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laulau19 - Mise à jour : 03/04/2010
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Ce poème portant le titre de L’ennemi et se présentant sous forme de sonnet, est tiré du recueil Les Fleurs du Mal apparut en 1857. Il fut écrit par Charles Baudelaire, un écrivain romantique particulièrement connu. Ainsi, dans ce poème, Baudelaire évoque un certain sentiment d’impuissance par le fait que le temps passe et par un manque d’inspiration.Plan
Plan :
Nous étudierons alors dans un premier temps, l’attachement au registre lyrique englobant l’impuissance et la plainte du poète ne pouvant plus écrire de poèmes puis dans un second temps, la fuite du temps.Exemple de page de Commentaire sur l'ennemi, charles baudelaire
Ce poème portant le titre de L’ennemi et se présentant sous forme de sonnet, est tiré du recueil Les Fleurs du Mal apparut en 1857. Il fut écrit par Charles Baudelaire, un écrivain romantique particulièrement connu. Ainsi, dans ce poème, Baudelaire évoque un certain sentiment d’impuissance par le fait que le temps passe et par un manque d’inspiration. Nous étudierons alors dans un premier temps, l’attachement au registre lyrique englobant l’impuissance et la plainte du poète ne pouvant plus écrire de poèmes puis dans un second temps, la fuite du temps.
Tout d’abord, comme il l’est explicitement prouvé tout au long du poème, Baudelaire dénonce ses sentiments. En effet, en se développant autour d’une métaphore sur les saisons, le poète décrit les étapes de sa propre vie.
Dès le premier quatrain, Baudelaire établit une comparaison entre sa jeunesse et un été tourmenté « ténébreux orages » (v-1) et « le tonnerre et la pluie » (v-3). De plus, la jeunesse est présentée comme ponctuée par une alternance d'ombre et de lumière « çà et là », « ténébreux », « brillant », ainsi, cela éveille de l’espoir puis du désespoir. Cette alternance se fait remarquer par la présence d’une importante ponctuation ";" et "." puis la forme du sonnet en ABAB souligne le contraste entre les passages malheureux « orage-ravage » et heureux « soleils-vermeils » Nous remarquerons aussi l’utilisation du passé composé « ont fait » révélant que cette jeunesse tourmentée va influencer le présent. Par ailleurs, « un tel ravage » fait référence à l’impuissance du poète ne pouvant plus écrire de poèmes. Enfin, Le "jardin" (vers 4) devient ainsi le symbole des souvenirs et de la mémoire de cette période plutôt agitée. Dans le second quatrain, l’automne est évoqué. Le poète se résigne, les expressions conséquentes « Voilà que » et « et qu’ » le prouvent. De plus, Baudelaire fait apparaître une suite chronologique en annonçant l’automne après l’été. L'image du jardin est clairement soulignée avec les ravages crées ?’terres inondées ». Ainsi, l’emploi de « pelle », « râteaux » incite le poète à retrouver l’inspiration. Ce quatrain dénonce alors les désastres du temps. Enfin, dans le premier tercet, un certain élan d’espoir est suggéré ?’et qui sait ». Ainsi, une nouvelle saison apparaît, le printemps avec ses « fleurs nouvelles », la nature s’y associe. Le poète se situe alors dans l’espérance de retrouver de l’inspiration et de véritables idées afin de se reconstruire.
Ainsi, à travers ces deux quatrains et ce tercet, Baudelaire évoque ses sentiments propres à lui-même, son impuissance malgré lui, ses souvenirs, ce qui sont des caractéristiques propres au lyrisme.
Ensuite, dans un second temps, nous allons étudier la fuite du temps. En effet, dans le second tercet crée une chute. De ce fait, le poète devient complètement impuissant face au temps qui passe et le fuit. Il crie son désespoir avec l’emploi du vocatif « Ö douleur ! ô douleur ! », sa souffrance est ainsi exprimée, sa perditance. Cependant, suite à l’expression de ses propres sentiments, de ses sentiments personnels, le poète se renvoie à la généralité avec l’emploi du ?nous’ répété deux
fois, cela évoque une certaine fatalité, pour l’ensemble des êtres humains ayant le devoir de supporter, de passer au-dessus du temps qui passe. De plus, une vision plus contraignante, plus prononcée du temps se fait avec l’emploi d’images réalistes, le temps devient alors une sorte de monstre « Ennemi » qui « mange la vie « » ronge le c?ur » Ainsi, le temps se nourrit de nos vies et estompe toute possibilité d’une apparition de nouvelles inspirations. le Temps est alors perçu comme toujours plus fort (« croître » « fortifier ») alors que l’homme sera toujours vu comme faible à partir du moment où le temps empêchera l’espérance. Donc, Baudelaire insiste sur les ravages du temps qui s’imposent dans sa vie faiblesse de l’homme et sa dégradation lié aux ravages du temps.
Pour conclure, ce poème englobe toutes étapes de vie, le passé, le présent puis le futur mais aussi l’angoisse est exprimé à travers l’allure du temps s’accompagnant de la perte de l’inspiration.
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