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calinou55 - Mise à jour : 23/01/2012
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Extrait du chapitre « Le chien et le cheval » Le grand veneur et le premier eunuque ne doutèrent pas que Zadig n’eût volé le cheval et le chienne de la reine; ils le firent conduire devant l’assemblée du grand desterham, qui le condamna au knout et à passer le reste de ses jours en Sibérie. A peine le jugement fut-il rendu qu’on retrouva le cheval et la chienne. Les juges furent dans la douloureuse nécessité de réformer leur arrêt; mais ils condamnèrent Zadig à payer quatre cents onces d’or pour avoir dit qu’il n’avait point vu ce qu’il avait vu. Il fallut d’abord payer cette amende; après quoi qu’il fut permis à Zadig de plaider sa cause au conseil du grand desterham ; il parla en ces termes: « Etoiles de justice, abîmes des sciences, miroirs de vérité, qui avez la pesanteur du plomb, la dureté du fer, l’éclat du diamant et beaucoup d’affinité avec l’or! Puisqu’il m’est permis de parler devant cette auguste assemblée, je vous jure par Orosmade que je n’ai jamais vu la chienne respectable de la reine, li le cheval sacré du roi des rois. Voici ce qui m’est arrivé. Je me promenais vers le petit bois, où j’ai rencontré depuis le vénérable eunuque et le très illustre grand veneur. J’ai vu le sable les traces d’un animal, et j’ai jugé aisément que c’étaient celles d’un petit chien. Des sillons légers et longs , imprimés sur de petites éminences de sable, entre les traces des pattes, m’ont fait connaitre que c’était une chienne dont les mamelles étaient pendantes, et qu’ainsi elle avait des petits il y a peu de jours. D’autres traces en un sens différent, qui paraissaient toujours avoir rasé la surface du sable à côté des pattes de devant, m’ont appris qu’elle avait les oreilles très longues; et, comme j’ai remarqué que le sable était toujours moins creusé par une patte que par les trois autres, j’ai compris que la chienne de notre auguste reine était peu boiteuse, si je l’ose dire.Plan
Plan :
Introduction I- Satire A- L'injustice B- L'ironie II- La defense de Zadig A- Une démarche scientifique B- Déduction par le raisonnement ConclusionExemple de page de Zadig chapitre 3 le chien et le cheval
Zadig
Extrait du chapitre « Le chien et le cheval »
Le grand veneur et le premier eunuque ne doutèrent pas que Zadig n’eût volé le cheval et le chienne de la reine; ils le firent conduire devant l’assemblée du grand desterham, qui le condamna au knout et à passer le reste de ses jours en Sibérie. A peine le jugement fut-il rendu qu’on retrouva le cheval et la chienne. Les juges furent dans la douloureuse nécessité de réformer leur arrêt; mais ils condamnèrent Zadig à payer quatre cents onces d’or pour avoir dit qu’il n’avait point vu ce qu’il avait vu. Il fallut d’abord payer cette amende; après quoi qu’il fut permis à Zadig de plaider sa cause au conseil du grand desterham ; il parla en ces termes:
« Etoiles de justice, abîmes des sciences, miroirs de vérité, qui avez la pesanteur du plomb, la dureté du fer, l’éclat du diamant et beaucoup d’affinité avec l’or! Puisqu’il m’est permis de parler devant cette auguste assemblée, je vous jure par Orosmade que je n’ai jamais vu la chienne respectable de la reine, li le cheval sacré du roi des rois.
Voici ce qui m’est arrivé. Je me promenais vers le petit bois, où j’ai rencontré depuis le vénérable eunuque et le très illustre grand veneur. J’ai vu le sable les traces d’un animal, et j’ai jugé aisément que c’étaient celles d’un petit chien. Des sillons légers et longs , imprimés sur de petites éminences de sable, entre les traces des pattes, m’ont fait connaitre que c’était une chienne dont les mamelles étaient pendantes, et qu’ainsi elle avait des petits il y a peu de jours. D’autres traces en un sens différent, qui paraissaient toujours avoir rasé la surface du sable à côté des pattes de devant, m’ont appris qu’elle avait les oreilles très longues; et, comme j’ai remarqué que le sable était toujours moins creusé par une patte que par les trois autres, j’ai compris que la chienne de notre auguste reine était peu boiteuse, si je l’ose dire.
Commentaire
C'est un extrait du chapitre 3 « le chien et le cheval » du livre Zadig de Voltaire.
Cette ?uvre est un apologue et un conte philosophique de Voltaire. C'est un récit aux registres philosophique, ironique et parodique.
Voltaire est un dramaturge. Il incarne l'esprit contestataire de la philosophie des Lumières. Inventeur du genre nouveau notamment le conte philosophique, il cherche à faire rire mais glisse ses idées. Il s'attaque aux défauts de la justice de son temps et affronte à plusieurs reprises les décisions de justice en défendant des innocents injustement condamnés ( affaire Calas ). Ses écrits et prises de positions lui ont valu de nombreuses difficultés avec la justice ( emprisonnement, exil ).
J'évoquerai principalement la satire de la justice que Voltaire fait passer à travers le personnage Zadig, ainsi que la défense de celui-ci lors du conseil du grand desterham.
Tout d'abord, nous pouvons observer que Voltaire fait ressortir l'injustice. En effet, Zadig est condamné sans aucune preuve et n'a aucune défense. La condamnation est au début émise arbitrairement. Il ne subit aucun interrogatoire, il n'y a pas d'enquête, pas de témoin, ni observation et preuve. Zadig endure une 1er condamnation ; le vol des animaux ( l. 1 à 3) « Zadig n'eût volé le cheval et la chienne » , « condamna au knout et à passer le reste de ses jours en Sibérie », condamnation sévère. Puis, à une 2eme condamnation pour le mensonge; accusé d'avoir dit qu'il n'avait pas vu ce qu'il avait vu ( l.6) « il le condamna à 400 onces d'or pour avoir dit qu'il n'avait point vu ce qu'il avait vu » il dû payer une amende avant de pouvoir s'expliquer. Mais, il y a aucun doute pour les juges, c'est Zadig qui a volé le cheval et la chienne de la reine. On a des condamnations exagérées, expéditives (l.1) « ne doutèrent pas », une justice pressée. De plus, on remarque aussi une justice autoritaire, elle ne donne la parole à Zadig qu'une fois avoir été innocenté et payé l'amende. On distingue, des verbes qui accentuent contrainte de défense de l'accusé. (l. 7) « il fallut », « il fut permis ». Ainsi que les connecteurs (l. 5) « mais », (l.7) « d'abord », « après quoi ».
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