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hadich - Mise à jour : 20/03/2010
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Quand deux langues sont en contact, il se produit entre elles des interférences. Nous avons deux systèmes sur la base desquels nous formalisons le sens et deux « codes » linguistiques qui entrent en contact et s’influencent mutuellement. Nous avons, par conséquent, deux codes qui interfèrent. Il suffit d’établir des parallèles entre deux systèmes linguistiques à travers des énoncés recueillis systématiquement dans les deux langues, pour aboutir à l’analyse d’un système linguistique au moyen d’un autre, d’où la possibilité d’interférences. Nous allons voir, dans les paragraphes suivants, comment s’opère le passage d’une langue à une autre avec les incidences qui peuvent se produire lors de ce passage. Les changements des paramètres conventionnels, culturels et cognitifs nécessitent souvent le choix d’éléments linguistiques tout à fait différents. Nous aborderons également le domaine où le calque, l’interférence ou la transposition pure et simple des éléments d’un système à un autre, ne peuvent résoudre la question de la restitution du sens avec le maximum de « fidélité ».Plan
Plan :
Introduction I. Impossibilité de transposer des éléments d’un système dans un autre. II. Les formes hybrides, leurs rapports avec la traduction. III. Les interférences, leurs rapports avec la traduction. a. Définition de l’interférence b. Ses rapports avec la traduction c. Mécanisme des interférences dans l’opération traduisante ConclusionExemple de page de Cours de linguistique contrastive : les interférences linguistiques
PROBLÈMES LINGUISTIQUES RESULTANT DU CONTACT DE DEUX OU PLUSIEURS LANGUES
OU LE PROBLÈME DES INTERFÉRANCES.
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Introduction
Conclusion |
INRTODUCTION
Quand deux langues sont en contact, il se produit entre elles des interférences. Nous avons deux systèmes sur la base desquels nous formalisons le sens et deux « codes » linguistiques qui entrent en contact et s’influencent mutuellement. Nous avons, par conséquent, deux codes qui interfèrent.
Il suffit d’établir des parallèles entre deux systèmes linguistiques à travers des énoncés recueillis systématiquement dans les deux langues, pour aboutir à l’analyse d’un système linguistique au moyen d’un autre, d’où la possibilité d’interférences.
Nous allons voir, dans les paragraphes suivants, comment s’opère le passage d’une langue à une autre avec les incidences qui peuvent se produire lors de ce passage. Les changements des paramètres conventionnels, culturels et cognitifs nécessitent souvent le choix d’éléments linguistiques tout à fait différents. Nous aborderons également le domaine où le calque, l’interférence ou la transposition pure et simple des éléments d’un système à un autre, ne peuvent résoudre la question de la restitution du sens avec le maximum de « fidélité ».
IMPOSSIBILITÉ DE TRANSPOSER DES ÉLÉMENTS D’UN SYSTÈME DANS UN AUTRE.
La solidarité existant entre les signes qui constituent un énoncé ne permet, en aucun cas, le calque des éléments de cet énoncé si, toutefois, nous cherchons à établir une équivalence dans une langue différente.
Cette solidarité, nous la retrouvons même entre tous les signes d’une langue donnée. Nous établissons, par conséquent, des découpages différents dès lors que nous appréhendons des langues différentes.
Dans son ouvrage intitulé : Les fondements sociolinguistiques de la traduction (1980, p 76), Maurice PERGNIER affirme :
« Ce n’est pas seulement en tant qu’élément lexical que le signe intégrant d’un énoncé est intransposable, mais également, et d’abord, en tant que membre d’un ensemble grammatical qui lui confère son statut. Cette intransposabilité des éléments d’un énoncé d’une langue dans une autre est fondée, ainsi que les études linguistiques l’ont abondamment montré (...). Sur le fait que chacun est solidaire des autres éléments qui constituent le système.
L’auteur insiste sur :
Le fait qu’une tentative d’une telle transposition ne représente ni une véritable traduction (car l’opération traduisante doit porter sur le sens du message), ni une transposition pure et simple des signifiés dans un autre système (car en tant qu’élément lexical et membre d’un ensemble grammatical qui lui confère son statut, le signe intégrant d’un énoncé est intransposable ».
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