La france pendant la 2nd guerre mondiale

La france pendant la 2nd guerre mondiale

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Publié le 16 mars 2011 - Donne ton avis

Histoire de la France pendant la Seconde guerre mondiale La Seconde guerre mondiale fut la guerre la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité. Ce fut aussi l'occasion des plus grands génocides humains ; plus de six millions de juifs ont été exterminés dans les camps de la mort de l'Allemagne nazie. Cette guerre a changé la destinée de millions de personnes.Les années 1940-1945 furent particulièrement chargées pour la France. Celle-ci, comme beaucoup de pays occidentaux, a perdu énormément de ses citoyens pendant cette période. Ce fut également un temps douloureux pour nombre de personnes qui ont vécus l'horreur de la guerre et des camps nazis.Le thème de la France pendant la Seconde guerre mondiale est un sujet complexe qui comprend de nombreuses parties. Beaucoup de livres ont été écrits pour décrire cette période. On pourrait encore en écrire sans pour autant avoir tout dit de cette époque. France 39-45.com présente un portrait de l'occupation allemande, de la collaboration française et de la Résistance en France pendant la Seconde guerre mondiale. L'occupation allemande en France de 1940 à 1945 Les Allemands en France Lors de la défaite de l'armée française en 1940, le gouvernement de Vichy, représenté par le maréchal Philippe Pétain, signa l'accord de l'armistice avec l'Allemagne, le 24 juin 1940. À ce moment-lÀ, la France était profondément divisée entre la collaboration avec les Allemands ou la poursuite de la guerre. Nombreux furent les Français qui désapprouvèrent la signature de l'armistice et la collaboration franco-allemande. Cependant dans certains villages, les Allemands furent accueillis comme des héros : « [...] la population de la ville avait réservé un accueil chaleureux aux vainqueurs, les jeunes filles agitant mouchoirs et écharpes en direction des jeunes soldats athlétiques de la Wehrmacht, juchés sur leurs motos, beaux comme des dieux, les yeux étincelants de satisfaction. »Les Allemands décidèrent de séparer la France en deux parties : la zone occupée par les Allemands (nord) et la zone libre (sud), administrée par le gouvernement vichyste. Cela tenait plutôt À servir les desseins d'Hitler qu'À satisfaire les Français. En effet, cela permettait d'exploiter les très nombreuses richesses de la France: « [...] les nazis disposent de moyens de pressions considérables sur Vichy : la ligne de démarcation entre les deux zones peut se transformer en frontière hermétique. » De plus, les Allemands fixèrent également des frais d'occupation considérables et annexèrent l'Alsace-Lorraine. La ligne de démarcation fut franchie par les forces armées allemandes en novembre 1942, après que les Alliés eurent envahi l'Afrique du Nord, sous prétexte de défendre le continent européen. La hiérarchie allemande en France Les Allemands, naturellement très organisés, se sont empressés, lors de la prise de la France, d'y installer une hiérarchie nazie. Beaucoup de maires et de conseillers municipaux ont été remplacés par certains de leurs compatriotes nazis. Les préfets ou fonctionnaires aux idéologies anti-nazies ont aussi été substitués, voire « éliminés ». La plupart des postes importants au gouvernement étaient occupés par des officiers allemands ou des français pronazis. Comme partout ailleurs, les Allemands établirent en France leurs « troupes d'épuration », les S.S. (abréviation de Schutzstaffel, « escouade de protection »), les Einsatzgruppen (« groupe d'extermination ») et la Gestapo (contraction de Geheime Staats Polizei, « police secrète d'état ») qui s'occupaient du « nettoyage ethnique », l'élimination des juifs. Le sort des juifs de France Malheureusement, en France, les Juifs ne furent pas mieux traités qu'ailleurs par les nazis. D'ailleurs, il y avait des camps de concentration en France, dont ceux de Drancy et de Struthof. On y envoyait principalement les juifs, les tziganes, les homosexuels, les prisonniers d'opinions, les résistants arrêtés... Les juifs étaient soumis, À peu de chose près, aux mêmes règles que ceux des autres pays : port de l'étoile de David, discrimination, interdiction de travailler / fréquenter (avec) les autres citoyens français, interdiction