Vous êtes ici : › "Peut-on rencontrer l'autre? " par Jean-Claude Grosse

Philosophie

"Peut-on rencontrer l'autre? " par Jean-Claude Grosse

Les 4 saisons du Revest - Mise à jour : 01/03/2009

Lire en ligne
Gratuit

Té:lécharger
Gratuit après inscription

Pas encore d'avis

61 téléchargement(s)

Document docx format .docx
20 Ko

Niveau : Autre

Signaler un abus

Extrait / Introduction

Article philosophique sur la rencontre d'autrui "Peut-on rencontrer l'autre" par le professeur de philosophie Jean-Claude Grosse

Extrait:

Pour Sartre, autrui n'est pas seulement celui que je vois, il est aussi et surtout celui qui me voit
je vois autrui-objet mais en même temps je suis vu par autrui-sujet c'est-à-dire comme un objet; et j'expérimente cela dans la honte, la timidité, l'embarras, où je ne puis devenir sujet; or je ne peux être objet pour un objet, seulement pour un sujet; donc être-vu-par-autrui ne peut se déduire ni d'autrui-objet ni de mon être-sujet; être-vu-par-autrui implique autrui-sujet; c'est ainsi qu'est évité le solipcisme; autrui est donc originellement, celui qui me regarde.
le regard d'autrui me constitue donc en objet dans son champ; il est donc la négation radicale de mon expérience de sujet; je suis devenu objet dépouillé, possédé: je suis volé et ce qui m'est volé c'est ma liberté; je deviens donc sous le regard d'autrui, être-pour-autrui, sans pouvoir en disposer; donc de pour soi c'est-à-dire humain propectif, il me fait devenir en soi c'est-à-dire existence figée, immobilisée
la mort me constitue définitivement en pour-autrui mais je la vis dès qu'un regard se pose sur moi
une seule possibilité: la riposte, je dois me reprendre comme liberté, me ressaisir comme sujet et pour cela figer à mon tour autrui en objet; la pudeur me permet de diminuer ma surface d'exposition; par elle j'espère voir sans être vu; l'attaque est cependant la vraie défense
pour réduire l'autre, il me faut l'atteindre dans son altérité même c'est-à-dire dans sa liberté d'être-regardant; l'amour a cet idéal: il cherche la possession d'une liberté comme liberté; mais ce projet est contradictoire car d'une part je lui demande d'être objet tout en le voulant sujet et d'autre part pour le saisir comme sujet, je dois rester objet facsinant pour lui [...]

 

