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Jarvens - Mise à jour : 08/06/2009
Extrait / Introduction
Gestion de l\'aide internationale est un mémoire de Social Politique de Bac+4, proposé par Jarvens
Extrait / Introduction :
Aujourd’hui, certains en Haïti parmi les plus lucides, disent aux bailleurs : « Cessez d’aider, car la cause du sous-développement est liée à votre aide et à notre dépendance ».
Un tel palmarès faire ressortir un étrange paradoxe qui pose le problème de la pertinence de la gestion de l’aide publique au développement en Haïti.
Ce paradoxe nous conduit à des multiples interrogations :
Plan
Plan :
Exemple de page de Gestion de l'aide internationale
Pertinence de la gestion des aides internationales en Haïti
L’énoncé de la problématique
Le problème de l’aide internationale préoccupe la plupart des pays en dehors des G-8 qui éprouve la nécessité de recourir à l’aide internationale pour la promotion de leur développement, l’implantation des projets de développement, pour la maximisation de la production nationale, l’exploitation des richesses nationales, la multiplication des biens des services au bénéfice de tous les fils et filles de même pays.
« L’industrie » de l’aide, composée de gouvernement, d’institutions financières internationales, d’agences d’aides bilatérales et d’organisations non gouvernementales (ONG), s’entend pour dire que les 50 dernières années ont produit des résultats fort en deçà des espérances pour les populations les plus pauvres de la planète. Dans des régions du monde comme l’Afrique subsaharienne, certains indicateurs de développement économique et humain auraient même reculé depuis 19601
Ce simple et froid constat rejoint les conclusions de nombres d’analystes de l’aide internationale et de son utilité. Si à ses débuts, elle semblerait être la réponse aux nombreux problèmes de pays du Tiers Monde, aujourd’hui se pose plus que jamais la question de sa réelle efficacité.
L’aide internationale à Haïti n’est pas différente par ses méthodes, ses conditions et exigences et ses conséquences à terme, de celles accordées par les pays riches (donateurs), aux pays pauvres de la planète. Et tout naturellement, ces aides très recherchées, et octroyées sous fortes conditions, donnent lieu à des controverses nationales et internationales et même à des contradictions et/ou d’oppositions farouches de considération et de perception de la part des bénéficiaires aussi bien que des observateurs.
La République d’Haïti fait partie des pays ayant bénéficié de l’aide internationale à grande échelle. Au cours des dix dernières années d’aide externe, plus de 2,5 milliards et demi de dollars ont été investis par les différents bailleurs de fonds auxquels il faut ajouter près de quatre milliards de dollars des transferts de la « diaspora », principalement nord-américaine.
Il faut cependant constater que les résultats sont très en deçà des attentes et des besoins de la population. La situation socio-économique d’Haïti est alarmante. Haïti se classe au 146ème rang pour l’indice de développement humain (IDH). Deux tiers des 8 millions d’Haïtiens dans le seuil de la pauvreté monétaire. L’espérance de vie est de 53 ans, la mortalité infantile est e 80 pour mille, la prévalence du VIH/SIDA atteint 5% de la population et le taux d scolarisation primaire est de 68%. Haïti est de loin le pays le plus pauvre du continent américain. Son seul PMA aussi. Haïti, économiquement ne cesse de reculer depuis plus de dix ans, malgré une aide internationale conséquente.
Il a été consacré dans le cadre d’une coopération intérimaire (CCI) la nécessité d’accorder au pays une aide diversifiée, au plan qualificatif et, peut-être pour la premiïre fois, une aide massive dépassant le milliard. Mais les réticences n’ont pas tardé à surgir. Les décaissements se font attendre.
Aujourd’hui, certains en Haïti parmi les plus lucides, disent aux bailleurs : « Cessez d’aider, car la cause du sous-développement est liée à votre aide et à notre dépendance ».
Un tel palmarès faire ressortir un étrange paradoxe qui pose le problème de la pertinence de la gestion de l’aide publique au développement en Haïti.
Ce paradoxe nous conduit à des multiples interrogations :
L’aide publique au développement vise-t-elle uniquement la survie des secteurs défavorisés, ou contribue-t-elle effectivement au développement du pays ?
La vision du développement des grandes agences internationales de développement correspond-elle aux exigences d’une politique globale de développement d’Haïti ?
L’aide publique au développement est-elle la cause du sous-développement du pays et de sa dépendance ?
La mauvaise gestion de l’aide internationale n’est-elle pas susceptible d’entraîner des conséquences regrettables sur une aggravation du sous-développement ?
Faut-il admettre comme plus d’un le pense que l’économie haïtienne est tellement malade qu’on n’a pas le temps de faire la fine bouche. Il faut mettre le cap sur ce que la communauté internationale est prête à offrir et en tirer le maximum possible ?
Le CCI permettra-t-il de concevoir et d’exécuter un projet de modernisation voire de développement national dans le cadre de la nouvelle approche de l’aide internationale mise en place par les pays riches lors des sommets sur le financement du développement s’orientant dans le sens des 8 objectifs du millénaire pour le développement ?
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Le document Gestion de l'aide internationale appartient à la rubrique Politique qui elle même appartient à la thématique Social.
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