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jamila85 - Mise à jour : 31/10/2009
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
La grippe aviaire, provoquée par des souches A du virus grippal, est une maladie infectieuse affectant les oiseaux. On la retrouve dans le monde entier. On pense que tous les oiseaux sont sensibles à cette infection, mais de nombreuses espèces sauvages peuvent être porteuses de ces virus sans signe pathologique apparent. D'autres espèces, notamment la volaille domestique, développent la maladie lorsqu'elles sont infectées par ces virus. Ils provoquent alors deux formes distinctes de la maladie, l'une courante et bénigne, l'autre rare et souvent mortelle. Dans la forme bénigne, les signes pathologiques peuvent se limiter à un plumage ébouriffé, la diminution de la ponte et des effets bénins sur le système respiratoire. Il arrive que les flambées soient si atténuées qu'on ne puisse les détecter qu'en procédant à des dépistages réguliers des virus.Plan
Plan :
• La maladie chez l'oiseau • Rôle des oiseaux migrateurs • Pays affectes par des flambées aviaires • La maladie chez l'homme • Historique et épidémiologie • Evaluation des cas possibles • Tableau clinique • Pays ou se sont produits des cas humains lors de la flambée actuelleExemple de page de La maladie de la grippe aviaire
La grippe aviaire, provoquée par des souches A du virus grippal, est une maladie infectieuse affectant les oiseaux. On la retrouve dans le monde entier. On pense que tous les oiseaux sont sensibles à cette infection, mais de nombreuses espèces sauvages peuvent être porteuses de ces virus sans signe pathologique apparent.
D'autres espèces, notamment la volaille domestique, développent la maladie lorsqu'elles sont infectées par ces virus. Ils provoquent alors deux formes distinctes de la maladie, l'une courante et bénigne, l'autre rare et souvent mortelle. Dans la forme bénigne, les signes pathologiques peuvent se limiter à un plumage ébouriffé, la diminution de la ponte et des effets bénins sur le système respiratoire. Il arrive que les flambées soient si atténuées qu'on ne puisse les détecter qu'en procédant à des dépistages réguliers des virus.
Il est par contre difficile de passer à côté de la seconde forme, beaucoup moins courante, la variante hautement pathogène. Identifiée pour la première fois en Italie en 1878, la grippe aviaire hautement pathogène se caractérise par l'apparition brutale d'une maladie grave, une contagion rapide et un taux de mortalité qui peut avoisiner les 100 % en 48 heures. Dans ce cas, le virus ne se contente plus d'affecter seulement le système respiratoire, comme pour la forme bénigne, mais il envahit aussi de nombreux autres organes et tissus. Il en résulte des hémorragies internes massives qui font que le public appelle parfois cette maladie l'« Ebola du poulet ».
On sait que tous les sous-types de virus grippal, 16 HA (hémagglutinine) et 9 NA (neuraminidase), infectent les oiseaux sauvages aquatiques. Les virus grippaux ont ainsi un réservoir naturel étendu et sont en circulation perpétuelle dans les populations d'oiseaux. Le dépistage systématique chez l'oiseau sauvage mettra presque toujours en évidence des virus grippaux, inoffensifs dans la grande majorité des cas.
A ce jour, toutes les flambées épidémiques de la forme hautement pathogène de la grippe aviaire ont été dues à des virus des sous-types H5 et H7. Les virus hautement pathogènes sont dotés d'une "marque de fabrique", d'une signature, un ensemble particulier d'acides aminés sur le site de clivage de l'hémagglutinine, qui les distingue de tous les autres virus de la grippe aviaire et qui leur confère leur virulence exceptionnelle.
Toutes les souches des sous-types H5 et H7 ne sont pas hautement pathogènes, mais on pense que la plupart peuvent potentiellement le devenir. Selon des études récentes, les virus H5 et H7 faiblement pathogènes peuvent, après avoir circulé parfois peu de temps dans une population de volailles, muter pour devenir hautement pathogènes. De nombreux éléments ont conduit à penser depuis longtemps que les oiseaux sauvages aquatiques introduisaient les virus grippaux aviaires sous la forme faiblement pathogène dans les populations de volailles. En revanche, ils n'étaient pas porteurs, ou ne transmettaient pas directement les virus hautement pathogènes. Toutefois, leur rôle pourrait avoir évolué récemment : on pense désormais qu'au moins certaines espèces migratrices d'oiseaux aquatiques sont porteuses du virus H5N1 sous sa forme hautement pathogène et l'ont introduit dans de nouvelles zones géographiques le long de leur voies de migration.
En dehors de la contagiosité élevée dans les populations de volailles, les virus de la grippe aviaire se transmettent facilement d'une exploitation agricole à l'autre avec les déplacements des oiseaux, des personnes (notamment lorsque les chaussures ou les vêtements sont contaminés), les véhicules, les équipements, la nourriture et les cages. Les virus hautement pathogènes peuvent survivre longtemps dans l'environnement, notamment à basse température. On sait par exemple que les virus H5N1 hautement pathogènes survivent au moins 35 jours à basse température (4 °C) dans les déjections d'oiseaux. A une température beaucoup plus élevée (37 °C), on a montré une survie de 6 jours dans des échantillons de matières fécales.
Les mesures de lutte à prendre contre la forme hautement pathogène de la maladie sont les suivantes : abattage rapide de tous les oiseaux infectés ou exposés, élimination correcte des carcasses, mise en quarantaine et désinfection rigoureuse des exploitations agricoles, application de strictes mesures sanitaires ou de « sécurité biologique ». Les restrictions au transport des volailles vivantes, à l'intérieur des pays comme d'un pays à l'autre, font partie des mesures importantes à instaurer. Logistiquement, il est plus facile d'appliquer les mesures de lutte recommandées à de grands élevages commerciaux qui gardent à l'intérieur de grands nombres d'oiseaux, en général dans de strictes conditions sanitaires. La lutte devient bien plus difficile lorsque les volailles sont, dans leur grande majorité, élevées dans de petites basses cours éparpillées en zone rurale ou périurbaine.
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Le document La maladie de la grippe aviaire appartient à la rubrique Médecine qui elle même appartient à la thématique Sciences.
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