d'occuper des fonctions publiques, etc. La police française qui collaborait avec les polices allemandes (S.S.) effectuait des rafles périodiques dans certaines villes et certains quartiers juifs pour en extraire plusieurs centaines de juifs À envoyer vers les camps de la mort. « Le camp de Drancy, dans lequel s'entassent les juifs arrêtés par la police française, devient une antichambre d'Auschwitz. »3 Les juifs qui se cachaient étaient souvent dénoncés par des collaborateurs français. On estime que seulement 3 % des juifs (2 100 personnes) envoyés dans les camps de la mort ont survécu. Cependant, de nombreux français aidèrent les juifs À se cacher, souvent au péril de leur propre vie. Des réseaux de résistants organisèrent des filières d'évasion pour les juifs afin qu'ils puissent traverser la frontière et aller se réfugier en Suisse ou dans un autre pays non-occupé. Une des rafles les plus connues en France, fut celle du Vel' d'Hiv' (Vélodrome d'hiver) en juillet 1942. Plus de 9000 policiers participèrent À l'opération « Vent printanier » en France. Environ 13 000 juifs furent arrêtés dont une partie furent envoyés À Drancy. Près de 7 000 autres juifs furent parqués dans le Vélodrome d'hiver (XVe arrondissement) pendant cinq jours sans nourriture. Ils ont ensuite été envoyés vers la « Solution finale » dans des camps de la mort. Très peu en sont ressortis vivants. À l'époque, le gouvernement vichyste avait décidé de collaborer avec les Allemands et d'appliquer les mesures antisémites en France afin d'obtenir un allègement des conditions d'armistice. « En se plaçant dans la perspective d'une Europe allemande, Vichy s'engage dans la voie de collaboration avec l'Allemagne nazie. »4 Près de 70 000 juifs furent ainsi déportés en Allemagne À cause de cette politique raciste. Aujourd'hui, la France tente de faire une croix sur ce douloureux passé. Le gouvernement français a reconnu ses erreurs et la plupart des coupables ont été jugés au tribunal de Nuremberg pour des crimes de guerre qu'ils avaient commis. Néanmoins, des souvenirs terribles viennent encore hanter les personnes qui ont survécus aux camps de l'enfer. La collaboration du gouvernement de Vichy Le gouvernement de Vichy Après la signature de l'armistice en juin 1940, le gouvernement français s'installa à Vichy, dans la zone non occupée de la France. Quelques semaines plus tard, le 10 juillet 1940, le gouvernement de Vichy obtint les pleins pouvoirs de l'État français. Ce fut donc, dès ce jour, le maréchal Philippe Pétain qui tenu les rênes du pouvoir en France. Le maréchal Pétain faisait partie des vétérans de Verdun, un des héros de la Première guerre mondiale. Durant l'occupation allemande, de 1940 à 1944, il fut notamment l'inspirateur de la révolution nationale. Imposé par Adolf Hitler au gouvernement vichyste, le Premier ministre Pierre Laval était le numéro deux du gouvernement de Vichy. C'était aussi un fervent collaborateur avec les Allemands. La 3e République française cessa d'exister le jour où le maréchal Pétain commença à diriger le pays. Le maréchal Pétain le dota d'une série d'actes constitutionnels, qui remplaçaient l'ancienne Constitution de l'État français. La 4e République française prônait les valeurs paysannes : travail, famille, patrie et s'apparentait plutôt à l'État autoritaire qu'à un régime démocratique parlementaire. En effet, la nouvelle législation rétablit les délits d'opinions et d'appartenance, ce qui permis l'élimination des socialistes, communistes ainsi que l'abolissement des syndicats. De plus, vers octobre 1940, le gouvernement français adopta des mesures antisémites s'apparentant aux lois de Nuremberg. La collaboration franco-allemande La rencontre de Montoire entre le maréchal Pétain et le führer Adolf Hitler, le 24 octobre 1940, scella la collaboration entre la France de Vichy et l'Allemagne nazie. Dès lors, Vichy commença sa politique de collaboration qui comprenait, entre autres, la fabrication d'équipements militaires pour l'armée allemande et la lutte contre les « terroristes » (communistes, gaullistes et révolutionnaires) et les juifs. Pétain endossa pleinement la responsabilité de la collaboration avec l'Allemagne : « Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsables que devant moi : c'est moi seul que l'Histoire jugera. » En 1942, l'économie de guerre allemande