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Gwladys - Mise à jour : 11/07/2010
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Niveau : Bac+2
Extrait / Introduction
Psychologie est un cours de Social Sciences sociales de Bac+2, proposé par Gwladys
Extrait / Introduction :
L'enfant et le jeu
Plan
Exemple de page de Psychologie
PPME
Le jeu : du latin jocus qui signifie badinage, plaisanterie. C’est une activité physique ou mentale purement gratuite qui n’a dans la conscience de celui qui s’y livre d’autre but que le plaisir qu’il procure.
Du point de vue de l’adulte, le jeu est associé à un divertissement. Il est donc accessoire, inutile dans une société qui valorise le travail et le profit.
Pourtant, dans toutes les civilisations et à tout âge, une majorité d’êtres humains perd son temps à jouer et a l’air d’y prendre plaisir, comme si cela était essentiel.
Le jeu est propre à la nature humaine.
La première tentative de définition du jeu a été élaborée pat Johan Huizinga en 1938 que l’on peut retrouver dans « Homo-ludens », sur la fonction sociale :
« Le jeu, dans son aspect essentiel, est une activité libre, sentie comme fictive, située hors de la vie courante, dépourvue d’intérêt matériel et d’utilité, bien délimitée dans le temps et dans l’espace, se déroulant selon certaines règles et suscitant des relations de groupe qui accentuent leur étrangeté vis-à-vis du monde actuel. ».
Le jeu est donc perçu comme une fuite de la vie réelle.
Il est en opposition avec la société utilitariste. Il correspond à la dépense d’une surabondance d’énergie.
Cette définition a été reprise en 1957 par Roger Caillois dans « les jeux et les Hommes » puisque celle-ci lui paraît incomplète. En effet, il manque les notions de jeu d’argent et jeu de hasard. Selon lui, le jeu est une « activité libre, réglée ou fictive, incertaine de son déroulement même si elle est soumise à des règles et improductive même quand elle implique un déplacement de propriété à l’intérieur du cercle des joueurs .».
Le jeu n’est plus seulement une fuite de la vie réelle. Il en reste cependant séparé.
Le jeu a 6 fonctions. C’est une activité :
Libre : volontaire et choisie.
Séparée : circonscrite dans des limites de temps et d’espace précises et fixées à l’avance.
Incertaine : on ne connaît pas l’issue à l’avance.
Improductive : ne crée ni bien ni richesse.
Réglée : soumise à des règles qui suspendent les règles ordinaires du quotidien.
Fictive : le joueur a conscience que la réalité du jeu n’est pas la réalité du quotidien.
Le jeu obéit à une logique diamétralement opposée à la logique productive.
« Le jeu est l’expression d’une liberté créatrice, en même temps que du triomphe sur le déterminisme des statuts sociaux .».
Chez l’enfant, on retrouve la plupart de ces caractéristiques.
activité liée au plaisir
libre
gratuite
caractère relationnel
instrumentée
La différence majeur entre le jeu de l’adulte et celui de l’enfant est que le premier est un divertissement alors que le deuxième est une activité sérieuse qui engage les ressources de sa personnalité.
L’enfant agit dans le jeu selon ses propres intérêts et ses motivations, selon ses moyens (compétences selon le stade de son développement) et selon son rythme.
Selon Freud, en 1908, « Chaque enfant qui joue se conduit comme un écrivain, dans la mesure où il crée un monde à son idée, ou plutôt arrange ce monde d’une façon qui lui plaît. Il joue sérieusement. Ce qui s’oppose au jeu n’est pas le sérieux mais la réalité. ».
Donald Wood Winnicott s’est intéressé au développement du psychisme du très jeune enfant à partir de sa pratique avec des mères et leur nourrisson de laquelle il a sorti des idées nouvelles et essentielles.
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Le document Psychologie appartient à la rubrique Sciences sociales qui elle même appartient à la thématique Social.
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