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djibe89 - Mise à jour : 16/04/2012
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Commentaire composé sur Les Confessions de Jean Jacques Rousseau.
Les Confessions, composées par Jean-Jacques Rousseau entre 1765 et 1770, n'ont été éditées qu'à titre posthume en 1782. Sujet de discussion dans les grands salons parisiens, comme celui de Madame d'Epinay, Le Préambule, dernier élément rédigé par Rousseau et première partie de l'œuvre, introduit le fondement même de l'œuvre.
Dans cet avant-propos, Rousseau présente l'originalité de son projet, composer une autobiographie fondée sur le principe de la transparence et de la sincérité, et par conséquent en tant que telle révélatrice de la nature de l'Homme.
Ce devoir m'avait valu un 18/20 en terminale
Plan
Exemple de page de Les Confessions - Jean Jacques Rousseau
FRON
Jean-Baptiste
7e
FRb
Commentaire Compose - Les Confessions
Les Confessions, composées par Jean-Jacques Rousseau entre 1765 et 1770, n’ont été éditées qu’à titre posthume en 1782. Sujet de discussion dans les grands salons parisiens, comme celui de Madame d’Epinay, Le Préambule, dernier élément rédigé par Rousseau et première partie de l’?uvre, introduit le fondement même de l’?uvre.
Dans cet avant-propos, Rousseau présente l’originalité de son projet, composer une autobiographie fondée sur le principe de la transparence et de la sincérité, et par conséquent en tant que telle révélatrice de la nature de l’Homme.
Par la première ligne du Préambule aux Confessions, Rousseau annonce au lecteur de l’ambition même de ses travaux : « une entreprise qui n’eut jamais d’exemple ». Rousseau recherche la singularité en introduisant un genre nouveau, la révélation de soi, dans son intégrité, sans voile ni ornement. Par l’écriture et le récit de son passé, il entend « montrer à (ses) semblables un homme dans toute la vérité de la nature » et retracer l’intégralité de : « ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. ».
Si
Montaigne avait précédé Rousseau dans l’écriture
« autobiographique » avec ses Essais,
Rousseau redéfinit ce genre. Au lieu de s’analyser ,
comme Montaigne s’inscrivant dans le cours de l’Humanité
d’hommes illustres, Rousseau ne vise qu’à une
introspection de sa singularité. Il veut avoir « dit
le bien et le mal avec la même franchise » et
s’oppose ainsi à Montaigne qu’il juge de « faux
sincère ». Il insiste sur le fait qu’il n’a
rien omis par désir : « Je me suis montré
tel que je fus, méprisable et vil quand je l’ai été »,
ni rien ajouté : « Je n’ai rien tu de
mauvais, rien ajouté de bon ». La singularité
de l’?uvre se retrouve aussi dans l’extériorisation
de l’analyse des sentiments, puisque Rousseau précise : « J’ai
dévoilé mon intérieur, tel que tu l’as vu
toi-même ».
Fondé sur le principe de sincérité, le projet des Confessions, tel qu’il est annoncé dans Le Préambule, prétend refléter la réalité de l’homme.. Montaigne en appelait au lecteur (« Adieu donc, lecteur ») dans ses Essais, Rousseau, quant à lui, pour témoigner de la véracité de son ?uvre, en appelle directement à Dieu, qu’il invoque comme juge ultime: « Être éternel (...), que chacun d’eux découvre à son tour son c?ur aux pieds de ton trône ». Le champ lexical de la vérité est omniprésent dans cette page : «jugement dernier », « juge », « franchise », « vrai », « sincérité », traduisent la hantise de Rousseau qui entend révéler la « vérité de la nature ».
Dans son jugement de l’homme, Rousseau estime l’individu au pro rata du Bien et du Mal ; il se compose lui-même en fonction de ses congénères : « Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis un autre ». Il en appelle aussi à tous les hommes, au lecteur, invitant chacun à s’évaluer : « qu’ils gémissent de mes indignités, qu’ils rougissent de mes misères. Que chacun d’eux découvre à son tour son c?ur (...) avec la même sincérité ». Dans cette invitation même d’autrui à entamer une démarche identique d’introspection critique, Rousseau réduit à néant très habilement toute différence fondamentale entre ses détracteurs et lui-même, englobant tous ses contemporains ou ennemis dans le vocable de « semblables ». Ainsi, entre « l’innombrable foule de (ses) semblables » et Rousseau lui-même, il ne peut y avoir de différence fondamentale de nature aux yeux de « l’Être Eternel » mais seulement une différence de degrés, dans le Bien et le Mal. Tout au long de l’introspection de Rousseau l’évaluation successive du Bien et du Mal est omniprésente. Elle est indissociable de l’exigence de sincérité que Rousseau entend mettre en ?uvre dans son écriture. C’est pourquoi il exige de ses lecteurs et contemporains une démarche identique d’évaluation sincère : « on ne peut me juger qu’après m’avoir lu », alors, seulement : « qu’un seul te dise (...) je fus meilleur que cet homme-là. ».
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