demandait beaucoup d'ouvriers pour travailler dans les usines. Adolf Hitler demanda alors au maréchal Pétain l'envoi de travailleurs français en Allemagne. Les Allemands commencèrent par instaurer le principe de trois travailleurs français pour un prisonnier libéré. Hélas, ils ne respectèrent pas longtemps leur engagement et peu de prisonniers français furent libérés. D'abord constituée de volontaires, la main-d'oeuvre française fut rapidement composée de travailleurs français envoyés en Allemagne par le Service du Travail Obligatoire (S.T.O.). Ce service, instauré par Vichy, concernait tous les hommes de 16 à 60 ans. Au total, près de trois millions de Français travaillèrent pour les Allemands : 400 000 volontaires, 650 000 travailleurs forcés et environ un million de français qui travaillaient dans les usines allemandes en France. Le S.T.O. eut des effets négatifs pour Vichy. En effet, plusieurs milliers de français, refusant d'aller travailler en Allemagne, se réfugièrent clandestinement dans les bois, les montagnes. Ce fut le début des maquis : des endroits où les maquisards vivaient en groupe, mal organisés, mal logés et mal nourris. Les conditions de vie y étaient difficiles - peut-être autant que pour ceux qui étaient envoyés en Allemagne... Les travailleurs sont peu nourris et entassés dans des baraquements, travaillant douze heures par jour pour un petit salaire. Les maquisards volaient souvent de la nourriture dans les villages aux alentours de leurs camps. Lorsqu'ils furent plus nombreux, ils se regroupèrent en bandes et attaquèrent les Allemands : « une véritable armée de l'ombre qui joua un rôle important au cours des combats de la Libération ». Les divers groupes de la Résistance avaient souvent sous leurs ordres plusieurs maquis qu'ils ravitaillaient et qui, en échange, les aidaient dans leurs actions contre l'occupant. Peu après le début des maquis, une force policière spéciale fut chargée de faire régner l'ordre en France occupée, la Milice. Les miliciens étaient composés de Français, souvent des criminels ou des tueurs sortis des prisons. Les membres de la milice étaient détestés et persécutés autant par les Français que par les maquisards. Ils étaient considérés comme des traîtres qui combattaient leurs propres compatriotes. De plus, les miliciens commettaient souvent des vols, des assassinats et des pillages. Lors de la libération de la France en 1944, les miliciens furent souvent exécutés sans procès devant un peloton d'exécution. Même l'instauration de tribunaux provisoires par de Gaulle pour juger les collaborateurs ne réussit pas à enrayer le bain de sang causé par la Résistance. Pendant la guerre, le gouvernement vichyste adopta plusieurs mesures de guerre dont le rationnement. Comme dans beaucoup de pays, celui-ci fonctionnait sur la base d'échanges de marchandises contre des coupons. Les coupons donnaient droit à de la nourriture, du tissu et du tabac. Les citoyens étaient divisés en plusieurs catégories, selon leur âge, pour déterminer leur ration de chaque denrée. Cela avait pour but une répartition des produits entre tous en temps de guerre. Un marché parallèle secret, le marché noir, s'installa rapidement dans la plupart des pays en guerre. Le marché noir était bien évidemment illégal et beaucoup de personnes firent fortune durant la guerre en s'échangeant des biens par le biais de celui-ci. C'était souvent les agriculteurs, ceux qui avaient le plus de nourriture, qui étaient responsables du marché noir. Vers la fin de la guerre, il y eut régulièrement des pénuries de plusieurs denrées alimentaires. Il n'était pas rare de voir des dizaines de ménagères faire la queue devant un commerce. C'était parfois les commerçants eux-mêmes qui gardaient une partie des produits dans leur arrière-boutique et qui les vendaient à prix d'or lorsque la demande était grande afin d'encaisser d'énormes bénéfices. Les collaborateurs français Pour nombre de français, la collaboration avec les Allemands était la meilleure chose à faire pour les habitants d'un pays vaincu. Ainsi, beaucoup de Français dénonçaient les délits de leurs concitoyens aux occupants allemands comme la Gestapo, les S.S., la Milice (française) ou les policiers français. D'autres dénonçaient - ou recherchaient - les juifs cachés par les Français. Le gouvernement vichyste encourageait et