-
Connexion
- Inscription
- 1 996 222 inscrits »
Vous êtes ici : Accueil › Documents › Français › Analytique › Lecture analytique "l'illusion comique" acte 4 scène 7
kissu - Mise à jour : 26/01/2012
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Pierre Corneille (1606-1684) est avant tout considéré comme un poète dramatique du Classicisme. Auteur comique baroque à ses débuts de carrière, il s’inscrit dans un genre qui lui est propre : la Tragi-comédie. L’Illusion Comique qu’il fait publier en 1635 appartient d’ailleurs à ce genre qui traduit l’association de la tragédie où la fatalité pèse sur les personnages à une fin heureuse et un bon dénouement de l’intrigue, ce qui bouleverse les esprits des plus classiques de son époque.
Après avoir demandé son aide à un mystérieux enchanteur pour retrouver son fils Clindor qui a fuit son autorité ; Pridament se retrouve spectateur des aventures de Clindor ou plutôt celles de son spectre grâce aux charmes d’Alcanadre le vieil enchanteur. (......)
En quoi, dans le monologue de Clindor, l’amour qu’il éprouve envers Isabelle le sauve t-il d’une mort certaine et omniprésente dans ses pensées ?
Nous étudierons en premier lieu l’évolution de la psychologie du condamné face à la mort pour ensuite voir que l’amour qu’il éprouve est une arme contre ses peurs.
Plan
Plan :
I- Un condamné face à la mort
1)Le souvenir: un allié
2)La justice prend parti de la Mort contre un innocent
Exemple de page de Lecture analytique "l'illusion comique" acte 4 scène 7
Bentahar Sarah Ines 1ere S2
Lecture Analytique 3 : « Monologue de Clindore », L’Illusion Comique acte IV scène 7 ; Corneille 1635
Pierre Corneille (1606-1684) est avant tout considéré comme un poète dramatique du Classicisme. Auteur comique baroque à ses débuts de carrière, il s’inscrit dans un genre qui lui est propre : la Tragi-comédie. L’Illusion Comique qu’il fait publier en 1635 appartient d’ailleurs à ce genre qui traduit l’association de la tragédie où la fatalité pèse sur les personnages à une fin heureuse et un bon dénouement de l’intrigue, ce qui bouleverse les esprits des plus classiques de son époque.
Après avoir demandé son aide à un mystérieux enchanteur pour retrouver son fils Clindore qui a fuit son autorité ; Pridament se retrouve spectateur des aventures de Clindore ou plutôt celles de son spectre grâce aux charmes d’Alcanadre le vieil enchanteur.
C’est ainsi que, d’une façon explicite, dans l’acte IV scène VII, Pridament voit que Clindore est condamné à mort pour le meurtre de son rival Adraste. Emprisonné et seul ; alors que sa tendre Isabelle aidée de Lyse prépare son évasion à son insu ; il tient un émouvant monologue qui témoigne des derniers moments d’un condamné à mort.
En quoi, dans le monologue de Clindore, l’amour qu’il éprouve envers Isabelle le sauve t-il d’une mort certaine et omniprésente dans ses pensées ?
Nous étudierons en premier lieu l’évolution de la psychologie du condamné face à la mort pour ensuite voir que l’amour qu’il éprouve est une arme contre ses peurs.
Dans ce monologue écrit en vers, Clindore se trouvant face à une mort qu’il croit être certaine par sa condamnation se rend compte qu’il n’a pas d’issues possibles puisqu’il est dans une cellule les fers aux pieds .Il se retrouve donc seul face à ses pensées mais surtout face à la Mort qui le guette. Clindore a d’abord peur de penser à la Mort comme n’importe quel être humain qui se respecte. Il ne veut pas être seul quand la Mort viendra à lui et espère que ses souvenirs les plus beaux l’accompagneront pour chasser ainsi ses pensées les plus macabres comme le suggère « Et lorsque du trépas, les plus noires couleurs viendront à mon esprit figurer mes malheurs par delà mon mérite ».Il veut que ses souvenirs l’accompagnent et témoignent de sa vie.
Il a certes peur de songer à la Mort mais d’un autre coté, il fait mine par éthique d’accepter son sort sans le remettre en question. Même si l’idée de la Mort l’effraie il se force en quelques sortes à assumer le dessein que la Fortune, de connivence avec la Mort, lui a tracé. Il se contente uniquement de faire allusion au bonheur et aux plaisirs qu’il a goutté, et de revenir brièvement sur son passé. Il ne se remet pas en question car, pour lui, la Mort est proche et inévitable. Pourtant, il se parle à lui-même ou du moins à ses souvenirs. «Aimables souvenirs de mes chers délices qu’on va bientôt changer en d’infâmes supplices». Ici, Clindore fait rimer « délices » avec « supplices » donc plaisir avec souffrance et contraste « chers » et « infâmes»,
Cela montre que Clindore s’aperçoit du coup que sa vie et le bonheur qu’il a connu n’auront bientôt plus aucun sens, face à la douleur de sa mort et de l’angoisse en attendant sans pouvoir agir. Aux vers successifs 1227 et 1228, cela peut être involontaire de la part de Corneille mais on peut remarquer, bien que les mots ne soient pas en fin de ver, que les thermes « horreur » et « douceurs » riment également .Ce qui est loin d’être surprenant puisque la situation de Clindore le pousse inconsciemment à transformer et changer tous les bons moments passés en souffrance et horreur qu’il est sur le point de connaître.
Pour visualiser la suite du document Lecture analytique "l'illusion comique" acte 4 scène 7 vous pouvez :
Le document Lecture analytique "l'illusion comique" acte 4 scène 7 appartient à la rubrique Analytique qui elle même appartient à la thématique Français.
Ils ont téléchargé aussi
Nouveaux documents Analytique