-
Connexion
- Inscription
- 2 221 795 inscrits »
Vous êtes ici : Accueil › Documents › Français › Analytique › Candide chapitre 1 "l'incipit"
lolo9370 - Mise à jour : 26/02/2011
7 téléchargement(s)
format .doc
47 Ko
Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Voici une analyse du premier chapitre " l'incipit" de Candide écrit pas Voltaire. J'espère que ce texte aidera certain d'entre vous. Lorsque que le lecteur aborde le 1er chapitre d'un récit et qu'il s'agit d'un roman, il ne connait que le nom de l'auteur et le titre de l'œuvre.Plan
Plan :
Introduction I. Une illusion d'un monde parfait 1) L'illusion du pouvoir 2) L'illusion de la philosophie optimiste II. Des personnages comiques 1) Des noms portraits 2) Le personnage de Candide III. Présentation de la suite du conte 1) Utilisation du schéma traditionnel du conte 2) L'ironie ConclusionExemple de page de Candide chapitre 1 "l'incipit"
VOLTAIRE, Candide : chapitre 1 (incipit)
Introduction
Le monde de Thunder ten tronck, où naît Candide, se présente comme un « paradis terrestre » qui servira de référence au cours du récit. Peu à peu, Candide va se libérer de cet univers qu'au début il juge parfait. Il accepte parfaitement l'ordre établi, représenté politiquement par le baron et intellectuellement par Pangloss. Des failles cependant apparaissent dans ce monde : elles rendent possible l'évolution du héros et sont le signe du combat que Voltaire entreprend notamment contre le pouvoir de la noblesse et la philosophie optimiste. (doctrine du philosophe allemand Leibniz suivant laquelle nous vivons dans le plus heureux des mondes possibles, où le mal n'est qu'une apparence car il fait partie d'une « harmonie préétablie » qui justifie tout.) Nous verrons que cet incipit dresse un tableau critique de la société de Thunder ten tronck, fondée sur des illusions et abritant des êtres que Voltaire présente comme de ridicules marionnettes. Nous verrons enfin que cet incipit est un mode d'emploi pour lire l'ensemble du conte philosophique.
I. Une illusion d'un monde parfait
Longtemps, pour Candide, la société de Thunder ten tronck restera une référence et une image du paradis. Pourtant ce monde repose sur une double illusion :
1) L'illusion du pouvoir
La structure même du texte remet en question l'ordre nobiliaire : tous les membres de cette petite société sont présentés mais sans respect de l'ordre protocolaire :
l. 1-7 : Candide
l. 8-12 : le baron
l. 13-18 : autres personnages
l. 19-22 : Pangloss et sa philosophie
Candide, le bâtard est présenté avant le baron, Cunégonde est décrite avant son frère. C'est une façon pour Voltaire d'exprimer son doute sur la légitimité de ce pouvoir nobiliaire, de dire qu'il repose seulement sur des apparences.
Le lexique se référant à la noblesse est bien présent (« quartiers », « palefreniers », « piqueurs », « grand aumônier », « Monseigneur »). En cette fin de XVIIIème, la noblesse est un monde figé dans ses préjugés et ses prétentions. Dans ce texte, il s'attaque aux généalogies dont les nobles étaient fiers : ainsi Candide est présenté comme un bâtard parce que son père n'a « pu prouver que 71 quartiers » alors que les Thunder Ten Tronck en ont 72 (nous l'apprendrons au chapitre XV).
D'autre part Voltaire présente la noblesse du baron et de la baronne comme un simple titre qui n'est fondé sur aucune valeur réelle. Pour cela il explique leur pouvoir par des raisons absurdes : le baron est puissant « car son château avait une porte et des fenêtres » et la baronne « s'attir[e] [...] une très grande considération » non pas pour sa noblesse ou son mérite mais à cause de son poids ! Voltaire veut nous dire que la noblesse du baron n'existe que dans son esprit, illusion qui est entrevue par les flatteries de ses valets qui « l'appelaient tous Monseigneur » et « riaient quand il faisait des contes », façon de dire que le baron dit n'importe quoi mais que les valets sont assez hypocrites pour en rire et lui faire croire qu'il a de l'esprit.
L'autre fondement illusoire de cette petite société est la philosophie optimiste.
2) L'illusion de la philosophie optimiste
La critique de la philosophie de Pangloss rejoint celle de la noblesse. L'introduction de « nigo » dans « métaphysico-théologo-cosmolonigologie » et la longueur interminable du mot ôtent toute valeur à cette science. L'origine du nom « Pangloss » (grec pan=tout+glossa=langue donne « tout en discours ») va dans le même sens : en effet le personnage parle toujours et cherche à tout justifier par le discours. Cette philosophie optimiste a pour principe que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles et ainsi Pangloss est amené à énoncer de faux rapports logiques, ses démonstrations reposent toujours sur de faux rapports de cause à effet. Ainsi, dans la dernière ligne, Pangloss déclare que le « château de Monseigneur le baron était le plus beau des châteaux » parce que nous vivons dans « ce meilleur des mondes possibles ». Mais ce raisonnement n'a aucune valeur aux yeux de Voltaire car la déclaration de base (« nous vivons dans le meilleur des mondes possibles ») est arbitraire, c'est à dire qu'elle est énoncée sans preuves, imposée par un abus d'autorité intellectuelle. Pour Voltaire, le danger de cette philosophie est qu'elle donne du monde une vision abstraite qui ne tient pas compte des données de l'expérience concrète. Cette vision fausse les choses et cet usage trompeur de la causalité permettent en tout cas à Pangloss de justifier et de rassurer la noblesse qui se repaît d'illusions.
Pour visualiser la suite du document Candide chapitre 1 "l'incipit" vous pouvez :
Le document Candide chapitre 1 "l'incipit" appartient à la rubrique Analytique qui elle même appartient à la thématique Français.
Ils ont téléchargé aussi
Nouveaux documents Analytique