récompensait la délation comme le devoir de l'honnête citoyen. La plupart des collaborateurs étaient connus et les Français se méfiaient sans cesse de leurs voisins qui souvent n'hésitaient pas à recourir à la délation pour recevoir un peu d'argent. Les Françaises qui couchaient, se mariaient ou flirtaient avec des Allemands étaient aussi perçues comme des collaboratrices. Elles recevaient des sobriquets peu flatteurs mais très évocateurs. Cependant, beaucoup de gens étaient contre ce genre de pratique. Les collaborateurs étaient très mal vus par les Français. Ils étaient perçus comme des traîtres à leur nation. En 1944, lors de la Libération, les collaborateurs furent souvent tués d'une balle dans la tête, sans autre forme de procès. On estime que près de 11 000 de ces collaborateurs furent exécutés sommairement. Les collaboratrices françaises étaient souvent tondues ou humiliées en public. Pendant l'occupation allemande, le gouvernement français n'avait pas vraiment d'autre choix que la collaboration avec l'Allemagne nazie. Le gouvernement vichyste a pris certaines décisions plutôt par obligation que par choix. Cependant, certains éléments de Vichy - dont le ministre Pierre Laval - ont fait preuve d'un peu trop de zèle quant à l'application des mesures antisémites. D'autres pays occupés comme le Danemark, par exemple, furent beaucoup plus laxistes dans l'application de la politique d'occupation allemande. Par exemple, ces pays ne faisaient pas de déportations massives de juifs. La France est donc en partie responsable de la mort des juifs qu'elle a expédiés vers les camps de la mort : « [...] les prisons et les camps vichyssois sont les pourvoyeurs des camps nazis : d'ailleurs, la police française participe à l'arrestation des suspects et procède à de grandes rafles de juifs. » La résistance en France pendant l'occupation allemande La résistance extérieure En juin 1940, le général français Charles de Gaulle, réfugié en Grande-Bretagne, lança un appel à la résistance depuis les ondes de la British Broadcasting Corporation (B.B.C.). Ce fut la création de la France Libre et le début des Forces Françaises Libres (F.F.L.), toutes deux dirigées par le général de Gaulle. Formées d'environ 7 000 hommes basés en Grande-Bretagne, les F.F.L. comptait plus de 70 000 hommes l'année suivante. Les F.F.L. furent particulièrement utiles lors du débarquement de Normandie puisqu'elles assistèrent les troupes régulières. Beaucoup de résistants ou d'hommes du maquis se joignirent aussi aux F.F.L. vers la fin de la guerre. Le Special Operation Executive (S.O.E.) était un service « secret » britannique créé en 1940 par Winston Churchill. Dirigé par Hugh Dalton, ministre de l'Économie de guerre, ce service s'occupait de la guerre subversive en Europe. Ses principaux objectifs étaient la collecte de renseignements sur l'ennemi, le sabotage des installations ennemies, et l'entraînement de forces clandestines (résistance). D'ailleurs, selon Churchill, le S.O.E. avait pour mission de « mettre l'Europe à feu et à sang ». Dans les faits, le S.O.E. s'occupait essentiellement d'organiser les groupes de la Résistance et de gérer les réseaux de renseignements. Ce service organisait aussi des parachutages d'armes, de matériel et d'agents alliés, ainsi que des sabotages (voies ferrées, usines allemandes, etc.). La résistance intérieure Les débuts de la résistance intérieure en France furent plutôt désorganisés. Il faut comprendre que la France était divisée entre la collaboration avec les Allemands ou la résistance... Il était donc risqué d'aborder ce sujet et très fastidieux de créer un réseau fiable en zone occupée. Beaucoup de petits groupes se développèrent et, à la longue, se rassemblèrent pour créer de vastes réseaux : Libération Nord et Sud, Combat, Franc-tireur, etc. Jean Moulin fut sans conteste un des grands chefs de la Résistance. « Chef de mission d'un courage et d'un esprit de sacrifice exemplaires, a, en personne, établi la liaison entre les Forces Françaises Combattantes et les Mouvements de la Résistance en France, en déployant, pour y arriver, une ardeur exceptionnelle. »1 Préfet de Chartres en 1941, il fut démis de ses fonctions par Vichy à cause de ses convictions. Il commença alors à nouer des contacts en zone libre entre les divers réseaux de la résistance. Il eut alors l'idée