-
Connexion
- Inscription
- 2 221 833 inscrits »
Vous êtes ici : Accueil › Documents › Français › Commentaire › Commentaire composé phère - acte 2 scène 2
Elven - Mise à jour : 03/04/2011
10 téléchargement(s)
format .doc
33 Ko
Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Hippolyte est un grand héros grec qui, malgré ses vertus, doit supporter le poids du courroux d’Aphrodite sur ses épaules. En effet, pour le punir de son adoration pour Artémis qui va au détrimant d’un quelconque interêt pour l’amour, la déesse rancunière fera tomber sa belle-mère éperdument amoureuse de lui. Il cèdera cependant aux charmes d’Aricie. Dans la scène 2 de l’acte II de Phèdre de Racine, le jeune homme s’avoue ouvertement énamouré de la princesse, et lui adresse, malgrè son orgueil, une déclaration passionée. Comment ce héros ressent-il l’arrivée d’un sentiment nouveau ? Sous quelle forme ce sentiment se révèle-t-il dans les dires du prince ? Hippolyte est ici consterné et mortifié, affligé par un sentiment profond qui le dépasse. Il ne fait pas moins l’hommage lyrique d’une femme qu’il aime follement.Plan
Plan :
I. Hippolyte consterné et mortifié 1. Un orgueil blessé 2. L’aveux disculpé II. Un hommage lyrique à la femme aimée 1. L’expression de la passion 2. Les procédés de la déclarationExemple de page de Commentaire composé phère - acte 2 scène 2
Hippolyte est un grand héros grec qui, malgré ses vertus, doit supporter le poids du courroux d’Aphrodite sur ses épaules. En effet, pour le punir de son adoration pour Artémis qui va au détrimant d’un quelconque interêt pour l’amour, la déesse rancunière fera tomber sa belle-mère éperdument amoureuse de lui. Il cèdera cependant aux charmes d’Aricie. Dans la scène 2 de l’acte II de Phèdre de Racine, le jeune homme s’avoue ouvertement énamouré de la princesse, et lui adresse, malgrè son orgueil, une déclaration passionée. Comment ce héros ressent-il l’arrivée d’un sentiment nouveau ? Sous quelle forme ce sentiment se révèle-t-il dans les dires du prince ? Hippolyte est ici consterné et mortifié, affligé par un sentiment profond qui le dépasse. Il ne fait pas moins l’hommage lyrique d’une femme qu’il aime follement.
I. Hippolyte consterné et mortifié (55)
1. Un orgueil blessé (30)
Le passage met ici en avant l’orgueuil du jeune prince. Il se dit en effet « fièrement révolté » (vs. 3), « superbe » (vs. 10), « rebelle » (vs. 19), ainsi qu’animé d’un « téméraire orgueil » (vs. 2), d’une « audace imprudente » (vs. 9). Il s’estime également supérieur à des faiblesses comme l’amour, lorsqu’il dit « Moi qui, [...] des faibles mortels déplorant les naufrages, / Pensais toujours du bord contempler les orages. » (vs. 5-6). Il compare ainsi les amoureux tourmentés à de faibles mortels, comme s’il se pensait lui-même puissant et immortel. De plus, naufrages et orages incarnent les passions infructueuses, les histoires domantiques qui tournent mal, dont Hippolyte semble définitivement vouloir se garder.
Le jeune prince a aussi une piètre opinion de l’amour. Il est en effet « contre l’amour fièrement révolté » (vs. 3), ce qui introduit presque une nuance d’aversion dans la haine qu’il porte à l’amour. « Captifs » (vs. 4), « faibles mortels » (vs. 5) sont autant de tèrmes dévalorisants pour comparer les victimes du sentiment méprisé. Ce dernier est même perçu comme un « trouble » (vs. 8), c’est-à-dire une idée, floue fausse, impalpable, voire sans doute hypocrite. Le « trait » (vs. 12) dont le prince se dit « déchiré » (vs. 12) s’assimile ici soit à la flèche d’Eros, fils d’Aphrodite, soit à un simple javelot grossier et vulgaire. Quelle que soit l’interprétation, ce trait reste blessant, qu’il soit une flèche vangeresse ou une lourde lance.
Cet orgueil développé tout au long de la tirade est cependant blessé dès le début de la réplique dans l’aveux qu’il fait de son humilité dont il a honte. « Vous voyez devant vous un prince déplorable, / D’un téméraire orgueil exemple mémorable. » (vs. 1-2) est en effet la première phrase de cette tirade. « Vous voyez devant vous » met l’accent sur la mise en spéctacle de la défaite du prince face à l’amour, le tout souligné par l’alitération du son [v]. Le presque oxymore « prince déplorable » contribue à créer un aspect de déchéance, de blessure dans la fierté d’Hippolyte, qui s’explique là encore par sa défaite face aux faiblesses humaines. L’antithèse en rime « déplorable / mémorable » finit d’explicité la perte de dignité du jeune prince.
2. L’aveux disculpé (25)
Hippolyte est ici déchu par la force des choses et le pouvoir d’Aphrodite qui semblent l’avoir ratrapé. Cette déchéance se retrouve dans l’apparotion d’adjectifs tels que « honteux, désespéré » (vs. 11), « déchiré » (vs. 12), que l’on opposera volontier au lexique de l’orgueil énoncé plus haut. Le jeune homme est égalemnt anéanti par ce qui lui apparait comme faible, puisque ce n’est même pas une antité palpable. « Un moment a vaincu mon audace imprudente » (vs. 9) explique ainsi que ce n’est qu’un « moment » qui a mis à terre le robuste guerrier. Il est ainsi victime d’une chose qu’il n’aurait pu combattre, quelle que soit sa vulnérabilité.
Pour renforcer cette envie de disculpabilité de ses faiblesses aux yeux du public, Hippolye explique qu’il est soumis à « la loi commune » (vs. 7). Suivant le proverbe « Duras lex, sed lex », cette comparaison de l’amour à la loi commune permet de souligner l’aspect inévitable du fait de céder aux passions. Elle présente l’amour comme une loi universelle et constitue un moyen d’excuser le jeune prince. « Par quel trouble me vois-je emporté loin de moi » (vs. 8) est également une tentative de disculpation, puisque l’amour est un trouble, et paraît invincible. (Peut-on combattre un trouble ?)
Pour visualiser la suite du document Commentaire composé phère - acte 2 scène 2 vous pouvez :
Le document Commentaire composé phère - acte 2 scène 2 appartient à la rubrique Commentaire qui elle même appartient à la thématique Français.
Ils ont téléchargé aussi
Nouveaux documents Commentaire