Plan

Signaler un abus

Lire en ligne
Gratuit
Té:lécharger
Gratuit après inscription

Exemple de page de "Peut-on rencontrer l'autre? " par Jean-Claude Grosse

Peut-on rencontrer l'autre ?/J.C. Grosse

                   La rencontre d'autrui


       Pour Sartre, autrui n'est pas seulement celui que je vois, il est aussi et surtout celui qui me voit
       je vois autrui-objet mais en même temps je suis vu par autrui-sujet c'est-à-dire comme un objet; et j'expérimente cela dans la honte, la timidité, l'embarras, où je ne puis devenir sujet; or je ne peux être objet pour un objet, seulement pour un sujet; donc être-vu-par-autrui ne peut se déduire ni d'autrui-objet ni de mon être-sujet; être-vu-par-autrui implique autrui-sujet; c'est ainsi qu'est évité le solipcisme; autrui est donc originellement, celui qui me regarde.
       le regard d'autrui me constitue donc en objet dans son champ; il est donc la négation radicale de mon expérience de sujet; je suis devenu objet dépouillé, possédé: je suis volé et ce qui m'est volé c'est ma liberté; je deviens donc sous le regard d'autrui, être-pour-autrui, sans pouvoir en disposer; donc de pour soi c'est-à-dire humain propectif, il me fait devenir en soi c'est-à-dire existence figée, immobilisée
       la mort me constitue définitivement en pour-autrui mais je la vis dès qu'un regard se pose sur moi
       une seule possibilité: la riposte, je dois me reprendre comme liberté, me ressaisir comme sujet et pour cela figer à mon tour autrui en objet; la pudeur me permet de diminuer ma surface d'exposition; par elle j'espère voir sans être vu; l'attaque est cependant la vraie défense
       pour réduire l'autre, il me faut l'atteindre dans son altérité même c'est-à-dire dans sa liberté d'être-regardant; l'amour a cet idéal: il cherche la possession d'une liberté comme liberté; mais ce projet est contradictoire car d'une part je lui demande d'être objet tout en le voulant sujet et d'autre part pour le saisir comme sujet, je dois rester objet facsinant pour lui
       ne pouvant saisir cette liberté comme liberté, ne pouvant la prendre à mon piège, je vais essayer de la faire se prendre à son piège, en l'engluant dans sa corporéité; c'est le projet du désir sexuel; dans le désir, je me fais chair en présence de la chair d'autrui pour tenter de m'approprier sa chair; en le déshabillant, en l'engluant dans sa corporéité, je le débarasse de mille liens: il n'est plus que cette chair sous ma main; projet encore contradictoire où d'une part je ne possède qu'une dépouille, où d'autre part je m'englue dans ma corporéité
       dans les deux cas, l'autre m'est inacessible; autrui est par principe l'insaisissable: il me fuit quand je le cherche et me possède quand je le fuis
       mais Sartre ne fait qu'une description du regard; le regard, pour lui, c'est ce qui saisit, ce qui prend, ce qui fige, ce qui s'empare
       or le regard c'est aussi ce qui s'offre, ce qui donne, ce qui appelle
       comme pour Sartre, l'existant est entièrement responsable de lui-même, il faut rendre l'existant responsable de l'échec de la communication de deux libertés; il y a échec parce que l'existant se fait indisponible, devenant par là inauthentique; être-regardant dans le langage populaire ne signifie t-il pas être avare, refuser, se refuser, être crispé sur son avoir; c'est donc dans un projet préalable d'indisponibilité et non dans ma liberté de sujet, que je saisis l'autre comme objet; c'est parce que je suis indisponible que je me réduis à le recevoir comme envahisseur
       c'est Gabriel Marcel qui a dégagé la notion d'indisponibilité et celle, corrélative de disponibilité
       dans l'attitude de disponibilité, je ne songe plus à moi comme être-à-protéger; je suis ouvert au monde et à autrui; je me prête à leur influence sans calcul ni méfiance systématiques
       le regard d'autrui, plus que fixant, est bouleversant; à condition que j'accueille la présence d'autrui comme quelque chose dont je ne dispose pas, le regard qu'il pose sur moi ne m'immobilise pas, mais tout à l'inverse me dérange, m'inquiète, me met en

Pour visualiser la suite du document "Peut-on rencontrer l'autre? " par Jean-Claude Grosse vous pouvez :

Lire en ligne
Gratuit
Té:lécharger
Gratuit après inscription
Donnez votre avis sur "Peut-on rencontrer l'autre? " par Jean-Claude Grosse
Note / 20
Votre avis
 
Valider
Avis sur "Peut-on rencontrer l'autre? " par Jean-Claude Grosse

Le document "Peut-on rencontrer l'autre? " par Jean-Claude Grosse appartient à la rubrique Philosophie qui elle même appartient à la thématique Social.

Nouveaux documents Philosophie

Lycée

Aperçu de La liberté

La liberté

chounette0894

45 téléchargements

1 avis

Tweets Doc-etudiant
Tout chaud sur Doc-etudiant.fr
Superdoc Lettre de motivation net... Il y a 3 jour(s) - Autre
Superdoc Lettre de Motivation Usine Il y a 3 jour(s) - Autre
sofia-hs A quel niveau se fait le... Il y a 2 jour(s) - Question
512 Le tourisme de luxe actu... Il y a 2 jour(s) - Question
+ de Tweet Doc-etudiant.fr

Partenaires - Devenir partenaire - Doc etudiant est une marque déposée - c 2008 2012 - Tous droits réservés - Conditions générales d'utilisation - Crédits
Contact - Signalez-nous un bug - Bac 2012 - Brevet 2012 - Recrutement

Pour donner votre avis sur ce document, vous devez être membre de Doc-étudiant

Si ce n'est pas encore fait ?

Inscrivez-vous !

ou Identifiez-vous :


Mot de passe oublié ?
Besoin d'aide