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YopYop - Mise à jour : 14/10/2008
Extrait / Introduction
Sujet de cet exposé sur la collision continentale :
Présenter les marqueurs géologiques qui permettent de montrer que la chaîne de montagne alpine résulte d'une collision de deux lithosphères continentales autrefois séparées par un océan.
Introduction :
La convergence lithosphérique avec son phénomène de subduction conduit progressivement à la disparition du plancher océanique. Les continents, anciennement séparés par l'océan s'affrontent alors. La collision génère une chaîne de montagnes dont les Alpes franco-italiennes en sont un bon exemple. Dans le massif alpin, on retrouve de nombreux marqueurs géologiques qui témoignent de l'histoire passée de la mise en place de cette chaîne de montagnes. On pourra dans un premier temps se demander quels sont les marqueurs qui témoignent de l'ouverture de l'océan alpin. Puis, dans un deuxième temps, on verra quelles sont les traces de la fermeture de l'ocean alpin. Enfin, on examinera les preuves de la collision continentale qui a provoqué la surrection des Alpes.
Plan :
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Exemple de page de La collision continentale
Sujet : Présenter les marqueurs géologiques qui permettent de montrer que la chaîne de montagne alpine résulte d'une collision de deux lithosphères continentales autrefois séparées par un océan.
La convergence lithosphérique avec son phénomène de subduction conduit progressivement à la disparition du plancher océanique. Les continents, anciennement séparés par l'océan s'affrontent alors. La collision génère une chaîne de montagnes dont les Alpes franco-italiennes en sont un bon exemple. Dans le massif alpin, on retrouve de nombreux marqueurs géologiques qui témoignent de l'histoire passée de la mise en place de cette chaîne de montagnes. On pourra dans un premier temps se demander quels sont les marqueurs qui témoignent de l'ouverture de l'océan alpin. Puis, dans un deuxième temps, on verra quelles sont les traces de la fermeture de l'ocean alpin. Enfin, on examinera les preuves de la collision continentale qui a provoqué la surrection des Alpes.
I/ En premier lieu, on se demandera quelles sont les traces de l'ouverture d'un océan alpin.
Premièrement, dans la zone interne de l'arc alpin, dans le massif du chenaillet (2634m), on observe une série de roches magmatiques et métamorphiques. En effet, on constate la présence de basaltes à l'aspect en coussin très caractéristique : de telles formations s'observent au niveau d'épanchements volcaniques sous-marins. Cette observation surprenante est confirmée par la présence de péridotites et de gabbros. On date ces formations à environ 150 millions d'années. Le massif du chenaillet est donc un véritable plancher océanique à ciel ouvert.
De plus, l'observation plus précise des roches confirme leur origine. En effet, la surface des échantillons de ces roches présente un aspect particulier qui évoque la peau de serpent : cette particularité est à l'origine de leur nom de serpentines. L'observation au microscope de ces roches montre qu'elles ont subi des transformations de structures mirénales dûes à une hydratation ; les pyroxènes et les olivines originels, soumis à une intense alrération hydrothermale, sont maintenant entourés par un minéral hydraté : la serpentine. Ces roches sont les vestiges d'un ancien plancher de l'océan alpin, raclées puis obductées, c'est à dire charriées sur le continent lors de la collision continentale.
Puis, on note que les roches sédiemnetaires carbonatées affleurent en abondance dans la zone la plus à l'ouest des Alpes franco-italiennes. Leur disposition en strates superposées permet de les repérer aisément dans le paysage. Or leur extension géographique est telle que les épaisseurs déposées n'ont pu se former que dans un vaste domaine marin, seul succeptible de recevoir une telle quantité de sédiments. Les affleurements sédimentaires du massif des Fiz en Haute-Savoie sont donc des témoins d'une ancienne sédimentation marine.
Aussi, on observe sur les calcaires et les marnes la présence de dépôts marins qui sont des formes fossiles de haute mer, les ammonites par exemple. Puis, dans la région de Briançon, on observe au contact des ophiolites, une roche sédimentaire appelée radiolarite. Cette roche est l'accumulation de coquilles en silices d'animaux unicelulaires planctniques : les radiolaires, témoins d'une sédimentarisation peu profonde. Les informations apportées par les roches sédimentaires témoignent d'une sédimentation marine importante
En outre, le basculement des blocs continentaux découpés par les failles est à l'origine de la formation de bassins envahis par la mer et dans lesquels sédimentent les couches épaisses de calcaires et de marnes évoquées ci-dessus. Ces blocs basculés et ces failles normales sont les témoins d'une phase de distension lointaine. Ces structures correspondent à une marge continentale massive. A cette époque, la croûte continentale en s'étirant, s'était alors peu à peu amincie pour finalement se fracturer et donner naissance à un rift continental dans lequel s'est engouffré la mer avant de former un véritable océan.
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