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xanilu - Mise à jour : 10/03/2009
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Commentaire de texte de français, niveau lycée, sur La conscience d'Alain
Intro:
la conscience est fréquemment évoquée comme ce qui différencie l'être humain de l'animal. en soulignant qu'elle est "toujours implicitement morale", Alain renforce ici cette idée, puisque la morale est aussi réservée à l'humanité. Inversement, sont "inconscients", au sens traditionnel, ceux qui ne pratiquent jamais de recul en soi-même pour se juger: il y aurait là l'indice d'une véritable lâcheté, puisqu'il suffit de s'interroger, c'est-à-dire d'abord de le vouloir, pour connaître ce qu'on est. [...]
Plan:
Plan
Exemple de page de La conscience d'Alain
Introduction
la conscience est fréquemment évoquée comme ce qui différencie l'être humain de l'animal. en soulignant qu'elle est "toujours implicitement morale", Alain renforce ici cette idée, puisque la morale est aussi réservée à l'humanité. Inversement, sont "inconscients", au sens traditionnel, ceux qui ne pratiquent jamais de recul en soi-même pour se juger: il y aurait là l'indice d'une véritable lâcheté, puisqu'il suffit de s'interroger, c'est-à-dire d'abord de le vouloir, pour connaître ce qu'on est.
I. Le recul en soi-même
A. La
réflexion
réflexion=mouvement de recul en
soi-même, qui permet de se connaitre et de se juger. elle est
donc essentielle à la conscience elle-même, ici définie
comme "savoir revenant sur lui-même"
B. La
personne comme centre
le savoir faisant ainsi retour sur
lui-même se recentre sur la personne. ce faisant, la personne
se réapproproe en quelque sorte ce qu'elle sait. un tel
mouvement ne peut être fait sans but. le but, c'est de "décider
et de se juger".
C. Une conscience implicitement
morale
de la sorte, toute conscience présente un
versant moral. même s'il n'est pas explicité, il est
toujours là, ne serait-ce que dans le projet initial de se
juger. l'auto-analyse et le jugement qui en dépend
s'effectuent relativement à des valeurs (dans leur version
extrème le bien et le mal) qui sont bien morales.
II. La conscience est la pensée
A. Penser de
manière responsable
la pensée elle-même,
lorsqu'on prend le terme au sérieux, est orienté par un
souci normatif: on ne pense vraiment qu'en se demandant " que
dois-je penser?". il existe en effet une responsabilité
relative à ce que l'on pense (on ne doit pas penser n'importe
quoi ni n'importe comment).
B. L'immoralité
ne
pas vouloir penser qu'on pense, c'est ne pas controler la pensée:
cela est supportable dans une reverie sans conséquence, mais
ne le serait pas dès que la pensée ainsi développée
pourrait avoir des applications pratiques.
C.
L'inconscience est immorale
inconscient=celui qui ne
s'interroge pas, qui ne prend pas sa pensée comme objet de
pensée. font partie de cette inconscience immorale, les
opinions, même appliquées à d'autres opinions, et
les savoir-faire strictement pratiques.
III. L'examen de conscience et la volonté
A. Moralité
et volonté
"conscience, conscience! instinct
divin"(rousseau): comment un tel instinct pourrait-il se
tromper? si donc on veut savoir ce que l'on est et ce que l'on vaut,
il suffit de s'interrogezr. puisque la conscience a immédiatement
à voir avec la morale, il n'est pas surprenant qu'Alain fasse
confiance à la volonté. inversement, ne pas vouloir
s'interroger serait lâche.
B. La conscience
soupconnée d'impuissance
lorsque Freud en restreint le
domaine au dixième de l'appariel psychique, c'est pour laisser
place à un inconscient (très différent de ce que
Alain désigne du meêm nom) qui, d'après ses
théories, détermine amplement la conduite, désigne
la vérité du sujet, mais en reste inconnu.
C.
Comment sauver la morale?
s'il faut ainsi admettre que ma
conscience n'ets pas capable de repérer mes vrais motifs, elle
n'en conserve pas moins sa portée morale: Freud considère
que la conscience n'est précisément rien de plus que le
résultat d'une intériorisation des normes morales.
onaboutit à une situation troublante: je peux juger mes
propres actes, mais je ne peux repérer leur origine.
Conclusion
Alain participe d'une conception encore optimiste de la conscience: celle-ci aurait le pouvoir de voir clair en moi, et son versant moral confirme d'abord mes capacités d'auto-analyse. Si l'on admet la réalité d'une "révolution psychanalytique", on s'oriente vers une version moins souriante: je peux continuer à me juger, mais sans repérer l'origine de ma conduite, ni de mes jugements, et je me trouve condamné à méconnaître ce qui m'importe.
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Le document La conscience d'Alain appartient à la rubrique Commentaire qui elle même appartient à la thématique Français.
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