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fergiefan - Mise à jour : 29/10/2009
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Ce document présente une anthologie de beaux poèmes d'auteurs assez célèbres fait en seconde.Plan
Plan :
Suites de PoèmesExemple de page de Anthologie de beaux poèmes
Ballade en vieil langage françois
Car,
ou soit ly sains appostolles
D'aubes vestuz, d'amys coeffez,
Qui
ne seint fors saintes estolles
Dont par le col prent ly mauffez
De
mal talant tous eschauffez,
Aussi bien meurt que filz servans,
De
ceste vie cy brassez :
Autant en emporte ly vens.
Voire, ou
soit de Constantinobles
L'emperieres au poing dorez,
Ou de
France le roy tres nobles,
Sur tous autres roys decorez,
Qui
pour luy grant Dieux adorez
Batist esglises et couvens,
S'en
son temps il fut honnorez,
Autant en emporte ly vens.
Ou
soit de Vienne et Grenobles
Ly Dauphin, le preux, ly senez,
Ou
de Digons, Salins et Dolles
Ly sires filz le plus esnez,
Ou
autant de leurs gens prenez,
Heraux, trompectes, poursuivans,
Ont
ilz bien boutez soubz le nez ?
Autant en emporte ly vens.
Prince
a mort sont tous destinez,
Et tous autres qui sont vivans :
S'ils
en sont courciez n'atinez,
Autant en emporte ly vens.
François Villon, Le testament, 1461
Epitaphe et Rondeau
Ci
gît et dort en ce solier,
Qu'amour occit de son raillon,
Un pauvre petit écolier
Qui fut nommé François
Villon.
Oncques de terre n'eut sillon.
Il donna tout, chacun
le sait :
Table, tréteaux, pain, corbillon.
Pour Dieu,
dites-en ce verset :
Repos éternel donne à cil,
Sire, et clarté perpétuelle,
Qui vaillant plat
ni écuelle
N'eut oncques, n'un brin de persil.
Il
fut rés, chef, barbe et sourcils,
Comme un navet qu'on ret
ou pèle.
Repos éternel donne à cil.
Rigueur
le transmit en exil
Et lui frappa au cul la pelle,
Nonobstant
qu'il dît : " J'en appelle ! "
Qui n'est pas terme
trop subtil.
Repos éternel donne à cil.
François Villon, Le testament, 1461
Déjà la nuit en son parc amassait
Déjà
la nuit en son parc amassait
Un grand troupeau d'étoiles
vagabondes,
Et, pour entrer aux cavernes profondes,
Fuyant le
jour, ses noirs chevaux chassait;
Déjà le ciel
aux Indes rougissait,
Et l'aube encor de ses tresses tant
blondes
Faisant grêler mille perlettes rondes,
De ses
trésors les prés enrichissait :
Quand
d'occident, comme une étoile vive,
Je vis sortir dessus ta
verte rive,
O fleuve mien ! une nymphe en riant.
Alors,
voyant cette nouvelle Aurore,
Le jour honteux d'un double teint
colore
Et l'Angevin et l'indique orient.
Joachim du Bellay, l’Olive, 1549
Comme jadis l’âme de l’univers
Comme
jadis l'ame de l'univers
Enamourée en sa beaulté
profonde,
Pour façonner cette grand' forme ronde,
Et
l'enrichir de ses thesors divers,
Courbant sur nous son
temple aux yeulx ouvers,
Separa l'air, le feu, la terre, et
l'onde,
Et pour tirer les semences du monde
Sonda le creux
des abismes couvers :
Non autrement, ô l'ame de ma vie !
Tu feus à toy par toymesme ravie
Te voyant peinte en
mon affection,
Lors ton regard d'un accord plus humain
Lia
mes sens, ou Amour de sa main
Forma le rond de ta perfection.
Joachim du Bellay, l’Olive, 1549
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Le document Anthologie de beaux poèmes appartient à la rubrique Sujet d'invention qui elle même appartient à la thématique Français.
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