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poucinette188 - Mise à jour : 03/11/2010
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Niveau : Bac+1
Extrait / Introduction
la révolution française: le directoire est un cours de Histoire géographie Histoire de Bac+1, proposé par poucinette188
Extrait / Introduction :
Le directoire
Plan
Exemple de page de la révolution française: le directoire
Le directoire : les nouveaux horizons
De la République
(Octobre 1795-novembre 1799)
Introduction
Le directoire a été présenté au niveau historiographique comme le recours des bourgeois au pouvoir, surtout chez les marxistes. L’an III marque une rupture importante, mais pas la fin de la révolution. Les partisans de l’an III ne sont pas des contre révolutionnaires. Cependant les membres du Directoire vont utiliser souvent le coup d’Etat pour empêcher la prise du pouvoir des royalistes et des néo-jacobins. Ce n’est ni une monarchie ni une démocratie. Le Directoire a une mauvaise réputation dès 1799. Ça légitime Napoléon en disant que c’est une période de crise. C’est aussi l’expansion française qui bouleverse en politique intérieure.
Les fondements du régime républicain
La Constitution de l’an III est importante. Elle est rédigée par la Convention, donc les thermidoriens. Il y a donc une continuité dans le personnel, mais il y a une rupture dans le caractère. On a voulu limiter le pouvoir de l’exécutif, il faut pour eux équilibrer les institutions. On doit faire en sorte que l’exécutif soit sous le contrôle du pouvoir législatif, et vice versa. Le pouvoir législatif sera donc divisé en 2 chambres : le conseil des Anciens (âgés de plus de 40 ans) et le Conseil des Cinq Cents (âgés de plus de 30 ans). Il faut donc un équilibre entre raison et passion. Le pouvoir exécutif est lui représenté par le Directoire, composé de 5 membres issus des 2 chambres. On veut harmoniser le système constitutionnel. En plus, tout est basé sur des élections. Le vote du citoyen est à la base des institutions. Les membres des 2 conseils devront être élus par tiers chaque année. Les citoyens auront donc de plus en plus à prendre la parole. On affirme le principe de souveraineté populaire mais aussi une démocratie représentative. Mais qui sont les électeurs à partir de l’an III ? La définition des électeurs s’inscrit dans celle du gouvernement : le régime des meilleurs. Dès le début, Boissy d’Amblas, affirme que la République doit établir le « gouvernement des meilleurs ». On condamne donc les interventions populaires. On rétablit un suffrage censitaire ; or ; depuis 1792, tous les hommes pouvaient voter. Il faut être français, avoir plus de 25 ans et payer une certaine somme d’impôt. On exclut ceux qui ne travaillent pas, et ainsi une majorité de la population est exclue car on est dans un contexte de crise économique et sociale. 7 millions de personnes votent sous le Directoire, mais c’est différent pour l’éligibilité. Pour se faire élire, il faut être propriétaire, donc environ 300 000 personnes. Ce sont « les meilleurs ». Ils sont riches, ce sont une minorité qui se définit par sa richesse financière. Mais cette minorité comprend les élites culturelles. D’ailleurs pour voter, il faut aussi savoir lire et écrire. On continue dans l’idée qu’il faut éduquer les citoyens. On veut éviter le retour des barbares et des vandales, c'est-à-dire ceux qui se laissent aller à leurs passions, comme les sans culottes. La Terreur est expliquée de manière culturelle. Une nouvelle élite politique se met en place, elle doit terminer la révolution. Mais que faire des citoyens qui votent ? On a pour eux un idéal pédagogique : « former en citoyen ». On doit perfectionner l’ensemble de la Nation. Les rédacteurs de la constitution de l’an III se considèrent comme les héritiers des Lumières. Il faut former les citoyens en les éduquant (leur apprendre les principes, leur permettre de s’enrichir). C’est un idéal républicain. C’est en 1795 que sont créé la plupart des grandes institutions (ENS, école polytechnique,...) de notre époque. On va aussi mettre en place des écoles secondaires en provinces pour les enfants et les jeunes. En 1795, on instaure des musées dans toutes les provinces pour former les paysans. Le calendrier festif est multiplié en 1795, on célèbre l’harmonie, la famille, les vieux, les jeunes,... On a la volonté de construire un nouveau moyen de vivre ensemble, une nouvelle communauté nationale. Il s’agit de transformer les individus. Mais, Bonaparte, va complètement changer cela avec le Consulat en 1802, il va établir un immobilisme social, mais par politique. Pour Bonaparte, on termine la révolution en fixant les modes de domination sociales et politiques, mais aussi les sexes et les races.
En octobre 1795, le jour même de proclamation de la Constitution, on créé l’Institut des sciences, arts et lettres. IL s’agit de rassembler les intellectuels ; le Directoire leur délègue une mission : construire un nouvelle société politique et économique. Mais tout ce programme se heurte à un problème : le Directoire va avoir du mal à financer tous ces changements de société. Les assignats ne valent plus rien en 1795, ils ont perdu l’essentiel de leur valeur. La République va donc s’appuyer de plus en plus sur les conquêtes et en dépendre. On a un autre problème ; le peuple ne vote plus à partir de 1795, on a une hausse de l’abstention. En plus, on va voter pour les adversaires de la Constitution : les royalistes et les néo-jacobins. Alors, que doit donc faire le régime ?
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Le document la révolution française: le directoire appartient à la rubrique Histoire qui elle même appartient à la thématique Histoire géographie.
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