d'unir les différents mouvements de la résistance afin de rendre plus efficace la Résistance française. En 1941, le général de Gaulle lui donna la mission de coordonner les mouvements de la résistance en zone libre. En un an et demi, Jean Moulin réussit à unifier trois grands mouvements de la Résistance : Combat, Libération Sud et Franc-Tireur en un seul « Mouvements unis de la Résistance (M.U.R.) », tout cela en changeant en permanence de lieux et d'identités. Jean Moulin servait principalement de liaison entre la résistance intérieure et la France Libre. Il réussit à coordonner les opérations de plusieurs groupes de la résistance, partis politiques, syndicats en les regroupant au Conseil national de la Résistance (C.N.R.). Il fut trahi et arrêté le 9 juin 1943 à Caluire par la Gestapo. Lorsque celle-ci le tortura et l'interrogea, Moulin ne révéla rien de ce qu'il savait - il connaissait presque tous les rouages de la résistance française... Il mourut dans un camp de concentration allemand où il avait été déporté. La Résistance française comportait plusieurs mouvements et réseaux. Les premiers sensibilisaient et organisaient la population tandis que les seconds s'occupaient plutôt du travail « militaire » (sabotage, évasion, collecte de renseignement, etc.) Voici une liste des principaux groupes de la résistance : Armée secrète (A.S.) ; Ceux de la Résistance (C.D.L.R.) ; Combat (mouvement) ; Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P.) ; Front national (communistes) ; Libération-Nord ; Libération-Sud ; Organisation de résistance de l'armée (O.R.A.). Le tableau des Groupes de la Résistance montre les divers groupes de la Résistance Française et les liens entre ceux-ci. La structure évolua pendant la guerre et certains groupes furent démantelés ou modifiés... Les divisions et liaisons entre groupes étaient complexes et plutôt floues pour certains : « [...] l'organigramme était suffisamment complexe pour permettre à chacun de faire ce qui lui plaisait. Mais il avait néanmoins le mérite d'exister, aussi quand tout le monde était de bonne volonté, on pouvait faire avancer les choses. » Lorsque l'Allemagne envahit la France, beaucoup de Français manifestèrent leur résistance à l'occupation de façon passive. Que ce soit en boycottant les commerces allemands, en déchirant les affiches allemandes ou en faisant mine de ne pas comprendre l'allemand, les Français usaient de tous les moyens possibles pour manifester leur patriotisme. Les auteurs de ces actes étaient quelquefois punis mais cela irritait les Allemands et leur faisait sentir qu'on les acceptait très mal. Néanmoins, ces petits actes patriotiques permirent aux Français de garder leur dignité dans un pays occupé par l'ennemi. Plusieurs Français occupant des fonctions publiques (policiers, postiers, téléphonistes, fonctionnaires, etc.) collaboraient discrètement avec la Résistance en leur fournissant des informations ou en les aidant secrètement. Les réseaux clandestins de la Résistance n'étant pas invincibles, ils arrivaient que les Allemands capturent un ou plusieurs agents et découvrent une partie du réseau. Pour empêcher les « dégâts » que cela pouvait causer, les groupes de la Résistance pratiquaient le cloisonnement de l'information. Cette technique ne permettait à chaque membre de ne connaître qu'un seul autre membre. Et plus on montait les échelons de la hiérarchie, plus on savait de choses et plus on connaissait de membres. Les Allemands réussirent certaines belles prises en capturant parfois des réseaux entiers. Ils arrivaient que les résistants soient arrêtés puis relâchés. Ils devenaient ensuite des agents doubles en informant les Allemands des actions de la Résistance. Cela était particulièrement utile dans le cas des opérateurs radios qui communiquaient avec l'Angleterre. Les Allemands pouvaient ainsi connaître beaucoup de renseignements sur les autres réseaux ou tromper l'ennemi en envoyant délibérément de fausses informations par l'intermédiaire des agents doubles. Le réseau Prosper, un des plus importants réseaux du S.O.E. fut démasqué en juin 1943. Les Allemands le retournèrent en utilisant le Funkspiel (littéralement « jeu de radio ») avec lequel ils pouvaient utiliser les opérateurs radios à leur avantage. Cela mena à l'arrestation de plus d'un millier de résistants dont 35 agents alliés. On