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mikadance - Mise à jour : 07/02/2009
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Cours d'Histoire, niveau lycée terminale S, sur Le bilan de la Seconde Guerre Mondiale
Intro:
Ce nouveau gouvernement, confié au maréchal Pétain, signe l'armistice, le 22 juin 1940, avant de mettre en place un régime autoritaire destiné, selon ses propres termes à " sauver la France " de la " déchéance libérale et démocratique ".
Rompant avec les valeurs républicaines, l'État français choisit de " collaborer " avec Hitler. La devise " Liberté, égalité, fraternité " disparaît au profit de " Travail, famille, patrie ".
Malgré la répression policière, la Résistance a pu s'organiser et contribuer à la Libération, si bien que la France finit par faire partie des pays vainqueurs. Mais en 1944-1945, c'est un pays affaibli, ruiné, au bord de la guerre civile. [...]
Plan:
Plan
Exemple de page de Bilan de la Seconde Guerre Mondiale
France - Bilan et mémoire de la Seconde Guerre mondiale
I.
Collaboration et Résistance
? Ce nouveau
gouvernement, confié au maréchal Pétain, signe
l’armistice, le 22 juin 1940, avant de mettre en place un
régime autoritaire destiné, selon ses propres
termes à " sauver la France " de la " déchéance
libérale et démocratique ".
Rompant avec les
valeurs républicaines, l’État français
choisit de " collaborer " avec Hitler. La devise "
Liberté, égalité, fraternité "
disparaît au profit de " Travail, famille, patrie ".
Malgré la répression policière, la
Résistance a pu s’organiser et contribuer à la
Libération, si bien que la France finit par faire partie
des pays vainqueurs. Mais en 1944-1945, c’est un pays affaibli,
ruiné, au bord de la guerre civile.
? Aussi,
dès la Libération en août 1944, pour assurer la
reconstruction politique, le général de Gaulle choisit
de mettre en avant le " mythe résistancialiste " :
c’est-à-dire qu’il laisse croire que tous les
Français ont été résistants, n’hésitant
donc pas à occulter la collaboration de l’État de
Vichy, et faisant oublier par-là même la défaite
militaire (à l’origine de la collaboration). L’accent
est alors mis sur le culte des héros de la Résistance,
figeant ainsi une image faussée du comportement des Français
pendant la Guerre.
II. La mémoire des événements
?
Tandis que ce culte s’impose, rien n’est dit sur les
camps de la mort :
la distinction entre camps de
concentration (destinés aux déportés politiques)
et camps d’extermination (destinés à tous ceux
qui ont été " raflés " pour être
éliminés) n’est pas encore comprise - seuls les
Résistants sont considérés comme les victimes du
nazisme.
? Ce silence concernant la Shoah est très
long.
Il faut attendre les années 1970 pour que tous les
aspects de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale soient
peu à peu pris en compte et regardés en face, grâce
à l’action conjuguée de :
- films (avec le
Chagrin et la pitié, puis Shoah),
- d’ouvrages
historiques (celui de l’américain Paxton sur la
France de Vichy),
- de publications ou de débats
contre le " négationnisme " (cette position qui
consiste à nier l’existence de la mise à mort en
masse dans les chambres à gaz),
- et de procès
d’anciens nazis (Eichmann, puis Barbie).
En
conclusion
L’enjeu de ce chapitre est en fait de te
permettre de distinguer de manière un peu schématique
quatre mémoires, sans toutefois les mettre en concurrence :
-
La mémoire de la guerre et de l’occupation, qui occulte
la défaite et qui se manifeste dans la célébration
d’anniversaires : celui de la capitulation sans condition de
l’Allemagne le 8 mai 1945, et celui du débarquement
allié le 6 juin 1944 (en particulier le 50e et le 60e).
-
La mémoire de l’État de Vichy et de la
collaboration, dont les jalons sont le procès de Pétain
et celui de Laval en 1945 ; la loi d’amnistie en 1953 ; le film
Le Chagrin et la Pitié ; la reconnaissance de la
responsabilité de l’État français dans
l’extermination des Juifs et des Tsiganes.
- La mémoire
de la déportation et de l’extermination, à propos
desquelles le silence qui s’est perpétué jusqu’au
début des années 1980, a pu être levé
grâce au film Shoah de Lanzmann et grâce à
la publication de témoignages, dont celui de Primo Levi, Si
c’est un homme.
- La mémoire de la Résistance,
qui a été simplifiée par le " mythe
résistancialiste " jusqu’au moment où ont
été distingués les résistants de la
première heure et les opportunistes de la dernière
heure.
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Le document Bilan de la Seconde Guerre Mondiale appartient à la rubrique Histoire qui elle même appartient à la thématique Histoire géographie.
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