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chounette0894 - Mise à jour : 31/07/2009
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
La vérité est un cours de Social Philosophie de Lycée, proposé par chounette0894
Extrait / Introduction :
La vérité fait partie de ces termes que la philosophie scolastique nommait des « transcendantaux », parce qu'ils sont toujours « au-delà » (trans) de tout ce qui est (ens), et que, comme tels, ils ne sont pas définissables : il ne s'agirait pas alors de les comprendre, mais de les saisir directement par une intuition immédiate.
Plan
Plan :
1. Quel sens donne-t-on habituellement à la vérité ?
2. Qu'est-ce qui est susceptible d'être vrai ou faux ?
3. La définition de la vérité comme adéquation est-elle satisfaisante ?
4. Faut-il alors renoncer à parvenir à la vérité ?
5. Quelle est la solution proposée par Descartes ?
6. La solution cartésienne résout-elle le problème ?
La citation
Exemple de page de La vérité
La vérité |
La vérité fait partie de ces termes que la philosophie scolastique nommait des « transcendantaux », parce qu'ils sont toujours « au-delà » (trans) de tout ce qui est (ens), et que, comme tels, ils ne sont pas définissables : il ne s'agirait pas alors de les comprendre, mais de les saisir directement par une intuition immédiate.
Descartes remarque que l'on définit couramment le vrai comme ce qui n'est pas faux, et le faux comme ce qui n'est pas vrai... Ici, les contraires se définissent les uns les autres, et la définition, circulaire, est purement « nominale », c'est-à-dire qu'en fait elle ne définit rien. Il faut donc chercher une autre définition. Pour cela, il faut d'abord définir ce qui est susceptible d'être vrai ou faux.
? Seuls nos énoncés sur les choses, et non les choses elles-mêmes, sont susceptibles d'être vrais ou faux ; et encore, la prière, le souhait, l'ordre, etc., sont des énoncés qui n'ont pas de valeur de vérité.
? En fait, seuls les énoncés qui attribuent un
prédicat à un sujet, c'est-à-dire les jugements
prédicatifs, peuvent être vrais ou faux. La vérité
serait alors d'attribuer à un sujet le prédicat qui
exprime bien comment le sujet est réellement (par exemple,
l'énoncé « la table est grise »
est vrai si la table réelle est effectivement grise).
Une
proposition serait donc vraie quand elle décrit adéquatement
la chose telle qu'elle est.
? Saint Thomas d'Aquin a le premier défini la vérité comme l'adéquation de l'esprit et de la chose. Mais pour que cette définition soit valide, il faudrait que je puisse comparer mes idées aux choses ; le problème, c'est que je n'ai jamais affaire aux choses en elles-mêmes, mais à ma représentation des choses.
? Or, rien ne m'assure que le monde est bien conforme à ce que j'en perçois ; il se pourrait, comme l'a montré Descartes, que toute ma vie ne soit qu'un « songe bien lié » , que je sois en train de rêver tout ce que je crois percevoir : rien ne m'assure que le monde ou autrui existent tels que je les crois être.
? Même si tous mes jugements sont faux, il est cependant une seule chose dont je ne peux pas douter : pour se tromper, il faut être ; donc, je suis. « Je pense, donc je suis » est la seule proposition nécessairement vraie. Cette intuition devient le modèle de la vérité : il ne s'agit plus de comparer mes idées aux choses, ce qui est impossible, mais mes idées à cette intuition certaine, le cogito. Toute idée qui est aussi claire et distincte que le cogito est nécessairement vraie.
? Cependant, à ce stade du doute méthodique, je ne suis assuré que d'être en tant que chose qui pense : pour m'assurer qu'autrui et le monde existent, et me sortir du solipsisme, Descartes devra par la suite poser l'existence d'un dieu vérace et bon qui ne cherche pas à me tromper.
? « Je pense, donc je suis » : il est impossible de douter de cette proposition. La certitude du cogito ne me dit cependant rien d'autre : hormis cela, je peux encore me prendre à douter de tout. Mais, parmi toutes les idées dont je peux douter, il y a l'idée de Dieu. L'idée d'un être parfait est elle-même nécessairement parfaite ; or, je suis un être imparfait : de mes propres forces, je ne peux donc pas avoir une telle idée.
? Si j'ai l'idée de Dieu, il faut donc que ce soit Dieu lui-même qui l'ait mise en mon esprit ; par conséquent, je suis certain que Dieu existe avant d'être sûr que le monde est comme je le perçois. Mais si Dieu existe, et s'il est parfait, il doit être vérace et bon : il ne peut avoir la volonté de me tromper, et le monde doit bien être tel que je me le représente. Descartes est ainsi contraint de poser l'existence de Dieu au fondement de la vérité.
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Le document La vérité appartient à la rubrique Philosophie qui elle même appartient à la thématique Social.
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