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bluep56 - Mise à jour : 16/06/2009
Extrait / Introduction
Lecture Analytique/louise labé/je vis je meurs est un exposé de Français Analytique de Lycée, proposé par bluep56
Extrait / Introduction :
A une passante fait partie de la section des Fleurs du Mal intitulée « Tableaux parisiens ». On trouve dans les poèmes de cette section l’évocation des rues de la capitale, des rencontres qu’on peut y faire. A une passante porte le n° XCIII et vient tout de suite après Les petites vieilles et Les aveugles. Il n’appartenait pas à la première édition des Fleurs du Mal (1857). Il a été introduit par Baudelaire dans la réédition augmentée de 1861. A une passante est le récit d’une rencontre amoureuse, d’un « coup de foudre » à la manière des romans. Le texte peut s’analyser d’abord comme une scène romanesque. Mais nous montrerons ensuite ce que cette version baudelairienne du thème de la rencontre amoureuse a de très particulier : nous analyserons l’image originale de la femme contenue dans le poème, et la signification spirituelle que le narrateur confère à cette « épiphanie de la Beauté ».
Plan
Plan :
Exemple de page de Lecture Analytique/louise labé/je vis je meurs
A
une passante :
Sonnet icu de »Tableaux
parisiens ». 2e
section des fleurs du mal, ajoutée en 1861. Section consacrée
à des personnages étranges, pittoresques. « Les
aveugles », « Les petites vieilles »...
On est à l’époque des travaux d’Haussmann.
Titre : A une passante :
Le poème s’adresse à une inconnu. Alors que les poèmes amoureux sont souvent dédiés à femmes nommées.
Introduction
A
une passante fait partie de la section des Fleurs du Mal intitulée
« Tableaux parisiens ». On trouve dans les
poèmes de cette section l’évocation des rues de
la capitale, des rencontres qu’on peut y faire. A une passante
porte le n° XCIII et vient tout de suite après Les petites
vieilles et Les aveugles. Il n’appartenait pas à la
première édition des Fleurs du Mal (1857). Il a été
introduit par Baudelaire dans la réédition augmentée
de 1861. A une passante est le récit d’une rencontre
amoureuse, d’un « coup de foudre » à
la manière des romans. Le texte peut s’analyser d’abord
comme une scène romanesque. Mais nous montrerons ensuite ce
que cette version baudelairienne du thème de la rencontre
amoureuse a de très particulier : nous analyserons
l’image originale de la femme contenue dans le poème, et
la signification spirituelle que le narrateur confère à
cette « épiphanie de la Beauté ».
1°
AXE : UNE SCENE ROMANESQUE
(Etude du mouvement du
texte)
a) Un récit en deux grandes parties, correspondant à l’opposition traditionnelle quatrains/tercets dans le sonnet .
Il s’agit de la rencontre entre le narrateur et une mystérieuse passante : une première partie (v.1 à 9) est consacrée à l’apparition de la femme ; la seconde (v.9 à 14) à une méditation du narrateur, où celui-ci analyse les répercussions intérieures provoquées en lui par cet événement. Cette structure binaire peut aussi s’analyser au niveau de l’énonciation : récit de 1 à 9, discours adressé à la disparue de 9 à 14. Au niveau des temps verbaux : passé simple / imparfait de 1 à 9, temps du discours (présent, passé composé, futur) de 9 à 14. Enfin, elle correspond à la structure du sonnet qui confère traditionnellement une unité de sens aux quatrains en les opposant aux tercets, eux aussi reliés par une certaine unité de signification (notons que par ailleurs, ce sonnet présente certaines irrégularités : deux systèmes de rimes au lieu d’un dans les quatrains ; distique en rimes plates situé à la fin du poème alors qu’il se trouve normalement au début du premier tercet).
b) Les étapes du récit
· Vers 1 : mise en place du cadre, un décor hostile.
Le premier vers du poème place le narrateur au centre du poème (« autour de moi ») et décrit le cadre de l’action, en mettant l’accent sur le bruit de la rue (« assourdissante », « hurlait »). Le vers comporte des insistances phonétiques : allitération en /r/ (4), assonances en /u/ et /ou/ (2 fois chaque son) qui imitent par leur dureté (/r/) leur stridence (/u/) ou leur gravité (/ou/) l’atmosphère sonore agressive de la rue. L’effet est amplifié par le double hiatus symétrique du début et de la fin du vers : « rue-assourdissante » (hiatus /u-a/) et « autour de moi-hurlait » (hiatus /a-u/). L’hiatus, qui rend la phrase difficile à articuler, a toujours pour effet d’amplifier la rugosité d’un vers. Tous ces effets convergent pour exprimer le décor hostile de la rue. (On pourrait ajouter que les vers suivants, consacrés à l’apparition de la passante, seront dominés par l’allitération douce de la sifflante /s/, ce qui produira un contraste porteur de sens avec la phonétique dure du premier vers).
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Le document Lecture Analytique/louise labé/je vis je meurs appartient à la rubrique Analytique qui elle même appartient à la thématique Français.
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