-
Connexion
- Inscription
- 2 221 626 inscrits »
Vous êtes ici : Accueil › Documents › Français › Commentaire › Chapitre ii, saccard face à son destin
angelvicente - Mise à jour : 08/03/2010
5 téléchargement(s)
format .odt
21 Ko
Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Zola, La Curée (1872) Chapitre 2. "Saccard face à son destin" (autre explic.) Explication Extraite du chapitre II, qui retrace l’itinéraire de Saccard, cette scène s’attache à le décrire à la veille de son ambitieuse ascension sociale.Plan
Plan :
I. Une vision subjective 1. Le point de vue narratif 2. Une vision subjective 3. Le style direct II. Un tableau impressionniste de Paris 1. La poétisation du réel 2. Des effets picturaux 3. Une technique impressionniste III. Le portrait d’un spéculateur haussmannien 1. La fièvre spéculative 2. Les fantasmes érotiques 3. Du désir au délireExemple de page de Chapitre ii, saccard face à son destin
Explication
Extraite
du chapitre II, qui retrace l’itinéraire de
Saccard, cette scène s’attache à le décrire
à la veille de son ambitieuse ascension sociale.
I. Une vision subjective
1) Le
point de vue narratif
Zola adopte une focalisation interne :
c’est Saccard qui voit et perçoit. De nombreux détails
réalistes rendent la scène vraisemblable d’un
point de vue narratif : placé " devant une des
fenêtres ", il contemple le " spectacle "
de la ville ; du haut des " buttes ", il
peut donc voir le quartier " de la Madeleine et des
Tuileries ".
2) Une
vision subjective
C’est à travers " ses
regards " que Paris apparaît comme une " mer
vivante et pullulante ", avant de se métamorphoser,
sous l’effet conjugué du soleil qui se couche " dans
un nuage rouge " et du vin " de bourgogne ",
en " une cité des Mille et Une Nuits ".
3) Le
style direct
La brève remarque qui conclut cet extrait
opère un lien thématique avec les images sur lesquelles
s’achève la description (pluie, lumière et
argent). Cette exclamation confirme que toute la scène était
vue par Saccard.
II. Un tableau impressionniste
1) La
poétisation du réel
Au champ lexical, attendu,
de l’espace urbain s’ajoutent plusieurs autres champs
lexicaux par le biais de métaphores et de comparaison qui
donnent au texte sa poésie : métaphore de la mer
et du lac ; personnification de la ville qui suscite un regard
" amoureux " qui " s’alanguit " ;
métaphore filée de l’or et des pierres
précieuses.
2) Des
effets picturaux
Il arrive que les métaphores croisent
leurs effets, provoquant des images inédites. Ainsi de la
" rosée d’or " née de la
conjonction des images évoquant l’eau, le soleil et la
richesse. Ainsi des maisons qui semblent " flamber et se
fondre comme un lingot d’or " qui assimile l’action
de la lumière à une fusion alchimiste.
3) Une
technique impressionniste
Cet art de la description par
touches, par contrastes et par contrepoints chromatiques apparente
l’esthétique que déploie ici Zola au courant
impressionniste (qu’il avait publiquement défendu dans
des articles de journaux).
III. Le portrait d’un arriviste
Toutes les images s’expliquent par le point de vue du narrateur et dévoilent sa personnalité et ses sentiments intimes.
1) La
fièvre spéculative
De nombreuses notations
psychologiques caractérisent l’attitude de Saccard, qui
obéit à une progression (" égaya ",
" souriait ", " rire "),
cependant que, sur un plan plus intime, Saccard se livre à son
insu (" il était d’une galanterie inusitée ")
à une véritable régression (le sourire du début
s’achève sur " un rire d’enfant ").
2) Les
fantasmes érotiques
La métaphore de la
ville-femme est relayée par des notations qui trahissent les
pulsions de Saccard qui sont explicitement teintées d’érotisme
(" galanterie inusitée ",
" amoureusement "). À tous les sens du
terme, Saccard désire posséder la ville.
3) Du
désir au délire
Le champ lexical de l’or
et des métaux précieux rend sensible la cupidité
du personnage, tandis que la pluie de pièces et la comparaison
alchimiste (" les maisons semblèrent flamber et se
fondre comme un lingot d’or dans un creuset ")
donnent une dimension mythique (et quelque peu ironique par le
croisement des références) à ce Midas qui croit
avoir trouvé la pierre philosophale face à " une
cité des Mille et Une Nuits ".
Au
sein d’un vaste passage rétrospectif, cet extrait prend
une valeur annonciatrice : pour le meilleur (l’esthétique
impressionniste) et pour le pire (l’avidité financière),
et à tous les sens du terme, Saccard est un visionnaire.
Pour visualiser la suite du document Chapitre ii, saccard face à son destin vous pouvez :
Le document Chapitre ii, saccard face à son destin appartient à la rubrique Commentaire qui elle même appartient à la thématique Français.
Ils ont téléchargé aussi
Nouveaux documents Commentaire