diminue. Ces prestations sociales perçues servent à sauver de la pauvreté plus de la moitié de la population concernée, en l’occurrence les salariés.
La principale cause de ce renversement de situation est la montée de la flexibilité du travail, ainsi que du travail à temps partiel. Les jeunes non qualifiés ont de plus en plus de mal à être embauchés, ce qui aggrave leur situation financière. Les manifestations étudiantes de l’an passé furent très représentatives de la gravité de la montée du travail précaire chez les jeunes. On remarque chez les nouvelles générations de jeunes une dégradation de leur revenu moyen par rapport aux générations antérieures. Ils manquent d’expérience et de qualification, ce qui ne leur facilite pas l’entrée en vie active. Les entreprises priorisent surtout les personnes ayant déjà une expérience dans le monde du travail.
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Le document La pauvreté monétaire de 1990 à 1997 appartient à la rubrique Sciences sociales qui elle même appartient à la thématique Social.
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