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L’éducation et l’instruction

Gwladys - Mise à jour : 16/07/2010

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Extrait / Introduction

L’éducation et l’instruction est un cours de Social Philosophie de Bac+2, proposé par Gwladys


Extrait / Introduction :

Distinction entre la bêtise et l'ignorance.

 

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Exemple de page de L’éducation et l’instruction

PHILOSOPHIE


L’éducation et l’instruction



Introduction

La bêtise et l’ignorance


Bêtise :

«  bête comme ses pieds »

Siège de la pensée : le cerveau .

Cela signifie donc penser avec une partie du corps dont ce n’est pas la fonction, mal penser, penser avec autre chose que la raison, penser avec des préjugés, des pulsions, des opinions.

Exemple : Le sexisme révèle de la bêtise lorsqu’il s’appuie sur de pseudos résultats scientifiques, historiques.


« bête comme une cruche »

Cruche : réceptacle

Se vide, se remplit, peut recevoir n’importe quoi sans jamais se confondre avec le contenu.

Etre bête, c’est croire posséder un savoir alors qu’on se contente de répéter sans comprendre.

Exemple : les copistes


« con comme une valise sans poignée »

Etre bête revient à développer un discours qui constitue un obstacle à la constitution des savoirs.

Exemples : - Galilée, condamné à abjurer sa contestation du géocentrisme.

- Semmelweis, médecin hongrois du XIXème siècle qui travaillait sur les causes de la fièvre puerpérale. Le problème le plus pressant qui se posait à lui était le taux de 13 % de mortalité maternelle et néonatale due à la fièvre puerpérale dans son service . Curieusement, dans un deuxième service, ou seul le personnel différait, des sages-femmes, le taux de mortalité était seulement de 2 %. Après des recherches, il en conclut que c'étaient lui et les étudiants qui, depuis la salle d'autopsie des cadavres, apportaient sur leurs mains les particules de contamination aux patientes qu'ils soignaient dans la première clinique. Il prescrivit alors, en mai 1847, l'emploi d'une solution d'hypochlorite de calcium pour le lavage des mains entre le travail d'autopsie et l'examen des patientes ; le taux de mortalité chuta de 12 % à 2.4 %, résultat comparable à celui de la deuxième clinique. Ses observations allaient contre l'opinion qui prévalait alors chez les scientifiques, lesquels (parmi d'autres causes aussi extravagantes) attribuaient les maladies à un déséquilibre dans le corps des « quatre humeurs fondamentales », une théorie connue sous le nom de dyscrasie. On alla jusqu'à soutenir que, ses découvertes seraient-elles exactes, se laver les mains à chaque fois avant de s'occuper d'une femme enceinte, comme Semmelweis le demandait, serait vraiment trop de travail. Et puis les médecins n'avaient aucune envie d'avouer qu'ils étaient responsables de tant de morts. Le refus de la communauté médicale de reconnaître cette découverte condamna à une mort tragique et inutile des milliers de jeunes mères, mais ce fut en fin de compte les idées de Semmelweis qui triomphèrent. En juillet 1865, Semmelweis fut victime de ce qui semblait être une dépression nerveuse. Il alla alors dans une salle d’autopsie et de coupa le doigt avec un scalpel ayant servi, et mourut 2 semaines plus tard, démontrant sa théorie.


Est-ce seulement l’ignorance ou le manque d’instruction ?

La définition simple d’un manque d’intelligence, amène à penser que la bêtise serait innée et donc indépassable.

Exemple : Enfant sauvage Victor

Selon Itard, Victor est éducable car abandonné et donc devenu idiot.

Selon Pennel, Victor est inéducable car idiot donc abandonné.


Un être dénué d’intelligence serait donc inéducable. Au lieu d’un manque d’intelligence, la bêtise ne serait-elle donc pas l’ignorance de notre ignorance ?

La bêtise ne consisterait-elle pas à se croire savant, à croire ne manquer de rien, tout savoir, pas besoin de recevoir, avoir une suffisance intellectuelle ?

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