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(pas toujours) et cela en raison de l’impact de quatre groupes de facteurs propres à l’environnement :
– des problèmes de mise au point technologique peuvent se poser à l’entreprise qui ne maîtrise pas
encore totalement le processus de fabrication du nouveau produit. En outre, des incertitudes peuvent
subsister sur le procédé ou sur la technologie qui l’emportera. De ce fait, l’entreprise ne peut ou ne
veut alimenter le marché au rythme nécessaire ;
– la distribution, particulièrement la grande distribution, peut se montrer réticente à référencer un
produit qui n’a pas encore fait ses preuves et pratiquer un attentisme prudent. De même, le distributeur
industriel doit se familiariser avec le produit, ses caractéristiques techniques, ses applications
principales… ;
– les acheteurs potentiels peuvent être lents à modifier leurs habitudes de consommation ou de
production, en raison des coûts que suppose l’adoption de l’innovation. Seuls les plus réceptifs à
l’innovation adopteront éventuellement le produit, dans la mesure où ce groupe est informé de
l’existence de l’innovation ;
– un quatrième facteur d’environnement est la concurrence. En général, l’entreprise innovatrice est
seule sur le marché, sans concurrent direct, du moins pour une période déterminée dont la longueur
va dépendre du degré de protection de l’innovation. La concurrence de produits de substitution peut
toutefois être très forte et ralentir également le développement de la demande primaire.
Cette phase se caractérise par un haut degré d’incertitude : étant donné que la technologie est encore
en évolution, les concurrents ne sont pas connus, le marché est mal délimité et l’information fait cruellement
défaut. Plus l’innovation introduit une rupture, plus l’incertitude sera grande. Comme le suggèrent
les exemples de CVP présentés à la figure 7.6, la phase d’introduction a tendance à se raccourcir au
fil des années, le record étant détenu en télécommunication par l’ADSL et par l’Internet.
Une estimation de la longueur de la phase d’introduction est capitale au moment du lancement, étant
donné qu’à ce stade les cash-flows sont fortement négatifs :
– les dépenses de marketing destinées à stimuler la distribution et à informer le marché sont élevées
et représentent une part très importante du chiffre d’affaires réalisé ;
– les coûts de production sont également très élevés en raison du faible volume produit ;
– les amortissements des investissements et des dépenses de R&D pèsent lourdement sur la rentabilité.
Tous ces facteurs font du lancement d’un produit nouveau une opération à haut risque financier. Plus
courte est cette phase, mieux s’en porte l’entreprise. La durée de la phase d’introduction sera fonction
de la réceptivité des acheteurs potentiels, laquelle peut être évaluée en se référant aux facteurs repris
ci-après (voir aussi le chapitre 11).
– l’importance de l’avantage relatif procuré par le nouveau produit ;
– l’absence de coûts de transfert élevés pour le client ;
– la compatibilité du produit avec les modes de consommation ou de production ;
– le caractère manifeste de l’avantage. Est-il rapidement perçu et compris par le groupe cible ?
– la possibilité d’essayer le produit nouveau ;
mamconseil
   
26/05/2011
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