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omarimajid - Mise à jour : 20/03/2011
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Niveau : Bac+1
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
► Récit de voyage : - Le récit de voyage est un parcours de « lieux » au sens rhétorique du terme : les lieux sont autant de réserves de citations, de dvpt, de situations types mobilisables à partir des noms de lieux. On y puise images et citations, ornements qui donnent éclats, amplifie l’anecdotique. Genre mineur, le récit de voyage s’écrit sur des souvenirs de lecture, mobilisant idylle, ekphrasis, épopée, roman noir… - Le lieu est en rhé un tiroir renfermant des images mentales, des rpst°, symboles, clichés, au total des amorces ou des fragments de discours. Comme le « lieu » de l’argumentation, le pays, la ville sont une réserve potentielle d’hist, d’anecdotes, pp à instruire, à plaire, émouvoir. - Plus généralement, le récit de voyage est schématiquement une succession de paysages décrits qui sont liés ensemble et s’ordonnent selon la chrono de l’itinéraire transcrit. Cependant, la subjectivité apparaît rapidement, et c’est là toute la complexité du genre. - Un récit de voyage peut également et souvent être voyage spirituel, voyage vers soi (cf Chateaubriand). - Récit de voyage et récit didactique : on cherche par les divers tableaux à instruire le lecteur. - Récit de voyage : un parcours de « lieux » pour faire mémoire : le récit de voyage fut d’abord un mémoire au service de la connaissance ; il en vint à faire davantage mémoire du voyageur lui-même, de sa sensibilité et de son histoire pp : il entre en littérature. faisant mémoire des lieux et des hommes, le récit passe par l’éloge, voire l’hymne, si la mémoire se fait lyrique. Les lieux visités sont des « lieux » où se sont accumulé un trésor de références, les traces des écrivains déjà passés. Le passage du voyageur est réverbéré à son tour par la mémoire des grands auteurs : à ce titre, le récit est une forme particulièrement riche d’intertextualité. Ms attention, faire mémoire, c s’exposer à repasser par des lieux ppt incontournables, des « lieux communs ».Plan
Plan :
► Pastorale dramatique : ► Pamphlet : ► Picaresque : Oraison funèbre : ► Récit de voyage : ► Roman à thèse : ► Roman historique : ► Le roman noir : ► Saturnien (ton) : ►Sermon : ► Sotie :Exemple de page de Genres,tons et formes
Envoyé par Djack
GENRES, FORMES, TONS
Patrice SOLER, PUF, 1er cycle, 2001.
? Bucolique :
Le lieu de l’imaginaire littéraire, le locus amoenus : chez Virgile, il tient dans une alliance de mots et de sensations : ombrages épais, gazon tendre, fraîcheur des eaux sereines, fontaine où l’on converge pour mener les troupeaux, un temple parfois pour ne pas faire oublier l’inscription du lieu lui-même ds des cultes aux divinités pastorales. Ms ce lieu, loin de se réduire ç un paysage physique et visuel, correspond à une société idéale et un ensemble de genres littéraires que rassemble l’inspiration pastorale.
Vecteur du mythe de la retraite contre les agitations de la société.
Dimension onirique parfois.
La figure du berger qui prend parfois des connotations très religieuses. + Le berger figure rustique du poète.
L’Arcadie libertine du 17ème : celle où la nature apparaît d’abord comme un espace idéal où l’être humain, libéré du joug que lui imposent les conventions sociales, retrouve sa vérité pp et celle du monde. Il peut mener à bien ses réflexions et ses expériences, affranchi des opinions reçues.
Association condition de berger / maîtrise de la musique. Ou encore, mélange de récit et de multiples formes poétiques, chansons... qui n’ont pas rompu avec leur attache à l’accompagnement musical.
Dimension métalittéraire de la bucolique : c un genre qui se regarde, qui se veut intellectualisé (d’où la possible reprise par Valéry par exemple).
Dissonance originelle de la bucolique entre la forme (le vers épique) et le contenu (le monde des humbles).
? Burlesque :
La litt est tte imprégnée de la hiérarchie des registres de style d’origine rhétorique, et il ne peut y avoir de burlesque, dans certaines formes datées, que si le lecteur maîtrise le code rhétorique. Car c en perturbant les conventions rhétorico-stylistiques qui régissent durant des siècles la production et la réception de la litt que l’on produit les deux registres dissonants, le burlesque et l’héroï-comique.
La base rhétorique : convenance et disconvenance. La convenance est un concept cardinal sur lequel pivote littéralement la rhétorique. Elle désigne l’exacte adaptation du discours à ttes les variables, internes et externes, de la situation de parole. Variables externes : l’énonciation, la nature de l’auditoire, sociale, biologique et politique. Variables internes : aspects illocutoires et perlocutoires de la prise de parole, le genre rhétorique du discours (judiciaire...). La dissonance dans cette convenance participe du burlesque.
L’héroï-comique : disconvenance entre, d’une part, la condition sociale d’un perso, ses actes et attitudes qui relèvent d’un registre bas, et d’autre part, le niveau de lgg, les connotations renvoyant au genre noble.
Le burlesque : perso nobles ms comportements triviaux. Le burlesque est d’abord un jeu qui prête à sourire. Par contre, avec Hugo, par ex, le burlesque va dans le sens d’une « magnification » des perso et non de leur ridiculisation.
Burlesque et parodie sont très proches, parfois indiscernables.
De la disconvenance à l’inconvenance : au-delà des jeux de travestissements datés, héroï-comique et burlesque ont une portée satirique et morale.
Le burlesque comme farce, lorsqu’on frôle l’énorme. Le burlesque vire, selon les époques, les mentalités et l’état d’esprit du tps, au bouffon, au farfelu, au saugrenu et qu grandguignolesque.
Burlesque et grotesque : le burlesque, co on l’a vu, est solidaire d’une pbi rhétorique de la litt ? le grotesque s’inscrit dans un refus, justement, de cette emprise rhétorique. Cf Hugo, préface Cromwell : il donne au grotesque des fondements avt tt métaphysique et ontologiques). En outre, il regroupe deux tonalités différentes ss ce terme : le ridicule et la difformité.
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