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junouille - Mise à jour : 23/04/2011
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Du latin « absurdus » qui signifie discordant et de « surdus » qui signifie sourd, le théâtre de l’absurde trouve son origine après la Seconde Guerre mondiale, cette guerre ayant constitué des traumatismes dans les mentalités. Ceci marque la naissance d’un nouveau théâtre qui dérange les habitudes, bouscule les codes et invente un nouveau rapport avec les objets, le décor, les personnages et le langage. Le refus de réalisme et de l’intrigue fait également partis des dérèglements de ce théâtre de l’absurde. En effet Ionesco étant avec Beckett le plus grand représentant du théâtre de l’absurde, écrit en 1962 la pièce Le Roi se meurt reflétant ses angoisses et ses peurs face à la mort : « J’ai toujours été obsédé par la mort. […] J’écris aussi pour crier ma peur de mourir, mon humiliation de mourir ». Le titre de la pièce annonce déjà le thème. Le spectateur n’a donc plus aucune surprise quant à ce qu’il va se passer dans cette pièce. Une réflexion sur la condition humaine et la mort fondent le thème obsessionnel qui est central dans l’œuvre. Sa hantise sur la mort est totalement confirmée par le premier titre qu’il donna à sa pièce : Cérémonie. Ce titre fait certainement référence à une cérémonie funèbre célébrée après la mort de quelqu’un, ici du roi.Plan
Plan :
Première partie : Des bouleversements scéniques. Deuxième partie : Délire des objets et usure des corps. Troisième partie : Faillite de la parole et dérèglements du texte.Exemple de page de Exposé : le roi se meurt de ionesco et le théâtre de l'absurde
Le Roi se meurt et le théâtre de l’absurde.
Introduction :
Du latin « absurdus » qui signifie discordant et de « surdus » qui signifie sourd, le théâtre de l’absurde trouve son origine après la Seconde Guerre mondiale, cette guerre ayant constitué des traumatismes dans les mentalités. Ceci marque la naissance d’un nouveau théâtre qui dérange les habitudes, bouscule les codes et invente un nouveau rapport avec les objets, le décor, les personnages et le langage. Le refus de réalisme et de l’intrigue fait également partis des dérèglements de ce théâtre de l’absurde. En effet Ionesco étant avec Beckett le plus grand représentant du théâtre de l’absurde, écrit en 1962 la pièce Le Roi se meurt reflétant ses angoisses et ses peurs face à la mort : « J’ai toujours été obsédé par la mort. [...] J’écris aussi pour crier ma peur de mourir, mon humiliation de mourir ». Le titre de la pièce annonce déjà le thème. Le spectateur n’a donc plus aucune surprise quant à ce qu’il va se passer dans cette pièce. Une réflexion sur la condition humaine et la mort fondent le thème obsessionnel qui est central dans l’?uvre. Sa hantise sur la mort est totalement confirmée par le premier titre qu’il donna à sa pièce : Cérémonie. Ce titre fait certainement référence à une cérémonie funèbre célébrée après la mort de quelqu’un, ici du roi.
En quoi la pièce Le Roi se meurt de Ionesco s’inscrit-elle dans le théâtre de l’absurde ?
Des bouleversements scéniques
Les brouillages du temps
Dès la scène d’exposition, le cadre spatio-temporel manque de précisions. Cela empêche donc de se situer de façon claire entre le Moyen-âge et le XX° siècle avec des mots tels que « chauffage », « mégots », « living-room » qui contrastent avec le décor « délabré », « vaguement gothique », fenêtre « ogivale ». Nous savons cependant que la scène se déroule dans la salle du trône et donc dans un palais royal. Nous assistons donc à un dérèglement du temps qui renonce à l’illusion de la chronologie linéaire de la scène classique et joue avec les contradictions. En effet, il y a des évènements, dès la scène d’exposition, qui n’arrivent plus à se faire, faute de temps : « Pas eu le temps », « en retard ». Nous trouvons également des évènements qui reviennent sans cesse : « apparue de nouveau » et enfin des évènements dont l’apparition semble trop rapide : « déjà », « tout de suite ».
Des exigences pour la mise en scène
D’une part, nous constatons dans la mise en scène du théâtre de l’absurde un déni total de réalisme concernant tous les facteurs importants dans une pièce de théâtre. Ainsi, les personnages et l’intrigue en deviennent peu crédibles et participent au jeu satirique prône par le mouvement. Cependant, Ionesco a des idées bien arrêtées en ce qui concerne la mise en scène. Il accorde une grande importance à celle-ci. Dans la pièce étudiée, nous pouvons le remarquer grâce aux nombreuses didascalies présentes tout au long du texte et notamment lors de la scène d’exposition du dénouement. En effet, il y a une situation paradoxale car Ionesco ne souhaite pas que le metteur en scène change la mise en scène écrite par l’auteur. Le théâtre de l’absurde cherche pourtant à briser les codes du théâtre classique mais dans cette scène la marge de man?uvre des metteurs en scène est très restreinte. Chez Ionesco, l’absurde est mis en scène mais il n’est pas démontré grâce à un comique de geste, le but étant de créer un spectacle total par des mimes et un maximum d’effets visuels.
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