sait maintenant que les Britanniques utilisèrent le réseau Prosper pour duper les Allemands. En livrant les membres du réseau Prosper aux agences de renseignement allemandes, les Alliés purent faire croire à celles-ci qu'ils allaient débarquer au Pas-de-Calais. Cela suscita plus tard une certaine controverse puisque environ 400 résistants sont morts à la suite de l'emprisonnement ou de la déportation vers les camps de concentration allemands. Certains résistants de ce réseau furent aussi considérés comme des traîtres aux yeux de leurs compatriotes puisqu'ils livrèrent, peut-être sans le savoir, d'autres résistants à la Gestapo. Aujourd'hui certaines personnes, dont Jacques Bureau, un des anciens du réseau Prosper, demandent des comptes aux Anglais sur ce désastre... La presse clandestine Pendant l'Occupation, les journaux officiels étaient soumis à la censure, à la propagande et contrôlés par les Allemands. Beaucoup de mouvements de résistance diffusaient donc leur propre journal clandestin, se résumant souvent à un feuillet de quelques pages... Les matières premières (papiers, encre) étaient peu disponibles parce que contingentées. Les machines à écrire aussi étaient saisies et il fallait donc disposer de machines à imprimer spéciales. La diffusion se faisait le plus souvent en passant le journal de mains en mains ou par la livraison à domicile. Certains journaux étaient plus populaires que d'autres : Défense de la France (400 000 exemplaires), Combat (300 000 exemplaires), Libération et Franc-Tireur (150 000 exemplaires). Les informations concernaient souvent les nouvelles de l'étranger, de la Résistance ou des batailles de l'armée allemande. Les bureaux des journaux clandestins étaient provisoires et souvent déplacés pour échapper au contrôle de la Gestapo. L'impression était généralement réalisée avec les moyens disponibles. La Résistance lors de la Libération Vers 1944, des rumeurs circulaient concernant un débarquement imminent des Alliés. Le Comité de coordination de la Résistance avait planifié un soulèvement général lors de l'arrivée des Alliés. La plupart des groupes de la Résistance avait des objectifs précis (sabotages, déraillement, etc.) qu'ils devaient exécuter lorsqu'ils entendraient le message codé correspondant à la B.B.C. Au début de juin 1944, débutèrent donc des séries d'attaques contre les usines d'armement, les gares, etc. À mesure que les Alliés pénétraient à l'intérieur de la France, les réseaux de la Résistance venaient leur prêter main-forte. Certains départements dans le Sud-ouest, entre autres, furent libérés par les maquis avant même l'arrivée des soldats alliés. Les résistants de la ville de Paris se soulevèrent lors de l'arrivée des Alliés (21 août 1944) et engagèrent le combat contre les Allemands : « Dans de durs combats de rue, les résistants du colonel FTP Rol-Tanguy tiennent en échec les soldats du général von Choltiz [...] [et ils] obtiennent le 25 la reddition de von Choltiz. » Toutefois, l'heure de la vengeance avait sonnée pour les Français. Les collaborateurs furent arrêtés, humiliés, battus et même tués. La Résistance abattit un grand nombre de ceux-ci ainsi que des Allemands : « Durant les semaines qui précédèrent et suivirent la libération, au moins 11 000 collaborateurs furent exécutés sommairement » Le général de Gaulle se hâta de mettre en place des tribunaux locaux pour juger les crimes de ces collaborateurs. Plus de 700 d'entre eux furent exécutés après avoir été condamnés à la peine de mort, 39 000 autres furent emprisonnés et 40 000 autres collaborateurs perdirent leurs droits civiques.
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Moynoy
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Plan :

I- Les allemands en France 1) Le gouvernement de Vichy 2) La collaboration Allemande 3) Les Collaborateurs français II- La résistance 1) La résistance extérieure 2) La résistance intérieure 3) Les grands Hommes

1 commentaire


lovik
lovik
Posté le 18 mai 2013

Bien écrit et date correcte il manque de toi précision sur 1944 mais dans l'ensemble vous allez bien point de questions posées avec un peu de documents pour détailler pour montrer comment La France à eu du mal l mais ils se sont bien sorti car la résistance de Gaulle permis de se libérer malgré Normandie

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