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joliegen - Mise à jour : 14/06/2009
Extrait / Introduction
Dissertation de Français, niveau Collège, sur le roman "Le liseur" de Bernhard Schlink.
C'est un court roman publié en Allemagne qui entrecroise plusieurs thèmes forts comme la responsabilité et la culpabilité, le poids du passé, la responsabilité personnelle envers les crimes du nazisme comme la responsabilité personnelle envers les crimes du nazisme comme envers la protection d'un secret, la liberté individuelle, celle de conserver un secret même au prix d'un condamnation à la prison, font partie des préoccupations les plus évidentes du roman. Les notions de secret, de mensonge jouent un rôle très important, comme la honte!
Résumé du roman :
Un adolescent, Michael Berg, et une femme mystérieuse, plus âgée, Hanna Schmitz, ont une liaison amoureuse, dans laquelle la lecture tient une part importante, jusqu'à ce que Hanna disparaisse subitement.
Après quelques années, Michael, étudiant en droit et stagiaire, retrouve Hanna sur les bancs du tribunal, où elle est accusée d'un crime lors de l'évacuation du camp d'Auschwitz, où elle était gardienne. Il découvre le secret de Hanna à son insu: elle est analphabète.
Puis Michael devient juriste, se marie et se sépare, et envoie à Hanna en prison des cassettes sur lesquelles il lui fait la lecture. Il recevra par la suite une convocation de la directrice de la prison lui annonçant sa libération proche. Ainsi, au moment où Michael vient chercher Hanna à la prison, celle-ci se pend laissant pour héritage 7000 marks à la personne ayant survécu au camp où travaillait Hanna. Cette somme sera versée par la suite à une association juive dévouée à l'alphabétisation selon la volonté de la famille.
Plan
Exemple de page de Roman : Le Liseur
C’est à la fin des années trente qu’est déclarée la Seconde Guerre mondiale et qu’il y aura l’Holocauste, c’est-à-dire le génocide des Juifs par les nazis. Cette guerre aura causée la mort d’environ six millions de Juifs par extermination et au total, plus de soixante millions de personnes, autant militaires que civiles auront été tuées. Plusieurs livres ont été écrits pour raconter l’histoire de cet événement dont celui de Bernhard Schlink. Ce dernier, auteur du Liseur, n’impose pas une réalité univoque de la réalité au lecteur. En effet, dans son récit, on pourrait condamner le crime d’Hanna, une surveillante des camps de concentration, tout en voulant comprendre les gestes qu’elle a posés. Donc en surmontant cette contradiction, Michaël, en racontant son histoire, respecte les choix faits par celle-ci.
De toute évidence, durant son procès, on pourrait condamner les crimes commis par Hanna. Lors d’un déplacement, un bombardement eu lors duquel cinq surveillantes des SS, dont Hanna, ont volontairement laissé brûler des femmes qui étaient dans une église. Les cinq surveillantes qui étaient sur les lieux avaient les clés qui permettaient d’ouvrir les portes mais elles sont restées sans bouger en regardant brûler l’établissement. Elles entendaient les femmes qui criaient, brûlant vives, mais par peur, elles les ont gardées enfermées dans l’église. À sa défense, Hanna explique : «Si on leur avait ouvert et qu’elles se soient toutes précipitées dehors... [...] Cela aurait tourné à une pagaille dont nous ne serions plus sorties.» (p. 143-144) De plus, il faut considérer qu’elle a mis à mort plusieurs autres femmes dans les camps de concentration avant l’événement de l’église. Lors du procès elle raconte que les surveillantes avaient, d’un commun accord, décidé de retirer dix déportées de chacun des six groupes. Finalement, à cause de l’état sanitaire de certains convois, elles décidaient ensemble qui serait renvoyé. Le président demande donc à Hanna : «Vous ne saviez pas que vous envoyiez ces détenues à la mort?» Elle répond : «Si, mais les nouvelles détenues arrivaient, et il fallait que des anciennes leur laissent la place.» (p.127) Le fait qu’Hanna a tué des centaines de femmes, dans les camps de concentration ainsi que dans l’incident de l’église, confirme le désire de condamnation qu’on a envers elle.
D’un autre côté, Michaël veut comprendre les gestes posés par Hanna. Elle, qui ne savait ni lire ni écrire, a dû refuser sa promotion dans les tramways. C’est pour survivre et pour subvenir à ses besoins qu’elle s’est engagée dans les SS comme surveillante dans les camps de concentration. À cause des temps durs de la guerre elle a pensé à sa survie et à son bien-être à elle avant tout. On peut lire dans le roman que son analphabétisme, «?...] qu’elle pouvait dissimuler tant qu’elle était receveuse, serait apparue au grand jour lors d’une formation de conductrice. Voilà pourquoi ?...] elle était devenue surveillante.» (p.149) Compte tenu du fait qu’elle est analphabète, Hanna n’a pas pu se préparer correctement pour son procès, elle n’a pas pu lire le livre de la jeune fille, celle qui a survécu à l’incendie de l’église avec sa mère, ni l’acte d’accusation qui pesait contre elle. Donc, elle accepte la responsabilité du rapport de l’incendie pour préserver son honneur. Pour ne pas paraître honteuse de ne pas pouvoir passer le test du graphologue, elle a admis avoir rédigé le rapport. Michaël dit : «Je savais bien moi-même que la honte pouvait provoquer des conduites de fuite, de résistance, de dissimulation, voire des comportements blessants.» (p.150) Tout compte fait, Michaël comprend qu’Hanna veut préserver sa réputation en cachant aux autres son incapacité de lire et d’écrire.
Que l’on veuille condamner ou comprendre les actes d’Hanna, la seule chose que Michaël peut faire pour cette dernière est de respecter ses choix. Chose certaine, Michaël ne va nullement voir le juge pour lui dire la vérité sur Hanna. C’est lors d’une discussion avec son père, pour savoir s’il devrait se mêler de cette injustice qu’Hanna c’était elle-même infligée, que Michaël décide de la chose à faire. Les paroles de son père ne pouvaient pas être plus justes. Il lui a dit : «Mais s’agissant d’adultes, je ne vois absolument rien qui justifie qu’on mettre ce qu’un autre estime bon pour eux au-dessus de ce qu’eux-mêmes estiment être bon pour eux.» (p.161) De plus, il faut considérer que Michaël accepte volontairement les dernières volontés d’Hanna. À la suite de la mort de celle-ci, Michaël se rend à la prison où elle a passé ses dernières années. Il rencontre la directrice de l’établissement et prend connaissance du testament laissé par Hanna. Michaël fera ce que qui est écrit : « La boîte à thé violette contient encore de l’argent. Donnez-le à Michaël Berg; qu’il le remette, avec les 7000 marks qui sont sur mon livret de caisse d’épargne, à la fille qui a survécu avec sa mère à l’incendie de l’église : qu’elle décide quoi en faire.» (p.230) En somme, Michaël respecte Hanna malgré les gestes qu’elle a pu posés dans le passé.
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Le document Roman : Le Liseur appartient à la rubrique Dissertation qui elle même appartient à la thématique Français.
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