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Bourgeois2 - Mise à jour : 18/01/2010
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Le système endocrinien (endo : à l’intérieur et krinein : sécréter) constitue un des deux grands systèmes de communication de l’organisme, l’autre étant le système nerveux. Son rôle est essentiel lors du développement, pour la réalisation de certaines grandes fonctions physiologique et de l’homéostasie (c’est à dire le maintien relativement constant du milieu intérieur). Le système endocrinien (SE) se compose d’organes sécréteurs « les glandes endocrines » qui synthétisent et libèrent dans l’organisme des hormones. Ces dernières sont des messagers chimiques véhiculés par le sang jusqu'à des cellules sur lesquelles les hormones agissent. On qualifie en général les cellules et organes sensibles aux hormones, des cellules ou des organes cibles. Plutôt que d’étudier de manière systématique l’ensemble du SE, cet exposé tente de présenter le SE en suivant le fil conducteur du cheminement des hormones depuis leur production par les cellules sécrétrices jusqu'à leur action sur les cellules des organes cibles.Plan
Plan :
I. Introduction II. Les glandes endocrines sécrètent dans le sang trois grandes catégories d’hormones 1-Les glandes endocrines 2) Les différents types d’hormone III Modes d’action cellulaire des hormones. 1) Action via les récepteurs transmembranaires 2) Action via des récepteurs intracellulaires 3) Modulation de la sensibilité hormonale des cellules cibles IV Effets physiologiques des hormones. V. Un exemple de contrôle endocrinien : la reproduction. 1) Régulation endocrine de la reproduction chez l’homme 2) Régulation endocrine de la reproduction chez la femmeExemple de page de cours d'endocrinologie
ENDOCRINOLOGIE
I. Introduction
Le système
endocrinien (endo : à l’intérieur et krinein :
sécréter) constitue un des deux grands systèmes
de communication de l’organisme, l’autre étant le
système nerveux. Son rôle est essentiel lors du
développement, pour la réalisation de certaines grandes
fonctions physiologique et de l’homéostasie (c’est
à dire le maintien relativement constant du milieu intérieur).
Le système endocrinien (SE) se compose d’organes
sécréteurs « les glandes endocrines » qui
synthétisent et libèrent dans l’organisme des
hormones. Ces dernières sont des messagers chimiques véhiculés
par le sang jusqu'à des cellules sur lesquelles les hormones
agissent. On qualifie en général les cellules et
organes sensibles aux hormones, des cellules ou des organes cibles.
Plutôt que d’étudier de manière
systématique l’ensemble du SE, cet exposé tente
de présenter le SE en suivant le fil conducteur du cheminement
des hormones depuis leur production par les cellules sécrétrices
jusqu'à leur action sur les cellules des organes cibles.
II. Les glandes endocrines sécrètent dans le sang trois grandes catégories d’hormones.
1) Les
glandes endocrines. Plusieurs structures anatomiques font partie
des glandes endocrines (Tableau 1), mais seulement un petit nombre
est de « véritables » glandes endocrines, c’est
à dire des structures spécialisées uniquement
dans la sécrétion des hormones. Parmi les «
véritables » glandes endocrines on peut citer la
thyroïde, l’adénohypophyse ou encore les
surrénales... D’autres organes sont capables d’assurer
à la fois une fonction endocrine et un autre rôle
physiologique ; il s’agit par exemple de l’hypothalamus,
du coeur ou des gonades...
Afin de rendre compte de la complexité
du SE, on peut noter (i) qu’une même glande endocrine
(qu’elle soit « véritable » ou non) peut
sécréter plusieurs hormones, (ii) qu’une hormone
donnée peut avoir des effets différents sur différentes
cellules cibles, (iii) qu’un processus physiologique peut être
contrôlé par plusieurs hormones et enfin, (iv) qu’il
est fréquent que différentes structures endocrines
agissent les unes sur les autres afin de moduler leurs
fonctionnements.
2) Les
différents types d’hormone. Le SE fait intervenir
plusieurs dizaines de messagers intercellulaires différents
(Tableau 1) dont la sécrétion peut être
déclenchée par des stimulations produites par des
influx nerveux, des variations homéostatiques (concentration
en ions, en nutriments...), des variations environnementales (stress)
ou même d’autres hormones. Les messagers moléculaires
endocriniens peuvent se répartir en trois groupes en fonction
de leurs natures biochimiques et de leurs mécanismes d’action
:
a) Les hormones peptidiques. Ce
sont des petites protéines qui, après traduction de
leurs gènes en ARNm, sont synthétisées par les
ribosomes du réticulum endoplasmique granulaire et empaquetées
par l’appareil de Golgi dans des vésicules sécrétoires.
Ces vésicules permettent aux hormones de franchir la bicouche
lipidique de la membrane plasmique puisque les peptides hydrosolubles
ne franchissent pas la bicouche de lipides hydrophobes. Une fois
sécrétées dans le sang, les hormones peptidiques
y circulent librement. Elles agissent sur les cellules cibles par
l’intermédiaire de récepteurs protéiques
traversant la membrane plasmique des cellules cibles (Fig.
1). Les récepteurs sont spécifiques pour
une hormone donnée mais une hormone peut avoir plusieurs types
de récepteurs membranaires.
b) Les hormones stéroïdes. Ce sont des lipides
synthétisés dans le cytosol à partir du
cholestérol, ils traversent sans difficulté la bicouche
lipidique puisque les hormones stéroïdes sont lipophiles.
A cause de cette nature lipophile (et donc hydrophobe), les stéroïdes
doivent se complexer avec des protéines plasmatiques afin
d’être transportés par le flux sanguin (Fig.
1). Le complexe stéroïde protéine
est inactif, seule l’hormone stéroïde libre a une
action endocrine. La protéine « de transport » ne
libère l’hormone stéroïde qu’au niveau
des capillaires sanguins qui irriguent les organes cibles. Une fois
libérée de la protéine de liaison, le stéroïde
traverse la paroi du capillaire. Au contact de leurs cellules cibles,
les stéroïdes franchissent la membrane plasmique et
interagissent avec des récepteurs intracellulaires afin de
modifier l’expression génique de la cellule cible.
c) Les hormones Monoaminées. Elles dérivent
presque toutes d’un acide aminé la tyrosine, ce sont
donc de petites molécules. Il s’agit entre autre de
l’adrénaline, de la noradrénaline, de la dopamine
et de la mélatonine (cette dernière est synthétisée
à partir de l’acide aminé tryptophane qui est
transformé en sérotonine avant de donner la
mélatonine). Ces molécules constituent un sous-groupe
d’hormone aminée, en vertu de leur mécanisme
d’action sur les cellules cibles qui est comparable à
celui des hormones peptidiques. En effet, ces hormones aminées
circulent librement dans le sang et agissent sur les cellules cibles
par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques
transmembranaires. Certaines d’entre elles (NA et DA) existent
aussi dans le système nerveux où elles fonctionnent non
pas en tant qu’hormone mais comme neurotransmetteur.
L’autre
sous-groupe d’hormones Monoaminées dérivées
de la tyrosine est constitué par les hormones thyroïdiennes.
Les deux principales sont la triiodothyronine (T3) et la thyroxine
(T4 ou tétraiodothyronine) leurs caractéristiques
principales sont : (i) elles contiennent des atomes d’iode,
(ii) elles sont liées à des protéines
plasmatiques pendant leur transport sanguin (ce qui les inactives
transitoirement) et (iii) elles agissent sur des récepteurs
intracellulaires et modifient l’expression des gènes
comme le font les stéroïdes (Fig.
1).
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