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Gwladys - Mise à jour : 24/07/2010
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Niveau : Bac+2
Extrait / Introduction
PROTECTIONNISME ET LIBRE ECHANGE : LES FAITS est un cours de Gestion Contrôle de gestion de Bac+2, proposé par Gwladys
Extrait / Introduction :
I. L’histoire du protectionnisme et du libre-échange
II. Les grandes théories dans le sens du libre-échange
Plan
Exemple de page de PROTECTIONNISME ET LIBRE ECHANGE : LES FAITS
L2 Economie Gestion ? Economie internationale
Groupe 1
PROTECTIONNISME ET LIBRE ECHANGE : LES FAITS
Dans le cadre d’une étude en économie internationale, le protectionnisme et le libre-échange ne peuvent pas être laissé en marge. C’est pourquoi nous commenterons le texte de Paul BAIROCH intitulé Mythes et paradoxes de l’histoire économique, 1999.
Introduction
Paul Bairoch (1930-1999) a étudié les politiques protectionnistes des Etats-unis afin de montrer entre le libre-échange et le développement socio-économique d’un pays. Cependant, dans l’extrait étudié de son ?uvre, il est question, avant tout, des faits qui concernent le libre-échange et le protectionnisme.
Le libre-échange peut être défini comme un système de commerce international reposant sur l'absence de barrières douanières et non douanières à la circulation des biens et des services.
A contrario, le protectionnisme est un ensemble de mesures visant à protéger la production d’un pays contre la concurrence étrangère.
L’auteur pose la première close de son récit en disant du protectionnisme qu’il est la règle et du libre-échange qu’il est l’exception, par opposition aux néo-classiques qui font du protectionnisme le coupable de la crise de 1929. C’est pourquoi, nous verrons dans un premier temps que le protectionnisme est bien plus présent que le libre-échange, que ce soit en Europe ou dans le reste du Monde. Ensuite, nous établirons le paradoxe par rapport aux théories économiques, qui elles, sont pour la plupart en faveur du libre-échange.
I. L’histoire du protectionnisme et du libre-échange
Tout d’abord, intéressons nous à l’histoire du protectionnisme en Europe pour laquelle l’auteur définie plusieurs périodes.
La première est à remettre dans le contexte mercantile des XVIIe et XVIIIe siècles. Le mercantiliste fait des métaux précieux la richesse de la nation. Autrement dit, une fois que l’or et l’argent est entré dans le pays, il ne faut plus le laisser sortir ; les frontières se doivent donc d’être fermées. Ce qui signifie par extension que les pays privés de mines d’or ou d’argent doivent réguler leur commerce extérieur afin de dégager un surplus et que les colonies font office de marchés de réserves pour la métropole.
C’est à partir de 1760 que le libéralisme devient concevable. En effet, les écrits de plusieurs physiocrates et surtout La Richesse des nations de l’économiste britannique Adam Smith (1723-1790) critique avec ferveur les théories protectionnistes des mercantilistes. En effet, alors que les mercantilistes pensent que le protectionnisme est le meilleur moyen de gérer l’afflux des métaux précieux, les partisans du libre échange disent du protectionnisme qu’il empêche aux nations de profiter des innovations, ainsi que d’une meilleure qualité et d’une baisse des prix face à la concurrence.
Cependant, cela n’entraînera pas la disparition d’une politique de protection et n’empêchera pas l’apparition d’un nouveau type de protectionnisme, lié à la ferveur pour la nation et à la prise de conscience de l’importance du développement économique via la révolution industrielle. Ainsi, Friedrich List (1789-1846) suit les travaux d’Alexandre Hamilton (1757-1864) en évoquant l’argument dit des « industries dans l’enfance ». Selon lui, il faut protéger les industries lorsqu’elles ne sont pas encore développées afin de les préserver de la concurrence extérieure.
C’est alors que jusqu’au début du XIXe siècle, l’Europe reste dans un mode protectionniste. Mais à partir de 1815, le Royaume-Uni connaît une véritable lutte entre les discours en faveur du libre-échange et ceux qui sont en faveur du protectionnisme. L’Angleterre est alors bercée au sein de sa production agraire par les Corn Law (lois céréalières) dont la première date de 1436. En 1815, une nouvelle loi sur le blé est votée ; elle favorise l’exportation céréalière et décourage l’importation afin de protéger l’agriculture anglaise. En effet, elle a permis une stabilisation du prix du blé en interdisant toute importation à un prix inférieur. Cela permet de maintenir un prix relativement élevé dans le but d’avoir des salaires, eux aussi, confortables. Cependant, les industriels ne peuvent plus augmenter leurs exportations via une politique de bas salaires et la mécanisation. Il y a alors dichotomie entre les intérêts des industriels et ceux des agriculteurs. Malgré tout, très vite, l’émigration d’ouvriers est de nouveau autorisée et les droits de douane sont allégés. C’est durant cette période que le Royaume-Uni a vu son activité industrielle se développer fortement, le problème restant entier puisque le prix des céréales était maintenu alors que les salaires étaient bas. Les industriels ont donc utilisé l’argument de la pauvreté de leurs ouvriers pour inciter au libéralisme. Un groupe de pression, l’Anti Corn Law League prend alors de l’importance et en 1842, les droits de douane sont plus avantageux pour les industriels. Mais c’est en 1846 que l’Angleterre peut se dire véritablement libérale. En effet, après des récoltes désastreuses, l’abrogation des Corn Law a été réalisée. Cela était de toute façon inévitable : un 1840, l’industrie dépassait l’agriculture de 60%. Cela illustre bien l’avancée du Royaume-Uni au niveau de son industrie. À la même période, le reste de l’Europe prend réellement conscience de son retard et renforce de nouveau sa politique protectionniste.
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