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kimo1792 - Mise à jour : 28/02/2010
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Les personnages sont présentés successivement selon l'ordre d'entrée en scène. Tout d'abord, Candide est un élément important du premier paragraphe. Le narrateur établit une relation entre sa physionomie et son caractère: « esprit simple », « sa physionomie annonçant son caractère ». Il décrit ses origines généalogiques: c'est un enfant naturel. Candide est un personnage naïf, incapable de duplication ni de dissimulation. Toutefois, il est ingénu mais pas sot: « il avait le jugement assez droit ». Cela laisse une perspective d'évolution, et montre qu'il est capable d'éducation et de progrès. Candide est en porte-à-faux au châteauPlan
Plan :
I. La présentation des personnages II. Les caractéristiques du conte III. Les effets de décalage ConclusionExemple de page de Chap 1 (partie 1) : candide ou l’optimiste
Chap 1 (partie 1) : candide ou l’optimiste
I. La présentation
des personnages
Les personnages sont présentés
successivement selon l'ordre d'entrée en scène.
Tout d'abord, Candide est un élément
important du premier paragraphe. Le narrateur établit une
relation entre sa physionomie et son caractère: « esprit
simple », « sa physionomie annonçant son caractère
». Il décrit ses origines généalogiques:
c'est un enfant naturel. Candide est un personnage naïf,
incapable de duplication ni de dissimulation. Toutefois, il est
ingénu mais pas sot: « il avait le jugement assez droit
». Cela laisse une perspective d'évolution, et montre
qu'il est capable d'éducation et de progrès. Candide
est en porte-à-faux au château, car il est discrédité
et il n'appartient pas à la caste représentée
par le fils du baron. C'est un personnage central plus que
principal.
La présentation du baron se fait par petites
étapes; des phrases brèves font le tour de tout ses
biens. Son pouvoir est mis en relief: « un des plus puissants »
avec des signes extérieurs de richesse: « tapisserie »,
« grand aumônier » : cette apparence de richesse
fait de lui un personnage important.
La baronne est évoquée en premier lieu
par sa masse; elle apparaît comme l'image traditionnelle d'une
maîtresse de maison et digne de respect dont elle profite.
Puis Cunégonde est décrite par trois
adjectifs: « fraîche, grasse, appétissante »:
elles représente la sensualité. Le fils du baron est
décrit très brièvement: « en tout digne de
son père »; il n'a pas de caractère.
Enfin Pangloss est décrit en dernier; le ton est
administratif, il est assimilé à un « oracle »;
« admirablement » => présentation dans le
discours de Pangloss.
L'évocation de ce contexte s'apparente donc
beaucoup à celle du conte.
II.
Les caractéristiques du conte
La description du lieu en fait un microcosme, un
endroit merveilleux et coupé du monde et de la réalité.
On retrouve la formule traditionnelle: « il y'avait »,
les personnages sont mis en scène dans un lieu imprécis:
« en Westphalie », qui est un pays peu connu et qui a la
réputation d'être arriéré, le nom de
château: « Thunder-ten-tronckh » a des sonorités
abruptes relevant de l'imagination; de même, l'époque
est intemporelle. On se situe donc dans un monde qui semble lointain,
voire imaginaire: le monde d'un conte.
On retrouve également les personnages et le
milieu traditionnels: le contexte aristocratique, « le château
», ainsi quelle pouvoir, les richesses, et un monde fixé
dans des codifications sociales rigides. Tout est sous le signe de la
richesse et de la beauté, les termes employés sont
valorisants et élogieux: tout va bien. Ainsi on trouve
beaucoup de superlatifs: « le plus beau ».
Le lecteur est donc entraîné dans un
univers merveilleux où tout va pour le mieux; mais quelques
éléments inattendus le mettent sur la voie d'une
distorsion dans l'harmonie générale.
III. Les effets de
décalage
Les effets de décalage et de distorsion sont des
indices pour le lecteur, montrant qu'il s'agit ici d'une satire.
Ainsi, on note de nombreux rapprochements faussement logiques, comme
la relation entre la puissance du baron et la présence de «
portes » et de « fenêtres » à son
château; de même le rapport entre la masse de la Comtesse
et le respect dont elle jouit. Le pouvoir et la considération
des personnages relèvent donc de l'illusion, et non d'une
réalité.
Il y'a une confusion et une distorsion dans la
description, et le narrateur souligne implicitement que chez le baron
tout est faux; ex: « chiens de basse-cour » complètent
« la meute », « palefreniers » sont ici «
piqueurs », « vicaire du village » <=> «
grand aumônier ». Il y'a donc une confusion entre la
réalité et l'apparence; on a dans un premier temps
l'impression d'un noble qui mène grand train, alors qu'il ne
s'agit que d'un petit seigneur de province.
De même, le raisonnement de Pangloss est
totalement décalé (Pangloss=« tout en langue »);
pour le montrer, le narrateur lui donne la parole au discours direct.
Les exemples qu'il prend reposent sur une démonstration
soi-disant logique: « donc », « par conséquent
»; mais en réalité elle ne comporte aucune
logique: la conclusion qu'il formule est donc totalement
inacceptable.
Conclusion
Dès le chapitre 1, Voltaire place des indices
dans le texte qui attirent l'attention du lecteur, soulignant
l'illusion de la richesse et de connaissance dans laquelle vivent les
personnages. Il n'y a aucune référence au monde
extérieur, et Candide ne connaît que ce qui l'entoure;
c'est un monde fermé sur lui-même, basé sur des
valeurs fausses. A partir du chapitre suivant, il comparera le monde
réel à l'enseignement de Pangloss => double plan du
conte et de l'enseignement philosophique.
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Le document Chap 1 (partie 1) : candide ou l’optimiste appartient à la rubrique Fiche lecture qui elle même appartient à la thématique Français.
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